Loris LIBERALE, Y a pas de lézard, Lansman, 2018, 38 p., 9 €, ISBN : 978–2807102071
Léo a des difficultés à se faire accepter. Quand il parle, il arrive souvent que sa langue fourche, qu’il se mette à bégayer et que son discours en devienne incompréhensible, ce qui provoque évidemment les rires et les moqueries de ses compagnons de classe. Ils le surnomment « Monkey ». Léo essaie de passer outre, mais au fond de lui, il est toujours un peu plus blessé. Parfois, le poids des moqueries étant trop lourd, Léo pique des crises. Il passe le plus clair de son temps seul, à éviter ses camarades et zone dans les couloirs de l’école, ce qui ne plaît pas à l’éducateur. Un des élèves, Rémi, est particulièrement méchant avec lui et veut lui nuire. Continuer la lecture
Karine Latour, professeure de lettres dans un collège alsacien, décide de faire lire Rien Nadir à sa classe de troisième. Elle a eu un coup de cœur pour ce roman conseillé par sa libraire et espère qu’il provoquera chez ses élèves émotions fortes et prise de conscience. Le roman est court, écrit dans un langage proche de celui utilisé au quotidien par les adolescents et surtout, raconte l’exil français de Nadir, un jeune Syrien qui a fui la guerre et la barbarie.
Dans cette nouvelle pièce, Alex Lorette nous livre une histoire sur le thème du harcèlement scolaire : à presque 15 ans, Camille est victime des vexations de jeunes de son école. À travers des dialogues très concrets, on peut découvrir une bonne déclinaison de situations de harcèlement, depuis les propos indifférents typiquement adolescents jusqu’à la cruauté sans limite, elle aussi typiquement adolescente. Quand on croit avoir bien compris de quoi il s’agit, un autre tableau nous livre un nouveau rebondissement, parce que le harcèlement ne s’arrête jamais, il s’est invité dans la maison de Camille, se faufile dans des courriels insultants, se matérialise en une page Facebook anti-Camille. Bref, il est partout, lancinant. 