Archives par étiquette : lecture

Urgence !

Un coup de cœur du Car­net

Chris­t­ian LUTZ, Le vieil homme et la mère, Sam­sa, 2025, 258 p., 24 €, ISBN : 978–2‑87593–544‑1

lutz le vieil homme et la mereUne His­toire de l’édition en Bel­gique l’a rap­pelé naguère : Chris­t­ian Lutz est un mon­u­ment de nos Let­tres. Fon­da­teur du Cri, il a pub­lié Com­père, révélé Beren­boom et Mon­fils, Delper­dan­ge et de la Croix, Deutsch… Mais il a per­du le Cri, s’est relancé via les édi­tions Sam­sa, accom­pa­g­né par ses auteurs-phares mais aban­don­né, selon lui, par les pou­voirs publics. Or voilà que Chris­t­ian Lutz nous revient comme auteur. Avec un livre com­pos­ite, éton­nant. Qu’est-ce donc que Le vieil homme et la mère ? Con­tin­uer la lec­ture

Une enquête dévoile les pratiques de lecture des Belges

Stat­bel, l’office belge de sta­tis­tique, mène chaque année une enquête sur les revenus et les con­di­tions de vie des Belges, dite enquête SILC. Par­mi les élé­ments pris en compte fig­urent les pra­tiques cul­turelles, et notam­ment les pra­tiques de lec­ture. Les résul­tats de l’année 2022 vien­nent d’être pub­liés. Des résul­tats éclairants, même s’il con­vient de les appréhen­der avec quelques pré­cau­tions : l’année 2022 a encore été mar­quée par des péri­odes de con­fine­ment et donc de fer­me­ture de lieux de cul­ture. La lec­ture est alors restée l’une des rares pra­tiques cul­turelles acces­si­bles. Con­tin­uer la lec­ture

Lire et faire lire : une journée professionnelle le 4 avril

Une journée pro­fes­sion­nelle dédiée à la lec­ture aura lieu dans le cadre de la Foire du livre 2024, le 4 avril. Son thème? Lire et faire lire — Ani­mons la lec­ture. Elle s’adresse aux pro­fes­sion­nel-le‑s de l’en­seigne­ment et du livre. Les inscrip­tions sont ouvertes. Con­tin­uer la lec­ture

Un captif heureux

Un coup de cœur du Car­net

Marc PIRLETUne voca­tion, Mur­mure des soirs, 2023, 152 p., 19 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑931235–02‑7

pirlet une vocationC’est de mélan­col­ie et dans le même mou­ve­ment,  d’une fer­vente pas­sion que se nour­rit le dernier roman de Marc Pir­let, Une voca­tion. Marc Pir­let est né à Liège en 1961. Après de nom­breuses années con­sacrées au voy­age, il s’est réin­stal­lé dans sa ville natale. En presque quinze ans, il vient de pub­li­er son huitième livre : des réc­its, des romans, des livres tou­jours mar­qués par une extrême atten­tion aux tra­jec­toires des per­son­nages, et qui se lisent aus­si comme des témoignages non « sur » l’époque mais issus des femmes et des hommes de notre his­toire. Mal­gré la réti­cence de l’auteur à dévelop­per des fic­tions de rebonds et de mys­tères, il existe dans l’écriture de Marc Pir­let une puis­sance et une intim­ité de ton qui en font déjà un auteur qui compte dans le paysage lit­téraire. Témoins, entre autres, ces prix réguliers dont son œuvre est couron­née. Salu­ons ici aus­si la fidél­ité des Édi­tions Mur­mure des soirs qui l’ont révélé en 2009. Con­tin­uer la lec­ture

« Toute une montagne » : un album offert aux enfants de 1ère primaire

rogier colot toute une montagne

C’est nou­veau : lalbum Toute une mon­tagne de Marie Colot et Françoise Rogi­er (éd. À pas de loups) est désor­mais offert à tous les enfants de pre­mière pri­maire et à leurs enseignants grâce à la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles et avec la médi­a­tion des bib­lio­thèques publiques. Avec le sou­tien du PECA. Con­tin­uer la lec­ture

L’Intime festival 2023

theatre de namur

Le Théâtre de Namur accueillera plusieurs ren­con­tres de l’In­time fes­ti­val

L’In­time fes­ti­val lancera sa 11e édi­tion — dites son Chapitre XI — du 18 au 20 août à Namur. Au pro­gramme : des lec­tures et des entre­tiens, avec la présence de plusieurs auteurs et autri­ces belges.

ini­tié par Benoit Poelvo­orde, l’In­time fes­ti­val prend ses quartiers chaque été à Namur pour trois journées axées sur la lit­téra­ture. Comé­di­ennes et comé­di­ens pro­posent des lec­tures d’oeu­vres récentes, tan­dis que cer­tains auteurs sont présents lors du fes­ti­val pour des ren­con­tres. Con­tin­uer la lec­ture

À pas feutrés

Natal­ie DAVID-WEILL, L’atelier d‘écriture, Stock, 2023, 264 p., 20,50 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 978–2‑234–09531‑1

david weill l atelier d ecritureL’héroïne du roman, Esther, est une jeune femme qui tra­verse une tran­si­tion déli­cate dans sa vie. Pro­fesseure de français con­ver­tie en cuisinière dans un restau­rant, elle se sent dans une impasse depuis sa rup­ture avec son com­pagnon avec qui elle tra­vail­lait. Elle se retrou­ve désor­mais seule et sans tra­vail dans un état de vul­néra­bil­ité où il lui est dif­fi­cile de rebondir et d’identifier ses désirs pour l’avenir.

Elle accepte de se ren­dre à un ate­lier d’écriture sous les con­seils insis­tants de son amie Niki, plus par las­si­tude que par con­vic­tion. Lorsqu’elle fran­chit la porte de l’atelier et décou­vre l’animateur ain­si que les par­tic­i­pants avec une réserve mât­inée de crainte, elle prend con­science de l’ampleur de son manque de con­fi­ance et de sa peur de la ren­con­tre causés par sa blessure. Con­tin­uer la lec­ture

Éric Brogniet : une vie en poésie

Un coup de cœur du Car­net

Éric BROGNIET, La lec­ture silen­cieuse. Pour un lyrisme de l’expérience, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2022, 456 p., 30 €, ISBN : 9782803200665

brogniet la lecture silencieuseQu’elle emprunte un chemin tail­lé dans le clair-obscur, escarpé ou à flanc d’aurore, la poésie relève d’une expéri­ence de vivre et d’écrire qui ne pactise pas avec le régime exis­tant des choses. Rêveur habi­tant les ter­res nomades de la poésie, Éric Brog­ni­et nous livre un livre-somme, un jeu infi­ni des per­les poé­tiques qui présente un dou­ble vis­age : une res­saisie de la géo­gra­phie et de la généalo­gie de son œuvre poé­tique et une réflex­ion sur la place, les enjeux, les invari­ants et les muta­tions de la poésie con­tem­po­raine. C’est à par­tir des œuvres de Hesse, Jacques Sojch­er, Colette Nys-Mazure, Jean-Louis Lip­pert, Michaux, Celan, Jacques Crickil­lon, Philippe Jones, Anne-Marie Smal, Fer­nand Ver­he­sen, Nathalie Gas­sel, Hubin et bien d’autres que l’auteur oppose un con­tre-chant résis­tant à l’espace-temps de l’Anthropocène. La ques­tion de Hölder­lin s’est rad­i­cal­isée, le « que peut la poésie en temps de détresse ? » faisant place à « que peut la poésie en un temps d’effondrement ? ». Avec le foy­er poé­tique comme champ ques­tion­nant la con­di­tion humaine, le verbe ne dis­pense un monde qu’à se sous­traire à la ges­tion tech­nocra­tique actuelle du vivant, à l’ordre ambiant con­di­tion­nant esprits et corps. Con­tin­uer la lec­ture

#toutlemondelit : des livres à partager

tout le monde lit 2021

À l’oc­ca­sion de la journée mon­di­ale du livre le 23 avril, l’opéra­tion Tout le monde lit revient pour une 5e édi­tion. Elle pro­pose un nou­veau défi : #Partage­ton­livre.  Con­tin­uer la lec­ture

Quand nous parlons des livres

Nico­las RASSON, L’ivresse de l’écrit vain­cu, Cac­tus inébran­lable, 2022, 120 p., 17 €, ISBN : 978–2‑39049–057‑9

rasson l ivresse de l esprit vaincuEn une cen­taine de pages et une ving­taine de nou­velles brèves, dont le livre et la lec­ture sont le fil con­tinu, nous nous glis­sons dans des échanges entre lecteurs dans des con­textes et sit­u­a­tions divers­es. À com­mencer par celui d’un cer­cle de lec­ture qui com­mente sans pitié un pre­mier roman polici­er écrit par une « amie » sous pseu­do dont le vis­age se décom­pose devant ses com­pars­es. Puis voici les aven­tures de la très catholique famille Dumas, rassem­blée devant la croix pour une lec­ture édi­fi­ca­trice quo­ti­di­enne d’un pas­sage de la Bible, ce « livre des livres » sans sur­prise. Quoique … Entre adultes, les par­ents Dumas lan­cent un blog de lec­tures avec la famille élargie qui tourne au pugi­lat lorsqu’il s’agit de définir la bonne et vraie lit­téra­ture. Ailleurs, le père offre à son fils un livre qu’il a adoré à son âge et il lui demande ce qu’il en a pen­sé. Con­tin­uer la lec­ture

Vue plongeante

Daniel ADAM, Où dans le ciel?, Cerisi­er, 2021, 130 .p, 12.50 €, ISBN : 978–2‑87267–233‑2

Adam Où dans le ciel?Per­ché sur un échafaudage, à huit mètres du sol, pour revivre la sit­u­a­tion qu’il occu­pait en tant qu’ouvrier dans une con­fi­turerie, un homme vieil­lis­sant pose à la faveur de cette « madeleine » dés­abusée un regard sur les morceaux de sa vie qui lui revi­en­nent en mémoire. Sans ordre et sans pas­sion, comme s’il était étranger aux remon­tées erra­tiques de ce passé qui, de chapitre en chapitre, nour­ris­sent son solil­oque men­tal (« Je com­mence à me plaire ici en haut. J’y vois ma vie défil­er, sac­cadée, démolie, sauvée, espérée, voulue, détestée, attaquée, ver­moulue, repeinte, rouil­lée, abattue, noyée, brûlée. » Ou encore : « Quand j’y pense, il me sem­ble que j’ai tou­jours regardé le monde de tra­vers en oblique »). Si, à l’heure du choix, il a quit­té l’école pour la vie active, c’est seule­ment parce qu’il « s’y emmer­dait ». Ce qui allait donc le men­er à grat­ter à longueur de journée les dépôts de sucre sur les hauts murs de la con­fis­erie au risque de bas­culer depuis les planch­es étroites et bran­lantes jusque dans les cuves fumantes où bouil­lon­naient les fruits. Con­tin­uer la lec­ture

Un joyeux petit vent frais

Un coup de cœur du Car­net

Noelia DIAZ IGLESIAS, Un oura­gan dans la barbe, CFC, 2021, 112 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87572–065‑8

diaz iglesias un ouragan dans la barbeUn oura­gan dans la barbe est le pre­mier album de l’autrice Noelia Diaz Ige­lisas. Dans cette bande dess­inée qui emprunte des thé­ma­tiques et cer­tains traits à l’album jeunesse, la nar­ra­tion se révèle effi­cace, les procédés graphiques joyeux et expres­sifs et les per­son­nages (dont le grand-père bar­bu, et Hugo que nous apercevons tous deux sur la cou­ver­ture) attachants et sin­guliers. Con­tin­uer la lec­ture

La journée mondiale du livre 2021

tout le monde lit 2021

Depuis 1995, l’Unesco a fait du 23 avril la journée mon­di­ale du livre et du droit d’au­teur. Plusieurs actions mar­queront cette journée. Con­tin­uer la lec­ture

On peut être heureux quand on a dix-sept ans !

Un coup de cœur du Car­net

Vin­cent CUVELLIER, Le plus mau­vais livre du monde, Nathan, coll. « Court tou­jours », 2020, 64 p., 8 €, ISBN : 978–2‑09–259282‑3

cuvellier le plus mauvais livre du mondePaul prend la route… Con­traire­ment au bouquin qu’il trim­balle, le réc­it de ses aven­tures est un texte savoureux.

Établi à Brux­elles, Vin­cent Cuvel­li­er est l’auteur de près de nonante ouvrages : albums, romans, BD, réc­its à car­ac­tère auto­bi­ographique… Dans Je ne suis pas un auteur jeunesse (Gal­li­mard-Jeunesse, 2017), un texte aux allures de man­i­feste, il déclarait : « Une des raisons pour lesquelles j’écris pour les enfants, c’est que sou­vent, je n’aime pas la manière dont on me par­lait à moi quand j’étais môme. J’essaie donc de bien par­ler aux enfants. Leur par­ler sim­ple­ment mais de tout. Aucun tabou ». Cette lib­erté qui a valu à l’auteur d’éclatantes réus­sites – la série Émile car­tonne chez Gal­li­mard –, on la retrou­ve évidem­ment dans son dernier roman, Le plus mau­vais livre du monde, pour le plus grand bon­heur des lecteurs. Con­tin­uer la lec­ture

“Lire et faire lire” : un colloque sur la lecture des 6–12 ans

colloque lire et faire lire

Dans le cadre de la Foire du livre de Brux­elles, le col­loque “Lire et faire lire” — « Des lecteurs sin­guliers pour des livres pluriels » s’in­ter­rogera sur la lec­ture des 6–12 ans. Le col­loque est des­tiné aux professionnel.le.s du livre et de l’é­d­u­ca­tion. Les inscrip­tions sont ouvertes et les places lim­itées. Con­tin­uer la lec­ture

Nul ne peut confiner l’écriture

Tan­guy HABRAND, Le livre au temps du con­fine­ment, Impres­sions Nou­velles, 2020, 144 p., 14 € / ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑87449–817‑6

Loin des indi­gestes jour­naux de con­fine­ment qui ont accom­pa­g­né la Covid-19 comme son ombre, loin de l’avalanche d’essais plus ou moins éclairés, se con­tentant le plus sou­vent de surfer sur la vague de l’opportunisme, dans Le livre au temps du con­fine­ment, Tan­guy Habrand analyse avec brio les impacts de la crise covi­di­enne sur la chaîne du livre. Davan­tage que s’en tenir à une radi­ogra­phie des manières dont l’industrie du livre a fait face, s’est adap­tée (ou pas) au con­fine­ment, Tan­guy Habrand appréhende la crise san­i­taire comme un révéla­teur, un « analy­seur » écrit-il, des champs du monde cul­turel, plus large­ment du monde socio-poli­tique. La pandémie posée en « analy­seur insti­tu­tion­nel » a per­mis de met­tre à nu le fonc­tion­nement de la république du livre. Con­tin­uer la lec­ture