
À peine al dente
Auteur : Jean-Louis Massot
Maison d’édition : Cactus inébranlable
Collection : P’tit cactus
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 102
Prix : 12 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑39049–128‑6
Jean-Louis Massot est un funambule de l’aphorisme et dans son dernier recueil À peine al dente, il joue avec délectation des chutes annoncées et esquivées par la grâce de l’humour, de l’ironie souvent, et d’une forme de stoïcisme qui se révèle tout au long de ce livre résolument al dente…
L’aphorisme ce n’est pas simplement, ou comme on pourrait le déclarer au premier abord, une concentration de pensée mais, au contraire, une concentration de contradiction dans un espace d’absurdité, de cruauté aussi, sous la forme de l’humour ou de l’ironie sachant que l’humour concerne et console et que l’ironie pique, distribue ses traits.
Ne pas utiliser ses poings de vue à l’aveugle
De livres en livres, Jean-Louis Massot promène inlassablement, sous différentes formes poétiques ou plastiques, son regard de passant apparemment nonchalant. En réalité, il nous semble férocement attentif aux défigurations permanentes, non pas de la « normalité », mais de la moralité d’un monde qui ne cesse de réinventer le kitsch dans tous les domaines.
Quand le jour point, j’ai l’accent qui virgule
Jean-Louis Massot est un poète particulièrement fondé dans la musique de la langue et son œuvre résonne sans cesse de cette « sonore attitude » qui débusque souvent le sens dans l’oralité de l’inscription…
On ne patine pas avec l’amour
L’auteur, avec une manifeste délectation, entame chaque page par un rituel qui sonne comme une antienne « À chaque page sa journée mondiale : » où il pratique des journées mondiales qui semblent parfois, non pas simplement absurdes (du plomb dans l’aile, de la patate douce, de la page blanche,…), mais touchées d’une grand-guignolesque attention, comme si une empathie universelle ponctuait notre année, de jour en jour, souvent dans l’alignement du fondamental et du dérisoire le plus stéréotypé et infantile.
Ne pas mettre à jour tout ce qui nous nuit
Karel Logist, qui signe avec complicité la quatrième de couverture de ce revigorant « livre d’heures », écrit : « Grâce à Massot, toutes ces nouvelles journées mondiales vous réserveront de beaux lendemains. »
Un jour les zèbres seront rayés de la carte.
Qui oserait poser un lapin à Lewis Carroll ?
Si on te suit sur Instagram, surtout ne te retourne pas.
Qu’ajouter à ce bel hommage…
Daniel Simon
Plus d’information
- L’aphorisme, la récréation de l’écrivain? (Le Carnet et les Instants n°220, 2024)