Archives par étiquette : Pierre Dancot

… avant que s’épande la mélancolie des fins

Pierre DANCOT, L’apparition, Tail­lis Pré, 2024, 66 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87450–226‑2

dancot l'apparitionNou­veau venu dans le cat­a­logue de la pres­tigieuse enseigne Le Tail­lis Pré, le poète lié­geois Pierre Dan­cot y pub­lie L’apparition, un livre de rup­ture amoureuse, vécue comme un deuil dont les strates déploient, dans l’imaginaire de lec­tures suc­ces­sives, les étapes suc­ces­sives, inquiètes, con­tra­dic­toires. Où faut-il chercher les caus­es de la fin d’un amour ? Dans l’enfance ? Dans les secrets ? Dans les meur­tris­sures muettes ? Dans l’envahissement du silence ? Con­tin­uer la lec­ture

Dans le crâne de la douleur

Pierre DANCOT, Le ban­nisse­ment, Arbre à paroles, 2022, 72 p., 11 €, ISBN : 978–2‑87406–716‑7

dancot le bannissement« Je ne sais plus qui de toi ou de moi a com­mencé à déchir­er le jour, qui de toi ou de moi a noir­ci nos silences, je ne sais plus pour qui tu rêves, ni com­ment tu embrass­es à la tombée de la nuit […] »

Dans Le ban­nisse­ment, le poète et édi­teur Pierre Dan­cot « décrit », comme l’écrit Pierre Schroven sur la qua­trième de cou­ver­ture, « les états d’âmes d’un amour qui lui échappe ». Les affects qui tra­versent ce recueil puisent dans le reg­istre d’une tem­po­ral­ité boulever­sée par la douleur, sont pris en charge par la tonal­ité de l’ardeur. Con­tin­uer la lec­ture

Une débâcle à quatre mains

Pierre DANCOT, Les revers de la nuit suivi de Une ombre à la pointe de mon crâne, dessins de Flo­rence Math­ieu, post­face de Vin­cent Fil­teau, Élé­ments de lan­gage, 2016. Non-pag. [39 p.], 12 €, ISBN 978–2‑930710–11‑2

dancotAvec une quar­an­taine de pages au for­mat 14 x 14 cm, ce petit livre de Pierre Dan­cot fait au pre­mier abord mod­este fig­ure. L’on y aperçoit vite, pour­tant, une grande com­plex­ité interne. La pre­mière par­tie, Les revers de la nuit – not­er la poly­sémie de “revers” – est écrite en vers libres ; elle est illus­trée par Flo­rence Math­ieu de dessins sobres et impérieux, proches de l’esquisse. La sec­onde, Une ombre à la pointe de mon crâne, relève plutôt de la prose nar­ra­tive, appor­tant à la pre­mière une sorte de com­plé­ment, peut-être même d’élu­ci­da­tion. Vient ensuite une post­face sen­si­ble du jour­nal­iste-poète québé­cois Vin­cent Fil­teau : Le cœur-décom­bre de la nuit. Plus dis­cret, un qua­trième auteur se joint aux précé­dents : Gas­pard Dan­cot, 13 ans, a écrit quelques lignes éton­nantes qui évo­quent la fin de l’en­fance, for­mant l’épigraphe du recueil. Con­tin­uer la lec­ture