Archives par étiquette : Jean d'Amérique

Le Top 3 de Véronique Bergen

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Véronique Bergen. Con­tin­uer la lec­ture

Jean d’Amérique : pulvériser par la lumière

Un coup de cœur du Car­net

Jean D’AMÉRIQUE, Soleil à coudre, Actes Sud, 2021, 134 p., 15 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑330–14889‑8

jean d'amerique soleil a coudre« Des lueurs cor­ro­sives empris­on­nent les bor­ds de ma vie, me ron­gent jusque dans les pro­fondeurs. Peau livrée au chant des épines, je suis comme enfouie dans un immense labyrinthe et ne sais d’où vien­dra enfin une brèche pour m’esquisser un hori­zon. »

Motus et bouche cousue, Tête Fêlée est amoureuse de sa cama­rade de classe, Silence. Si pour Tête Fêlée et pour Silence cet amour est aus­si secret qu’évident, le monde autour l’est beau­coup moins – et c’est avec lui qu’il s’agit de ten­ter d’en découdre. Le monde autour est peu­plé de vio­lence – Beretta dégainés dès la nais­sance, litres de rhum ou de bières enfilés à la chaîne pour sup­port­er les coups du des­tin et les frappes de l’autre, liq­ui­da­tions per­ma­nentes des êtres et exploita­tion de la mis­ère de toutes les pos­si­bles manières –, vio­lence général­isée que fig­ure, dans Soleil à coudre, le lieu d’un bidonville haï­tien bap­tisé « Cité de Dieu ». Con­tin­uer la lec­ture

Poésie touffue de signes

Jean d’AMÉRIQUE, Ate­lier du silence, Cheyne, 2020, 17 €, ISBN : 978–2‑84116–292‑5

jean d'amerique atelier du silenceD’un instant tout pos­si­ble remué, le poème grav­it ses ruines et le ciel reprend besogne à héberg­er l’opaque. 

Hypal­lages, parono­mases, syn­chis­es ou hyper­boles : à l’œil du lecteur de poésie aver­ti, les nom­breuses fig­ures de style qui habitent le recueil Ate­lier du silence de Jean d’Amérique n’échapperont pas. Le pré­faci­er de cet ouvrage, Jacques Van­den­schrick, recom­mande pour­tant : « Que cha­cun entame, loin des pédan­ter­ies théoriques, sa lec­ture buis­son­nière, libre et empathique quels que soient les appar­ents cahots de la sente. » Qu’à cela ne tienne, arpen­tons donc l’atelier du silence du poète. Con­tin­uer la lec­ture