Bernard CAPRASSE, Le testament inattendu, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2024, 290 p., 18 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782874899294
Dans Le cahier orange, Bernard Caprasse nous avait conté les désastres de la seconde guerre mondiale dans un village ardennais et, surtout, les traces profondes laissées par les trahisons entre collaborateurs et résistants. Avec Le testament inattendu, il reprend le fil de la narration suspendue non sans avoir donné aux lecteurs les éléments leur permettant de (re)prendre leurs repères, les deux volumes pouvant se lire de façon indépendante. Une fois le préliminaire posé, le récit débute en Ukraine, aux côtés de Jean d’Autremont, un jeune Ardennais qui s’est engagé dans la Légion Wallonie, ce bataillon levé par le rexiste Léon Degrelle pour contribuer, aux côtés des troupes nazies, à combattre le communisme. Il y perdra la vie dans des conditions atroces, non sans avoir aimé Olena, une jeune femme attachée aux soins des soldats et dont la trace a été perdue sans qu’elle ait pu lui dire qu’elle portait un enfant du jeune Belge. Continuer la lecture
Journaliste web au Soir, Frédéric – Fred – Peeters, 28 ans, est de ces types qui ont besoin de sensations fortes pour se sentir vivants… Borderline et hyperactif, il est l’image même de l’antihéros : vie nocturne trépidante, alcool, sexe, paris, défis aussi dangereux qu’absurdes forment son lot quotidien. Côté relations, le tableau n’est guère plus réjouissant. Entre Camille, sa petite amie mariée de laquelle il attend plus qu’elle ne veut bien lui donner, un père qui l’ignore totalement, et une mère tiraillée entre son dévouement pour l’un et son amour pour l’autre, Fred est tout ce qu’il y a de plus tourmenté. Puis en filigrane, un drame personnel, qu’on devine ancien, sans qu’on en soupçonne encore la noirceur, sans qu’on en perçoive les implications, révélé par bribes, tels des indices distillés ci et là dans le récit à mesure que l’on découvre l’existence de Greg et qu’on entrevoit un traumatisme.