
Conversation avec Tito Dupret
Auteur : Jack Kéguenne
Maison d’édition : Tandem
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 80
Prix : 14 €
Livre numérique : /
ISBN : 972–2‑87349–162‑8
L’achevé d’imprimer de ce livre indique le 20 février 2026. Deux mois plus tard, Jack Kéguenne perdait la vie, âgé de soixante-neuf ans. L’entretien avec Tito Dupret doit donc être considéré comme un testament, d’autant plus émouvant que l’auteur avait « l’intention de vivre vieux ». Il constitue surtout la synthèse dense et circonstanciée d’un long parcours, alternant l’art du poète et celui du plasticien. C’est ce dernier qui, à vrai dire, occupe le plus clair de l’entretien : Kéguenne attache une prédilection à ses « calligraphismes », pages couvertes d’une écriture résolument illisible qui ne sont pas sans rappeler celles de Michaux ou de Dotremont. L’auteur tient pourtant à se distinguer de ces devanciers, expliquant avec raison que son intention et sa facture plastique sont d’une nature différente. Continuer la lecture





« Un éditeur m’a proposé d’écrire un livre sur la condition des femmes à la fin du XIXe siècle. » La voix, au téléphone, chaleureuse, parle de liberté dans le traitement ; Kate Milie, dans un souffle, portée par un élan, s’entend acquiescer. Pourtant, les délais de remise sont courts, le refus possible, la rémunération passée sous silence. Mais, le soir même, une possibilité d’investir un studio en sous-location, dans le bas de Montmartre, se présente. Synchronicité jungienne et signe du destin ? Voilà notre autrice en route vers Paris, la Belle Époque et l’aventure. 
L’art réside peut-être moins dans sa fin, l’œuvre produite, accrochée aux cimaises, dite achevée, que dans la dynamique qu’il instaure. Stéphane Lambert aime s’immerger dans la trajectoire des artistes pour saisir ce qui met en tension leur vie, la détourne du quotidien ordinaire, la transfigure et la déchire jusqu’à, parfois, l’anéantir. De Rothko à Goya, de Spilliaert à Van Gogh en passant par Klee et Monet, ses essais et ses romans témoignent d’un dialogue constant entre l’écriture et la peinture pour dire le mystère de la création, son aspiration à une spiritualité, son élan, obscur et lumineux, vers une profondeur mythologique. L’écrivain parvient ainsi à saisir l’artiste dans ce bord de l’abîme dont il surgit, qui le nourrit, l’absente au monde et le menace du désastre – mais ce désastre n’est-il pas la possibilité nécessaire à son contrepoint, l’œuvre ?
« j’aime pratiquer l’ascèse comme une danse entre mon non-moi et mon sans-moi




