Archives par étiquette : Virginie Thirion

La cinquantaine et plus !

COLLECTIF, 50 ans, ça se joue !, Lans­man, 2019, 96 p., 12 €, ISBN : 978–2‑8071–0239‑2

Un  Cinquan­te­naire nou­veau vient de pren­dre place dans le paysage cul­turel : celui du Théâtre Jean Vilar. Étrange et for­mi­da­ble his­toire que celle de ce théâtre et de son fon­da­teur, Armand Del­campe…

Le fameux « Walen buiten » de Leu­ven en 1968 fut une érup­tion poli­tique et cul­turelle belge qui a mar­qué depuis l’ac­céléra­tion du proces­sus de fédéral­i­sa­tion de notre pays… Il ne s’ag­it pas ici de glos­er sur ces ques­tions mais de rap­pel­er que le som­met de l’intelligence per­verse et de la bêtise, selon Flaubert ou Jar­ry, a bien eu lieu chez nous. Cela s’est traduit par la sépa­ra­tion, la frac­ture de la Bib­lio­thèque uni­ver­si­taire de Leu­ven Les étu­di­ants fran­coph­o­nes eurent le droit à une demi bib­lio­thèque et les néer­lan­do­phones à l’autre moitié ! Con­tin­uer la lec­ture

Les trois sœurs de l’Eldorado

Vir­ginie THIRION,Un pied dans le par­adis, Lans­man, 2018, 46 p., 10€, ISBN : 978–2‑8071–0214‑9

Madeleine et Jeanne, deux sœurs sans le sou, vivent dans l’ancien ciné­ma famil­ial qui n’est plus qu’une ruine. La belle époque de l’Eldorado est bien loin­taine. L’avenir n’offre plus que des pla­fonds croulants, des bouil­lons et du pain ras­sis. Alors par­fois une main inno­cente traine dans le ray­on trai­teur du super­marché le plus proche et emporte avec elle lotte à l’armoricaine ou lapin aux pruneaux. Les deux sœurs, qui sont comme un vieux cou­ple, aiment jouir de petits plaisirs. Un soir, Louise, leur sœur cadette, refait sur­face après dix ans d’absence. Elle n’a plus un rond et veut réin­té­gr­er le domi­cile famil­ial. Madeleine et Jeanne acceptent. Les voilà prêtes à se ser­rer la cein­ture à trois. La vie est moins som­bre quand on est plusieurs. Elles désirent toute­fois manger à leur faim et se met­tent à vol­er de plus en plus. Des petits plats cuis­inés dans le hyper, on passe aux vête­ments et aux vas­es dans les cimetières. Tout est bon pour se faire un peu de blé. Surtout qu’un expert leur somme de quit­ter leur domi­cile devenu insalu­bre. L’expropriation n’est plus très loin, mais les trois sœurs n’ont pas dit leur dernier mot. Telles des Robins des bois, elles extorquent les rich­es. Tout est per­mis pour sur­vivre. Louise ren­con­tre d’ailleurs un veuf riche au cimetière. La voilà leur solu­tion. À moins qu’elles ne soient tombées sur plus rusé qu’elles encore… Con­tin­uer la lec­ture