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Aux frontières du réel

Théo CASCIANI, Insu­la, P.O.L, 2026, 160 p., 18 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 9782818064924

casciani insulaInsu­la, court roman con­tem­po­rain de 160 pages écrit par Théo Cas­ciani et pub­lié aux édi­tions P.O.L, nous embar­que dans un monde futur­iste pas si éloigné du nôtre, pas­sant d’une fête sul­fureuse lon­doni­enne à un hôpi­tal parisien.

J’ai eu à subir la vio­lence du monde, certes, celle qui se dresse con­tre les pédés, con­tre les pau­vres, con­tre les ploucs ; on m’a dom­iné, on m’a men­acé, on m’a bat­tu. C’est vrai. Cepen­dant, pour être hon­nête, pour peu que j’en sois capa­ble, je dois com­mencer par vous dire qu’il m’est aus­si arrivé de fauter, sou­vent et plus encore que je ne le crois, de trahir, de tromper ou de bless­er. Con­tin­uer la lec­ture

Ekphrasis

Théo CASCIANI, Rétine, P.O.L., 2019, 284 p., 19,90 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑8180–4743‑9

Rétine, pre­mier roman de Théo Cas­ciani paru aux édi­tions P.O.L., séduira ceux et celles qui aiment sor­tir des sen­tiers bat­tus. Ce roman est d’abord un con­cept : ren­dre compte d’un univers essen­tielle­ment artis­tique à tra­vers le seul prisme du regard.

Les titres des dif­férents chapitres, comme celui du livre, en dis­ent long dans leur brièveté : Expo­si­tion / Images / Regard / Optogramme. Tout com­mence au Japon, au print­emps bien sûr, que l’auteur con­naît man­i­feste­ment bien. Le nar­ra­teur débar­que au Musée pré­fec­toral de Hyō­go à Kyoto pour par­ticiper au cat­a­logue et à la mise en place d’une expo­si­tion de l’artiste DGF (com­prenez : Dominique Gon­za­lez-Foer­ster, jamais citée comme telle dans le roman. Artiste et réal­isatrice française, née en 1965, DGF, qui réside à Paris et Rio de Janeiro, a une œuvre d’envergure inter­na­tionale). Expo­si­tion inti­t­ulée… Rétine. Par­al­lèle­ment à ce tra­vail, le nar­ra­teur com­mu­nique par écran inter­posé avec son amie Hit­o­mi, instal­lée à Berlin pour un cours… d’histoire de l’art. Tout se tient. Quand le lecteur la décou­vre, elle est nue. Muette. Théo Cas­ciani la décrit comme il le ferait d’une sculp­ture. Il a tro­qué le pinceau pour le clavier, mais il se lance dans un exer­ci­ce de style pré­cis, con­cis, détail­lé où la descrip­tion prime. Une per­for­mance sur une autre per­for­mance, mise en scène par Hit­o­mi avec l’apparition d’un chat qu’elle a teint en rouge. « Hit­o­mi n’était plus qu’une image ». Con­tin­uer la lec­ture