
Les plis du mensonge
Auteur : Yves Namur
Maison d’édition : Arfuyen
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 141
Prix : 15 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑845–90411‑8
Le dernier livre du poète-médecin Yves Namur, Les plis du mensonge, constitue le troisième recueil qu’il publie aux éditions Arfuyen. Il s’incrit dans une bibliographie bien plus dense qui compte pas moins d’une quarantaine d’ouvrages publiés depuis le milieu des années septante. Découpé en six sections composées chacune de dix-neuf poèmes présentant tous la même structure (un distique, un tercet et une coda tenant en un seul vers), le recueil s’organise autour d’une sorte de leitmotiv entêtant. Chaque poème de six vers commence en effet par la même phrase, la même invitation, Dis-moi quelque chose, qui n’est autre que la reprise du titre du premier livre paru en 2021 chez le même éditeur. Une formule d’apostrophe dont le poète est d’ailleurs coutumier et qui rappelle celles employées dans d’autres recueils[1] (« Apprends-moi », « prends-moi la main », etc.). Continuer la lecture

Dans la collection « Ainsi parlait » d’Arfuyen, après des volumes consacrés à Etty Hillesum, Pascal, Proust, Valéry…, le poète, écrivain, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique Yves Namur consacre un volume à Maurice Maeterlinck. Le choix de 447 maximes, la puissante présentation « Maeterlinck et ses miroirs » offrent une traversée sous l’angle de la complexité de l’œuvre du seul auteur belge couronné par le Prix Nobel de littérature (1911). Le mystère, l’insondable, le silence que Maeterlinck (1862–1949) interroge dans son œuvre aux multiples facettes (poésie, théâtre, essais, ouvrages d’entomologiste) forment la source de son écriture et de son être-au-monde.
Dis-moi quelque chose épouse le calendrier des saisons, leurs cycles, leurs éléments et leurs couleurs. Au sein de chacune d’elles, « quelque chose » est donné à entendre, à espérer. Le poème vient, dans ce recueil d’Yves Namur publié aux éditions Arfuyen, déposer une voix, vibrant au diapason du ténu, de l’incertain, de l’inespéré. Ainsi, dans le « dis-moi », dans cette adresse – à l’autre, au lecteur, à soi-même – qui ouvre chacun des sizains, s’entend l’espoir d’une parole, d’une formulation. Ce dernier constitue autant le noyau que le fil rouge de ce recueil.