Un coup de cœur du Carnet

Les filles du Levant
Autrice : Claire Bortolin
Maison d’édition : Le Cerisier
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 123
Prix : 16 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑87267–261‑5
Flénu, fin du 19e siècle, les corons vivent au rythme du travail à la mine. Seul le dimanche offre un petit peu de répit. Alors, Zélia s’assied sur le banc devant sa petite maison, dans l’espoir de revoir la dame qui lui a offert le portrait qui orne sa cheminée. La dame, c’est Cécile Douard, artiste montoise. Le portrait, c’est celui de Zélia elle-même, l’une des Glaneuses de charbon du tableau peint par Cécile. Une fois passée la surprise d’être prises pour modèles et balayée la méfiance envers cette dame de la ville qui détonne au pied du terril, les hiercheuses se sont habituées à la présence de la peintre et ont sympathisé avec elle. Au fil du temps, Cécile devient une amie proche de la famille de Zélia et elles s’épauleront l’une l’autre face aux épreuves de la vie qui finalement n’épargnent personne. Continuer la lecture






« Un éditeur m’a proposé d’écrire un livre sur la condition des femmes à la fin du XIXe siècle. » La voix, au téléphone, chaleureuse, parle de liberté dans le traitement ; Kate Milie, dans un souffle, portée par un élan, s’entend acquiescer. Pourtant, les délais de remise sont courts, le refus possible, la rémunération passée sous silence. Mais, le soir même, une possibilité d’investir un studio en sous-location, dans le bas de Montmartre, se présente. Synchronicité jungienne et signe du destin ? Voilà notre autrice en route vers Paris, la Belle Époque et l’aventure. 
L’art réside peut-être moins dans sa fin, l’œuvre produite, accrochée aux cimaises, dite achevée, que dans la dynamique qu’il instaure. Stéphane Lambert aime s’immerger dans la trajectoire des artistes pour saisir ce qui met en tension leur vie, la détourne du quotidien ordinaire, la transfigure et la déchire jusqu’à, parfois, l’anéantir. De Rothko à Goya, de Spilliaert à Van Gogh en passant par Klee et Monet, ses essais et ses romans témoignent d’un dialogue constant entre l’écriture et la peinture pour dire le mystère de la création, son aspiration à une spiritualité, son élan, obscur et lumineux, vers une profondeur mythologique. L’écrivain parvient ainsi à saisir l’artiste dans ce bord de l’abîme dont il surgit, qui le nourrit, l’absente au monde et le menace du désastre – mais ce désastre n’est-il pas la possibilité nécessaire à son contrepoint, l’œuvre ?
« j’aime pratiquer l’ascèse comme une danse entre mon non-moi et mon sans-moi



