Archives par étiquette : Catherine Gravet

« Ne disez plus, méditez… »

Cather­ine GRAVET (sous la dir. de), Chroniques lan­gag­ières à la belge, pré­face de Jean-Marie Klinken­berg, Édi­tions uni­ver­si­taires de l’UMons, coll. « Travaux et doc­u­ment », 2025, 210 p., 24 €

gravet chroniques langagieres a la belgeQuel fil trac­er – à l’encre rouge, bien enten­du – entre des per­son­nal­ités aus­si con­trastées que le père Joseph Dehar­veng, pro­fesseur de rhé­torique au col­lège Saint-Michel à Brux­elles entre 1890 et 1930, le gram­mairien Mau­rice Gre­visse, auteur du célébris­sime Bon usage, son beau-fils et assis­tant André Goosse, le bédéaste de génie André Fran­quin, troisième pili­er du Neu­vième art en Bel­gique après Hergé et Jacobs, le Lié­geois que dis­sim­u­lait le pseu­do­nyme Cléante dans les pages du Soir, enfin l’universitaire Anne-Cather­ine Simon, doc­teure en lin­guis­tique et pro­fesseure à l’UCLouvain ? Un vol­ume dirigé depuis l’UMons par Cather­ine Gravet nous apprend que c’est un genre lit­téraire, ou du moins un type d’énonciation jour­nal­is­tique ayant fleuri dans la presse belge pour être, ici servie avec dévoue­ment, là par­o­diée avec imper­ti­nence, qui les fédère : la chronique lan­gag­ière. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots pour le traduire

Katrien LIEVOIS et Cather­ine GRAVET (éditri­ces invitées), Par­al­lèles, Revue de la fac­ulté de tra­duc­tion et d’interprétation de l’université de Genève, n° 32/1 : La lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne en tra­duc­tion, avril 2020, 210 p., URL : https://www.paralleles.unige.ch/fr/tous-les-numeros/numero-32–1/

Katrien LIEVOIS et Catherine GRAVET (éditrices invitées), Parallèles, Revue de la faculté de traduction et d’interprétation de l’université de Genève, n° 32/1 : La littérature belge francophone en traduction, avril 2020Soulever la ques­tion de la tra­duc­tion d’œuvres lit­téraires estampil­lées « belges », du fait du lieu de nais­sance de leur auteur, ne va pas de soi. Comme Katrien Lievois et Cather­ine Gravet pren­nent à cœur de le rap­pel­er dans leur intro­duc­tion par­faite­ment doc­u­men­tée : l’appartenance nationale des écrivains belges a eu tôt fait de céder le pas à leur appar­te­nance lin­guis­tique. Davan­tage que les Français de province ou d’autres auteurs périphériques par rap­port à une cul­ture dom­i­nante (pen­sons par exem­ple aux Autrichiens), les Belges « habitent une langue » – en l’occurrence, pour ceux traités dans ce vol­ume, le français. Con­tin­uer la lec­ture