Béatrice LIBERT, Dans le dos de la nuit, Atelier du Grand Tétras, coll. « Glyphes », 2025, 88 p., 14 €, ISBN : 978–2‑37531–138– 7
Orné d’un « avant-dire » du poète et académicien Philippe Lekeuche, l’ouvrage de Béatrice Libert, paru dans la belle collection « Glyphes » réunit des textes poétiques « parus à diverses époques, souvent dans le cadre de livres d’artistes, ou inspirés par des peintres » comme le précise d’emblée le préfacier.
La réunion a posteriori de textes de circonstance aurait pu en affaiblir la force par un effet d’éparpillement et d’éloignement de la référence qui les a inspirés. Il n’en est rien ici. Hormis Pierre Cayol, dont une linogravure illustre la couverture du livre, les textes semblent exaltés par l’absence de la représentation des œuvres qui les ont initialement inspirés, qu’il s’agisse d’œuvres d’Edward Hopper, Angel Beatove, Pierre Cayol, Van Dongen, Giuliana Gironi, ou d’André Romus. Continuer la lecture

Quand le poète évoque la nature, cela donne souvent lieu à des images, des saisies de mouvements, des récits, des visions. Mais quand il l’invoque, le poète en appelle alors à une mémoire plus ancienne qui tente de renouer avec cet état dont l’homme est aussi fait, une magie qui, au cours de l’histoire de la poésie, se nourrit d’une archaïque fusion jusqu’à la religiosité nouvelle des naturalistes survivalistes.