Archives par étiquette : Au coin de la rue de l'enfer

Métamorphoser les métamorphoses

Michel GHEUDE, La Prophétie d’Ocyrhoé et autres méta­mor­phoses de Méta­mor­phoses d’Ovide, Dessins de Scan­reigh, accom­pa­g­né d’un enreg­istrement sur CD du texte lu par Monique Dorsel, Au coin de la rue de l’Enfer, 70 p., 13 €

gheude la prophetie d ocyrhoéAu nom d’Ovide est asso­cié comme par automa­tisme L’art d’aimer, œuvre qui tra­ver­sa les siè­cles mieux que les appels du Poète ne surent franchir des mil­liers de kilo­mètres pour attein­dre l’inflexible Empereur Auguste, qui l’avait en l’An 8 con­traint à l’exil sur les rivages de la Mer Noire. Les raisons de cette pro­scrip­tion restent mys­térieuses : Ovide aurait-il été témoin d’un scan­dale de cour, dans un con­texte poli­tique qui affichait pour­tant une volon­té de restau­ra­tion morale ? Aurait-il assisté à quelque céré­monie ésotérique dévouée au culte d’Isis, ou trop joué d’influence dans d’obscures querelles de suc­ces­sion au trône ? Con­tin­uer la lec­ture →

Où un poète têtu s’obstine à chanter dans un monde qui ne chante plus

Jo DUSTIN, Chronique du temps qui lasse, Au coin de la Rue de l’En­fer, 2016, 13 €

dustinInsti­tu­teur, pein­tre, cri­tique d’art, paroli­er de chan­sons, dessi­na­teur de presse, affichiste, il n’y a pas à dire : Jo Dustin aura été de ce genre d’in­di­vidus à géométrie vari­able, touchant avec bon­heur à tout ce qui lui tenait à cœur. Chronique du temps qui lasse est une belle occa­sion de décou­vrir – et pour cause ! – un Jo Dustin poète.

Écrits entre 1956 et 1993, dis­séminés dans divers car­nets de notes, les poèmes de Dustin n’au­ront été dévoilés au pub­lic qu’après sa dis­pari­tion. Si leur auteur ne les a pas, de son vivant, don­né à lire, ils ne con­stituent pas pour autant un « jardin secret », « stricte­ment inter­dit au pub­lic ». À les lire – et à les enten­dre –, on ne ressent pas, en tout cas, la sin­istre impres­sion de fouler un « ter­rain de jeu privé ». Con­tin­uer la lec­ture →

Des errances, du manque et des joies d’être au monde

Un coup de coeur du Carnet

Jacques SOJCHER, Très douce­ment, 1 livre + 1 CD reprenant la lec­ture des textes par Monique Dorsel, Au coin de la rue de l’en­fer, 2016

sojcher dorselJacques Sojch­er est un errant. Un nomade glis­sant d’une aven­ture à l’autre. D’une idée à l’autre. D’un état de réel à un autre. Le lire est un bon­heur. Le lire un jour canic­u­laire d’été a tout du petit vent frais inespéré. C’est que tout, ici, est « léger ». Aérien même. Con­tin­uer la lec­ture →