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Archives d’ombre et de lumière

Maxime COTON, Au dos des nuits, Tétras Lyre, 2021, 112 p., 16 €, ISBN : 978–2‑930685–58‑8

coton au dos des nuits« Quand bien même mes pha­langes auraient par­cou­ru mille corps, aurais-je plus baroudé que dans le méan­dre de nos nuits sol­idaires, obstinées, qui créent le temps à la mesure de leur minus­cule infi­ni ? »

Au dos des nuits de Maxime Coton se présente comme un recueil de poèmes et de notes épars­es ryth­més par les dif­férents mois de l’année, de décem­bre à novem­bre. Le livre (dont la pre­mière mou­ture a obtenu le Prix Robert Gof­fin 2018) réu­nit des textes qui se déploient sur une large péri­ode d’écriture, entre le 14 octo­bre 2010 et le 27 novem­bre 2019 dans dif­férents lieux du monde. Les textes ne sont pour­tant pas datés : ce faisant, ils acquièrent dans le recueil une col­oration intem­porelle. Con­tin­uer la lec­ture

L’exploration perspectiviste de Maxime Coton

Maxime COTON, Pages vivantes, Poème de réal­ité virtuelle, Images de Jamil Mehdaoui, Trad. en anglais par Lia Swope Mitchell, L’Arbre de Diane, 2019, 12 €

Ovni lit­téraire, livre inter­ac­t­if qui se dou­ble d’une instal­la­tion, Pages vivantes de Maxime Coton se présente comme un livre-objet mul­ti­formel com­posé d’un long poème en français et en anglais que le lecteur peut lire mais aus­si écouter et voir en insérant son smart­phone dans les lunettes 3D fournies. Embar­qué dans une expéri­ence per­spec­tiviste, chaque lecteur peut opter pour l’une ou l’autre porte d’entrée, préfér­er la suc­ces­sion du lis­i­ble, du sonore et du vis­i­ble ou embrass­er leur simul­tanéité. Maxime Coton crée une aven­ture sen­sorielle qui per­met de réin­ter­roger, d’une part, les spé­ci­ficités pro­pres à la let­tre, à l’image et au son, d’autre part, leurs croise­ments, leurs inter­férences. Con­tin­uer la lec­ture

Trente ans et cent cinquante-cinq livres

Un coup de cœur du Carnet

Tétras Lyre 1988–2018. L’an­tholo­gie, textes rassem­blés et édités par Pri­maëlle Verte­noeil, Tétras Lyre, 2018, 176 p., 20 €, ISBN : 978–2‑930685–37‑3

Les édi­tions Tétras Lyre pren­nent nais­sance en sep­tem­bre 1988 dans une mai­son de la rue Pier­reuse à Liège, sous l’im­pul­sion de Marc Imberechts. Né à Gem­bloux, ce poète de quar­ante-six ans a beau­coup déam­bulé en Afrique, en France, en Écosse, puis a vécu de petits boulots avant de décrocher un diplôme d’in­sti­tu­teur et d’être engagé dans une école pour enfants en dif­fi­culté – tout en s’ini­tiant à l’im­primerie… Ain­si va-t-il éditer arti­sanale­ment des recueils d’A. Wéry, de M. Biefnot, et pub­li­er en 1980 son pre­mier livre per­son­nel : D’un hiv­er L’autre. C’est René Lei­va Jimenez, exilé chilien devenu un ami, qui lui sug­gère de créer à Liège une petite struc­ture d’édi­tion. Bien­tôt, une équipe de sept ou huit per­son­nes est con­sti­tuée. Elle veut met­tre en évi­dence – édi­tion bilingue, beau papi­er, typogra­phie soignée, gravures orig­i­nales – des poètes venus aus­si bien d’Amérique latine, de Bel­gique ou du Maghreb, et com­mence avec des textes de Véra Fey­der, Arturo Perez, William Cliff. On l’au­ra com­pris, la sélec­tion est exigeante, tant pour les textes que pour les illus­tra­tions ; sont priv­ilégiées l’o­rig­i­nal­ité et la moder­nité, mais sans vers­er dans l’ab­scons ou le dés­in­car­né. Trois nou­velles col­lec­tions font leur appari­tion en 1990, tan­dis que l’équipe ini­tiale se réduit au trio for­mé par M. Imberechts, Guy-Hen­ri Dacos et Jean-Marc Simar. Les paru­tions se suc­cè­dent au rythme vari­able de deux à dix titres par an : G. Hons, L. Noullez, É. Brog­ni­et, F. Pes­soa, A. Schmitz, F. Arra­bal, Ph. Mathy, Ph. Leuckx, J. Izoard, M. Seuphor, W. Lam­ber­sy et bien d’autres. Con­tin­uer la lec­ture

Biennale Robert Goffin : le lauréat

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Maxime Coton

Remise par la Fon­da­tion Joseph Poche et dotée de 3.750 €, la “bien­nale Robert Gof­fin” couronne un recueil de poèmes inédit d’un écrivain fran­coph­o­ne. Cette année, le prix est allé au jeune poète belge Maxime Coton pour son recueil Au dos des nuitsCon­tin­uer la lec­ture