Les prix littéraires de la FWB

Car­o­line Lamarche

La Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a remis ses prix lit­téraires ce mar­di 1er octo­bre au Théâtre 140 (Schaer­beek). Le pro­gramme était copieux, les prix cou­vrant autant la bande dess­inée que la lit­téra­ture générale, les auteurs con­fir­més que les débu­tants et la lit­téra­ture en langues régionales autant que les livres en langue française. 


Lire aus­si : les prix lit­téraires de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles 2018


Éric Monaux, prix de la première oeuvre en langue régionale

Doté de 500 €, le prix de la pre­mière oeu­vre en langue régionale récom­pense chaque année une pre­mière oeu­vre écrite dans l’une des langues régionales endogènes recon­nues en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Ce prix est remis par la Min­istre de la Cul­ture sur propo­si­tion d’un jury com­posé cette année de Joseph Dewez, Jean-Marie Kaj­dan­s­ki, Mar­i­anne Sae­nen, Annie Rak et Roland Thibeau.

Le prix est attribué à Éric Monaux pour son texte Djan (Jean). Cette courte nou­velle fait revivre un per­son­nage haut en couleurs de l’enfance de l’auteur, mar­gin­al doué d’un incroy­able génie manuel qu’il met­tait au ser­vice des habi­tants de son vil­lage.

Né en 1955 à Charleroi, Éric Monaux habite à Mon­tigny-le-Tilleul. Depuis qu’il est retraité, il a à cœur de racon­ter dans sa langue régionale quelques sou­venirs d’enfance liés le plus sou­vent au vil­lage de Beignée (un hameau de Ham-sur-Heure, dans la Thu­dinie) où il a gran­di.

Jeannine Lemaître, prix triennal de prose en langue régionale

Doté de 2.500 €, le prix tri­en­nal de prose en langue régionale est décerné par la Min­istre de la Cul­ture sur propo­si­tion d’un jury com­posé de Joseph Bod­son, Bruno Del­motte, Joseph Dewez, Jean-Luc Fau­con­nier et Rose-Marie François.

Jean­nine Lemaître est récom­pen­sée pour Li p’tit Bobo, qui rassem­ble une série de textes nar­rant les aven­tures du jeune Robert dans un envi­ron­nement enchanteur que l’autrice situe entre les années ’45 et ’55 du siè­cle passé. S’y déploient les sou­venirs d’un monde tru­cu­lent et d’une com­mu­nauté dont la saveur de la langue saisit avec con­traste les des­tinées indi­vidu­elles.

Jean­nine Lemaître est née à Florzé (Spri­mont). Elle a don­né des cours de wal­lon et ani­mé des tables de con­ver­sa­tion, relançant par ailleurs la troupe de théâtre de Comblain-au-Pont. En 2017, elle a reçu le Prix bien­nal de la Ville de Liège pour son recueil de poèmes Ås tchants di nosse coq.

Harold Schuiten, prix de la première oeuvre en langue française

Le prix de la pre­mière oeu­vre en langue française est un prix annuel doté de 5.000 € qui récom­pense une pre­mière oeu­vre pub­liée à compte d’édi­teur, tous gen­res con­fon­dus. Il est attribué par la Min­istre de la Cul­ture sur propo­si­tion de la Com­mis­sion des Let­tres.

HAROLD SCHUITEN — “Tu vas aimer notre froid” — Prix de la pre­mière œuvre en langue française from Ciné­math­èque Fédéra­tion W‑B on Vimeo.

Le prix est attribué à Harold Schuiten pour son réc­it Tu vas aimer notre froid. Un hiv­er en Yak­outie, paru en 2018 aux Impres­sions nou­velles.


Lire aus­si : notre recen­sion de Tu vas aimer notre froid


Harold Schuiten est né en 1981 à Brux­elles. Licen­cié en his­toire con­tem­po­raine, il devient
jour­nal­iste économique indépen­dant mais aus­si enseignant intéri­maire jusqu’au
jour où il part enseign­er le français en Extrême-Ori­ent russe en 2011 dans une mys­térieuse
école belge, expéri­ence dont il a tiré Tu vas aimer notre froid.

Gaya Wisniewski, prix de la première oeuvre en littérature jeunesse

Le prix de la pre­mière oeu­vre en lit­téra­ture jeunesse est attribué pour la pre­mière fois en 2019. Ce prix annuel, doté de 5.000 €, est décerné par la Min­istre de la Cul­ture sur propo­si­tion du jury de lit­téra­ture de jeunesse de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles.

Le pal­marès de ce prix est inau­guré par Gaya Wis­niews­ki, récom­pen­sée pour Mon bison paru aux édi­tions Memo en 2018.


Lire aus­si : notre recen­sion de Mon bison


Extrait de “Mon bison”

Issue d’une famille d’artistes, Gaya Wis­niews­ki est « née dans les crayons et les papiers ». Elle a suivi des études d’illustration à l’institut Saint-Luc à Brux­elles, puis est dev­enue pro­fesseur de dessin. En par­al­lèle, elle ani­me de nom­breux ate­liers au Wolf, la mai­son de la lit­téra­ture jeunesse à Brux­elles, ce qui a con­forté son envie de racon­ter des his­toires. Depuis 2016, elle a quit­té la Bel­gique pour le Gers, où elle se con­sacre à l’illustration.

Romane Armand, Eléonore Scardoni et Adrien Le Strat, prix de la première oeuvre en bande dessinée

Comme le prix de la pre­mière oeu­vre en lit­téra­ture jeunesse, le prix de la pre­mière oeu­vre en bande dess­inée est attribué pour la pre­mière fois en 2019. Annuel, il est lui aus­si doté de 5.000€. Il est attribué par la Min­istre de la Cul­ture sur propo­si­tion de la Com­mis­sion de bande dess­inée.

Le prix est attribué au trio Romane Armand, Eléonore Scar­doni et Adrien Le Strat pour Forg­eries, une revue dess­inée sous l’influence de la sci­ence-fic­tion. Un réc­it à voix mul­ti­ples pour la créa­tion d’une astro-microna­tion fic­tive en Antarc­tique.

Caroline Lamarche, prix triennal de la prose en langue française

Doté de 8.000 €, le prix de la prose en langue française est décerné tous les trois ans, en alter­nance avec le prix de la poésie et le prix de théâtre. Il est décerné par la Min­istre de la Cul­ture, sur propo­si­tion d’un jury com­posé de Lau­rence Boudart, Rony Demae­se­neer, Dulia Lenge­ma, Adri­enne Nizet, Ysaline Pari­sis et Pierre Piret.

Le prix tri­en­nal de la prose en langue française récom­pense Car­o­line Lamarche pour Dans la mai­son un grand cerf, paru en 2017 chez Gal­li­mard.


Lire aus­si : notre recen­sion de Dans la mai­son un grand cerf


2019 est une grande année pour Car­o­line Lamarche, déjà récom­pen­sée par le Goncourt de la nou­velle pour Nous sommes à la lisière (Gal­li­mard).

Jak Brol, Julie Lombe et Scylla, prix Paroles urbaines

Au cours de la céré­monie ont égale­ment été célébrés les prix Paroles Urbaines, organ­isés par l’ASBL Lézarts Urbains dans trois caté­gories. Ils récom­pensent Jak Brol (spo­ken word), Julie Lombe (slam) et Scyl­la (rap).