Archives par étiquette : Laurence Vielle

Du souffle, de l’air et de l’eau. La vie en somme

Un coup de coeur du Carnet

Lau­rence VIELLE, Ouf (livre + CD), Brux­elles, mael­strÖm, 2015, 15 €

Quoi ? Un CD, joint à OUF ? Excel­lente idée ! Nous aurait man­qué quelque chose, sinon. Incon­cev­able, en effet, de « lire » Lau­rence Vielle sans aus­si l’« enten­dre », « sen­tir » sa présence. C’est qu’elle fait par­tie de ces poètes pour qui POÉSIE ≠ TEXTE, pour qui poésie n’est pas qu’une affaire d’écri­t­ure. Pour qui POÉSIE = un TEXTE + un CORPS.
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Science et littérature, à la recherche d’un noyau dur

COLLECTIF, Géodésiques. Dix ren­con­tres entre sci­ence et lit­téra­ture, Avec des inter­ven­tions d’André Füz­fa et Nicole Roland, Jean-Pierre Boon et Car­o­line De Mul­der, Petra E. Vértes et Jan Baetens, Philippe Toint et Nico­las Mar­chal, Hughues Bersi­ni et Jacques Dar­ras, Vin­cent Blondel et Car­o­line Lamarche, Mustapha Tli­di et Lau­rence Vielle, Jean-Charles Del­venne et Vin­cent Engel, Michel Tyt­gat et Geneviève Damas, Renaud Lam­biotte et Chris­tine Van Ack­er, Illus­tra­tions de Nathalie Garot, Arbre de Diane, 2015, 148 p., 15 €

geodesiquesLe dis­cours sci­en­tifique et la lit­téra­ture font-ils bon ménage ? En matière lit­téraire, la chose paraît avérée, si l’on se réfère, au hasard, à de grands auteurs tels que Cyra­no de Berg­er­ac, Alde­bert von Chamis­so, Jules Verne, Vil­liers de l’Isle-Adam, H. G. Wells, ou, plus proches de nous, Pierre Boulle (La Planète des singes), Ray­mond Que­neau (Cent mille mil­liards de poèmes), Umber­to Eco (Le Pen­d­ule de Fou­cault) et encore François Schuiten et Benoit Peeters (La Fièvre d’Urbicande). Mais il appa­raît très vite que l’inverse n’est pas vrai : peu de sci­en­tifiques puisent la matière de leurs recherch­es dans la lit­téra­ture au sens général, et pour cause. Les sci­ences ont très peu à voir avec le roman et la poésie, à peine davan­tage peut-être avec la philoso­phie, quand on con­sid­ère par exem­ple un chercheur excep­tion­nel comme Ein­stein. Con­tin­uer la lec­ture →