Archives par étiquette : Christine Van Acker

Passer l’écluse

Van Acker Moi la poésie je suis pas trop pour

Moi, la poésie, je suis pas trop pour

Autrice : Chris­tine Van Ack­er

Mai­son d’édition : Esper­luète

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 144

Prix : 19,50 €

Livre numérique : /

EAN :9782359842098

Il est de ces voix lit­téraires belges dis­crètes mais pro­fondé­ment sin­gulières, dont l’écriture ne cherche pas l’impression mais la créa­tion d’une présence. Celle de Chris­tine Van Ack­er compte par­mi celles-ci. Poétesse, roman­cière, nou­vel­liste, dra­maturge et créa­trice radio­phonique, cette autrice con­stru­it depuis près de vingt ans une œuvre mou­vante, sen­si­ble et tra­ver­sée par une même obses­sion : saisir ce qui façonne les êtres, ce qui les enferme, et ce qui leur per­met par­fois de s’échapper. Con­tin­uer la lec­ture

Accueillir le monde animal dans la fiction

Paul ARON et Judy­ta ZBIER­S­KA-MOś­CI­C­KA (sous la dir. de), Bêtes de livres, Textyles n°67, Ker, 2024, 164 p., 18 €

textyles betes de livresPeu étudiée, peu explorée par la cri­tique, la ques­tion de la présence, de la fonc­tion de l’animal dans la lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne se voit mise à l’honneur dans le dossier Bêtes de livres qui occupe le dernier numéro de la revue Textyles. Salu­ons la fécon­dité des analy­ses, des angles d’approche libérés par des con­tri­bu­tions qui pointent l’essor de la thé­ma­tique de l’animalité, du vivant dans la lit­téra­ture con­tem­po­raine. Con­tin­uer la lec­ture

Guirlande de papier à compléter

COLLECTIF, Com­ment regarder plus loin. Onze ren­con­tres entre sci­ence et lit­téra­ture, Arbre de Diane, coll. « La tortue de Zénon », 2024, 152 p., 20 €, ISBN : 9782930822303

collectif onze rencontres entre science et litteratureLa col­lec­tion « La tortue de Zénon », aux édi­tions de L’arbre de Diane, crée à nou­veau des étin­celles har­monieuses entre lit­téra­ture et sci­ence, elles qui inscrivent de con­cert la beauté « au cœur [de leur] proces­sus créatif », comme le souligne d’emblée l’éditrice Mélanie Godin. Dans Com­ment regarder plus loin, onze autri­ces attirent cha­cune dans leurs paumes une femme de sci­ence, qui a éclairé le monde d’antan ou d’aujourd’hui. Ces des­tins de femmes sci­en­tifiques, étudiés par ces autri­ces, dessi­nent une large con­stel­la­tion, com­posée de dis­ci­plines (sci­ences du cli­mat, géodésie et sis­molo­gie, physique spa­tiale, astronomie, math­é­ma­tiques, patholo­gie molécu­laire des plantes, géné­tique, médecine et chirurgie, neu­ro-réé­d­u­ca­tion) et de con­trées (Bel­gique, Dane­mark, France, Angleterre, Alle­magne, Etats-Unis, Ethiopie, Ital­ie) var­iées. Con­tin­uer la lec­ture

Le jardinier-soleil

Chris­tine VAN ACKER, Émile Claus. Le vieux Jar­dinier, Inven­it, coll. « Ekphra­sis », 2022, 54 p., 14 €, ISBN : 9782376800927

van acker le vieux jardinierDans la très belle col­lec­tion « Ekphra­sis » des Édi­tions Inven­it, basée sur le principe du dia­logue entre un écrivain et une œuvre muséale, Chris­tine Van Ack­er décline un texte flo­ral-cos­mique, d’une écopoésie sub­tile, con­sacré au tableau Le vieux jar­dinier du pein­tre Émile Claus. C’est à par­tir du ray­on­nement d’Hélios qu’elle approche cette œuvre exposée à La Bover­ie à Liège et qu’elle déroule un texte-tour­nesol autour d’un artiste qui fut une des fig­ures mar­quantes du lumin­isme. La con­fronta­tion relève de mul­ti­ples reg­istres : du reg­istre exis­ten­tiel dès lors que l’éclat héli­aque du Vieux jar­dinier « sauve des vies », sauve « quelques mois » de celle de l’autrice au creux de l’hiver du con­fine­ment, reg­istre du réc­it biographique, des échos de l’enfance, reg­istre de l’esthétique et des effets qu’il pro­duit, reg­istre d’une sen­si­bil­ité et d’un engage­ment écologiques. Dans ce por­trait d’un por­trait, Chris­tine Van Ack­er tisse des fils de soie, d’or, de mousse entre le corps-monde du per­son­nage peint par Émile Claus et le corps-terre de son grand-père, déplie la carte du Temps et de ses rav­ages écologiques, remonte de la fin du 19e siè­cle à notre présent dévasté. Le mou­ve­ment s’enfonce dans l’esprit et la matière du tableau autant que dans les rêves qui pro­lon­gent la géo­gra­phie de sa com­po­si­tion. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (2)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Effer­ves­cence édi­to­ri­ale, course aux prix…, la ren­trée lit­téraire d’automne est tra­di­tion­nelle­ment une péri­ode d’intense activ­ité dans le monde du livre fran­coph­o­ne. La pléthore d’ouvrages disponibles expose les plus frag­iles d’entre eux à un pas­sage aus­si éphémère qu’anonyme sur les tables des libraires. Au jeu de la vis­i­bil­ité et de la con­sécra­tion, la presse joue naturelle­ment un rôle de médi­a­tion et de con­seil auprès des lec­tri­ces et lecteurs.

Le 10 sep­tem­bre, la revue de presse du Car­net et les Instants pro­po­sait un bilan de l’accueil médi­a­tique et cri­tique des autri­ces et auteurs belges de la ren­trée pub­liés dans des maisons d’édition français­es. Les maisons d’édition belges lan­cent leur ren­trée quelques semaines plus tard que leurs homo­logues hexag­o­nales ; les pre­miers livres arrivent sur les tables des librairies en sep­tem­bre seule­ment. Cette deux­ième livrai­son de notre revue de presse de la ren­trée 2022 leur est con­sacrée. Con­tin­uer la lec­ture

Que serais-je sans toit ?

Un coup de cœur du Car­net

Chris­tine VAN ACKER, Le peu­ple d’ici-bas. Chris­tine Bris­set, une femme ordi­naire, Esper­luète, 2022, 208 p., 22 €, ISBN : 9782359841602

van acker le peuple d'ici basSi l’on vous demande de citer le nom d’une per­son­ne qui s’est illus­trée dans la lutte con­tre la mis­ère et pour l’accès au loge­ment dans l’immédiat après-guerre, il est fort prob­a­ble que le nom de l’Abbé Pierre vous vien­dra en pre­mier à l’esprit, du moins s’il vous en vous vient un. Cer­taine­ment pas celui de Chris­tine Bris­set. Sans doute de quoi illus­tr­er l’adage qui veut qu’une femme se cache sou­vent der­rière l’homme célèbre… Et pour­tant, pen­dant plus de quar­ante ans, cette pio­nnière de l’action sociale a mul­ti­plié les ini­tia­tives nova­tri­ces dont celle du squat et de la con­struc­tion col­lec­tive de loge­ments. Établie à Angers, mar­iée à un riche indus­triel, elle n’a eu de cesse de rompre avec les codes soci­aux liés à son rang et de se pos­er en pre­mière ligne des com­bats pour le loge­ment alors que la France, au sor­tir de la guerre, se déme­nait pour la reprise économique. Con­tin­uer la lec­ture

Récits du monde végétal

Chris­tine VAN ACKER, L’en vert de nos corps, Pré­face de Vin­ciane Despret, Arbre de Diane, coll. « La tortue de Zénon », 2020, 228 p., 15 €, ISBN : 978–2‑930822–15‑0

Pour évo­quer le monde végé­tal que le savoir dom­i­nant de l’Occident a ignoré pen­dant des siè­cles, Chris­tine Van Ack­er a choisi de nouer deux reg­istres, ceux de la poésie et de la sci­ence jusqu’à brouiller leurs fron­tières, mon­trant l’artificialité des découpes entre champs de con­nais­sance. Livre-jardin, livre-forêt, ryth­mé par un essaim de cita­tions qui pollinisent le texte, L’en vert de nos corps nous fait pénétr­er dans les mélodies du végé­tal. Par les sens et les ver­tus de l’écoute, en col­lant l’oreille au tronc des grands silen­cieux, en prê­tant atten­tion aux fleurs, aux arbres, aux légumes, non pour ce qu’ils nous pro­curent comme bien­faits mais pour eux-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture

Quel avenir pour l’humanité ?

COLLECTIF, Les bâtis­seurs, Ker, 2019, 158 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87586–260‑0 

Les bâtis­seurs est un recueil de onze nou­velles écrites pas onze auteurs jouis­sant d’une cer­taine renom­mée dans le monde de l’écriture. Il nous pro­pose un flo­rilège de ce qu’il peut advenir dans le monde face à la crise cli­ma­tique. Tan­tôt opti­mistes, tan­tôt plus som­bres, sou­vent avec une fin ouverte, les nou­velles nous font décou­vrir des imag­i­naires très var­iés… Con­tin­uer la lec­ture

Le féminin et la parole défaillante

Chris­tine VAN ACKER, Je vous regarde par­tir. Poèmes, Arbre à paroles, 2019, 66 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87406–680‑1

On le sait, les femmes écrivains accor­dent une atten­tion émi­nente à la rela­tion entre l’en­fant qu’elles furent et leurs par­ents, leur mère en par­ti­c­uli­er. Cette remé­mora­tion peut pren­dre divers­es tour­nures, générale­ment plus proches de la récrim­i­na­tion que de l’idéal­i­sa­tion. Chris­tine Van Ack­er, quant à elle, adopte une posi­tion tout en nuances, com­bi­nant le reproche et la ten­dresse, l’api­toiement et la per­plex­ité, la souf­france et la joie de vivre. Plutôt que la for­mule du réc­it, elle a choisi celle du recueil de poèmes, plus libre, plus frag­men­taire, non sans analo­gies avec le jour­nal intime – un jour­nal inspiré en l’oc­cur­rence non par les faits actuels, mais par le sou­venir des faits passés, de l’en­fance de l’héroïne à la mort de ses par­ents. Je vous regarde par­tir, toute­fois, présente une struc­ture non pas diariste mais ter­naire et dyschronique. En effet, jusqu’à la p. 17, les poèmes évo­quent le grand Départ et le deuil qui s’en­suit. Des pages 18 à 40, on assiste à un retour en arrière vers l’époque de l’en­fance. La dernière par­tie, enfin, cible la péri­ode du vieil­lisse­ment et de l’ag­o­nie. Cette tri­par­ti­tion non linéaire mon­tre claire­ment que, en matière de ques­tion­nement auto­bi­ographique, la recherche du sens est de nature fon­cière­ment rétro­spec­tive : c’est après-coup seule­ment que, l’ir­rémé­di­a­ble étant advenu, le sujet peut procéder à une ten­ta­tive de bilan mémoriel et affec­tif, où la vie cède le pas au vécu. « Vous emporterez avec vous / ce qui nous regarde / et ne vous apparte­nait pas ». Con­tin­uer la lec­ture

L’école buissonnière

Un coup de cœur du Carnet

Chris­tine VAN ACKER, La Bête a bon dos, José Cor­ti, coll. « Bio­phil­ia », 2018, 190 p., 18 €, ISBN : 978–2‑7143–1203‑7

van acker la bete a bon dosÀ la fois atyp­ique et mil­i­tante incon­di­tion­nelle du par­ti de la vie dans tous ses états, Chris­tine Van Ack­er use de nom­breux reg­istres pour assumer sa créa­tiv­ité et servir sa vision du monde. À par­tir d’un amour aus­si tenace que trop sou­vent déçu pour son espèce, ses gammes vont de l’humour et de l’autodérision à l’ironie pos­i­tive, à la parabole futée et jusqu’au sur­réal­isme d’une éclairante excen­tric­ité. Avec La Bête a bon dos, l’exploration de l’univers ani­mal la met en vacances de l’humain – enfin, presque… Avec pour car­bu­rant la ver­tu car­di­nale des vrais décou­vreurs : le per­pétuel éton­nement. Mais, est-ce pour nous effray­er qu’elle mobilise presque d’entrée de jeu le micro­scope et le jar­gon savant du bio-généti­cien pour évo­quer la résis­tance du « roy­aume du vivant » face à « l’empire de l’inanimé » ? «  L’eucaryote ne com­pren­dra jamais com­ment un pro­cary­ote, tout à la joie de laiss­er son ADN bar­bot­er nu comme un ver, accom­pa­g­né de nom­breux ribo­somes dans un bain cyto­plas­mique partagé, arrive à sur­vivre sans la pro­tec­tion des parois du Noy­au. »   Encore faut-il pré­cis­er que « Le domaine des eucary­otes (…) regroupe tous les organ­ismes uni­cel­lu­laires ou pluri­cel­lu­laires qui se car­ac­térisent générale­ment par la présence d’un noy­au et de mito­chon­dries dans leurs cel­lules ». Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraires : une nomination pour Christine Van Acker

van acker la bete a bon dosLes pre­mières sélec­tions des Grands Prix de la Société des gens de Let­tres ont été dévoilées. Qua­tre caté­gories sont con­cernées : la fic­tion, la poésie, l’es­sai et la lit­téra­ture de jeunesse. Une Belge fig­ure par­mi les final­istes de la caté­gorie essai : Chris­tine Van Ack­er.  Con­tin­uer la lec­ture

La vie d’artiste. Entre liberté et asservissement

Chris­tine VAN ACKER, La dernière con­vo­ca­tion, Cac­tus Inébran­lable, 2017, 60 p., 5 €, ISBN : 978–2‑930659–63‑3

van acker la derniere convocation.jpgOn est en avril 2017. Au fonc­tion­naire chargé de con­trôler si elle est suff­isam­ment active dans sa recherche d’emploi, Chris­tine Van Ack­er remet une let­tre. Un brûlot plutôt. Doux et amer. Ironique. Où elle sig­ni­fie qu’elle en a soupé de se soumet­tre aux dik­tats d’une admin­is­tra­tion la réduisant à une éti­quette : deman­deuse d’emploi. Une admin­is­tra­tion qui n’a que faire de Chris­tine Van Ack­er en tant que que per­son­ne et de ce qu’est réelle­ment son boulot d’artiste. Une admin­is­tra­tion qui réduit à peau de cha­grin tout qui, un jour, est con­fron­té au vaste com­plexe des régle­men­ta­tions en tout genre. Con­tin­uer la lec­ture

Avec les marins d’eau douce

Chris­tine VAN ACKER, Domi­cil­iés à bord, Les grands lunaires, 180 p., 20 €

van acker domicilies a bordIls arpen­tent nos fleuves et canaux, sem­ble-t-il depuis tou­jours, sans que nous puis­sions voir vrai­ment leurs vis­ages, sans que nous enten­dions leur voix brouil­lée par les mou­ve­ments des flots. Chris­tine Van Ack­er est issue d’une lignée de bate­liers depuis cinq généra­tions et elle nous livre pour mémoire ce que fut la vie de ses par­ents et les pro­fondes muta­tions con­nues par leur méti­er. Paru chez Quo­rum en 1994, l’ouvrage est aujourd’hui réédité et il con­stitue une mine de ren­seigne­ments patiem­ment col­lec­tés et exposés. Con­tin­uer la lec­ture

Photos d’enfances

Chris­tine VAN ACKER, Ceux que nous sommes, Weyrich, coll. « Plumes du Coq », 2016, 147 p., 14 €

van-ackerNous auri­ons pu inti­t­uler cet arti­cle « His­toires de retombances », en nous inspi­rant du néol­o­gisme que Chris­tine Van Ack­er a créé pour qual­i­fi­er la démarche de son nou­veau livre, Ceux que nous sommes, pub­lié aux édi­tions Weyrich. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots d’Hubert de Four de Bucquentois-Lithurgue

Chris­tine VAN ACKER, Mon cher ami, Mer­lin, Les déje­uners sur l’herbe, 2015, 148 p., 15€

Ce nou­veau roman de Chris­tine Van Ack­er, dont Ici pub­lié aux édi­tions Le Dilet­tante nous avait tant impres­sion­né, com­mence par une astuce nar­ra­tive pour ren­forcer la  crédi­bil­ité du réc­it qui va suiv­re. Un père, accom­pa­g­né de sa fille Con­stance au cimetière du vil­lage, se recueille sur la tombe de son père et sur celle d’un cou­ple d’amis, Con­stance (à nou­veau) et Hubert de Four de Buc­quen­tois-Lithur­gue. Sur une plaque, ces mots : « À mon cher ami ». Con­tin­uer la lec­ture

Des auteurs qui font fureur

affiche fureurLa Fureur de lire, ça com­mence!

Pour l’oc­ca­sion, cette année encore, 6 pla­que­ttes sont pub­liées et disponibles gra­tu­ite­ment. A décou­vrir et faire décou­vrir… Con­tin­uer la lec­ture