Archives par étiquette : Iran

Idées à listes

Philippe BLASBAND, La nuit est encore longue, Impres­sions nou­velles, 2026, 304 p., 20 € / ePub : 10,99 €, ISBN : 978–2‑39070–279‑5

blasband la nuit est encore longueSoheila Pirouz­far, Irani­enne émi­grée en Bel­gique et nar­ra­trice de ce roman inclass­able, nous met au par­fum dès la pre­mière page sur la façon dont elle organ­ise sa per­cep­tion du monde :

Des listes, dans ma tête, dans mes rêves, sur des bouts de papi­er, dans des cahiers, sur des tableaux Velle­da, sur mon télé­phone portable. Quand je suis dans une salle d’attente, ou dans une file, ou quand je marche, ou quand je m’endors, j’imagine et je peaufine des listes, et dès que je le peux, je les note.  Con­tin­uer la lec­ture

Iran : le combat des diasporas

Michel CLAISE, Ali AMERIAN, Le par­fum du safran, Genèse édi­tion, 2025, 209 p., 22,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑3820104–71

claise amerian le gout du safranExpert pour les médias en matière de crim­i­nal­ité, de cor­rup­tion et de blanchi­ment, l’ancien juge d’instruction brux­el­lois Michel Claise a dévelop­pé par­al­lèle­ment une œuvre romanesque. À tra­vers ses qua­torze romans, il a pu présen­ter ses inves­ti­ga­tions sous un autre jour, celui d’une fic­tion ancrée néan­moins dans la réal­ité. Cette fois, il s’est asso­cié à Ali Amer­ian, réfugié iranien en Bel­gique, devenu avo­cat. Ils évo­quent dans Le par­fum du safran l’assassinat de Mah­sa Ami­ni en sep­tem­bre 2022 et ses réper­cus­sions vues par la dias­po­ra irani­enne en Europe. Con­tin­uer la lec­ture

Nous ne sommes pas seuls dans la mangrove

Un coup de cœur du Car­net

Vic­toire DE CHANGY, L’île longue, Autrement, 2019, 200 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782746751262

Il s’agirait d’abord d’un départ : sur un coup de tête, la nar­ra­trice, jeune femme affamée de mys­tère part à Téhéran et « s’accorde au décor et dénote à la fois ». Prend ses mar­ques et le temps néces­saire pour décou­vrir l’Iran « qui ouvre ou qui ferme », « qui tend ou qui prend ». Lors de l’ashoo­ra[1], elle a ren­con­tré Tala, la ving­taine, qui la voit comme « sa pre­mière amie d’un autre pays ». C’est la fille aînée d’une fratrie dense. Sa mère est décédée il y a peu, dans une douleur qua­si­ment indi­ci­ble. Un mal qui pour­tant a été gravé en ondes sonores sur le répon­deur : « Dar­d­aram, j’ai mal » sont des mots qu’on ne voudrait plus jamais enten­dre. Tala a aus­si don­né la vie très tôt à Bijan. Toutes trois, la fille déliée de son mariage, la petite-fille qui touche si ten­drement les gens et les objets et cette nar­ra­trice invitée jusqu’au plus intime de cette famille, vont chercher à percer les secrets d’une mère dont sub­siste une col­lec­tion de phras­es sibyllines. Dans le « car­net du dedans » rési­dent sans doute des répons­es à toutes leurs ques­tions.

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