Par amour, dit-elle

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©Vir­ginie Lançon

Un grand amour de Nicole Mal­in­coni (Esper­luète édi­tions, 2015), mise en scène de Jean-Claude Berut­ti.

Une femme seule en scène. Dans un salon (esquis­sé par le décor). Une femme, à la vie déjà vécue. Un livre à la main. Celui de la jour­nal­iste Git­ta Sere­ny, Au fond des ténèbres. Sur l’ex-commandant des camps d’extermination de Soli­bor, de Tre­blin­ka, Franz Stan­gl, l’époux de la femme en scène, There­sa Stan­gl. Qui se met à par­ler. À s’adresser à la jour­nal­iste, venue l’interviewer quelque temps aupar­a­vant. Sur ce qu’elle savait des activ­ités de son mari. Sur sa vie avec lui, pen­dant la péri­ode nazie, et ensuite, au Brésil. Où elle sem­ble avoir vécu heureuse. Elle se sou­vient de cet entre­tien. Revient sur ce qu’elle a dit et qui a con­tin­ué à tra­vailler son esprit.


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La grande comé­di­enne Janine God­i­nas est cette femme dis­crète, effrayante, com­plexe, glaçante qui n’a pas voulu voir l’horreur. Par amour, dit-elle. Son inter­pré­ta­tion tout en nuances, en présence du texte de Nicole Mal­in­coni rap­pelle que le théâtre est un lieu où peut s’incarner l’in/conscience, l’in/humanité des mon­stres du monde.


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Michel Zumkir

♦ Mise en scène : Jean-Claude Berut­ti avec Janine God­i­nas. Une pro­duc­tion de la Com­pag­nie Jean-Claude Berut­ti et du Rideau de Brux­elles.

En pratique : 

Reprise de la pièce du 23 avril au 12 mai. Théâtre des Mar­tyrs, 22 place des Mar­tyrs, 1000 Brux­elles.

Jusqu’au 19 novem­bre. Le Rideau @ Théâtre des Mar­tyrs, 22 place des Mar­tyrs, 1000 Brux­elles.
Réser­va­tion : www.rideaudebruxelles.be | 02 737 16 01