Archives par étiquette : carnets

Léonce, Herman, Paul et tous les autres

Un coup de cœur du Car­net

Vio­laine LISON, avec les Car­nets de tranchées de Léonce DELAUNOY, Lequel de nous portera l’autre ?, Esper­luète, coll. « En toutes let­tres », 2025, 208 p., 22 €, ISBN : 9782359842029

lison lequel de nous portera l'autreLequel de nous portera l’autre ?, le livre de Vio­laine Lison, pub­lié belle­ment par les édi­tions Esper­luète, nous ramène à l’époque meur­trière de la Pre­mière Guerre mon­di­ale, à ce que la lit­téra­ture peut en dire aujourd’hui. Il nous plonge au cœur de l’inhumanité des con­flits, de l’humanité anni­hilée par toutes les bel­ligérances. Il brode, entremêle, tri­cote les voix, les écri­t­ures et les objets pour dire, au plus près, au plus juste, l’histoire de Léonce Delaunoy, sémi­nar­iste tour­naisien réqui­si­tion­né pour trans­porter les sol­dats au front, et de ses deux amis, Her­man Schiltz et Paul Nackart – ils sont dédi­cataires du réc­it, et leur por­tait, en uni­forme, ouvre le vol­ume. Con­tin­uer la lec­ture

L’ombre longue de nos épaules

Tim­o­téo SERGOÏ, Tra­vers­er le monde avec un sac de plumes, Mur­mure des soirs, 2019, 168 p., 15 €, ISBN : 978–2‑930657–48‑6


Pen­dant dix ans j’ai voy­agé, tra­ver­sé quar­ante pays, écrit des cen­taines de feuil­lets. Des textes courts retraçant au jour le jour mon par­cours. C’était au début des années 2000. Je tenais un « blog ». Cela ne s’appelait pas encore comme ça. En route, rien n’était alors tech­no-sim­ple comme aujourd’hui. C’était un car­net de voy­age, un jour­nal de bord en lignes par mil­liers. Je me suis par­fois demandé que faire de tous ces textes intimes et exo­tiques. Faudrait-il les retra­vailler pour pub­li­er ? Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on rencontre un être qui marche avec les autres

Un coup de cœur du Carnet

Marc DUGARDIN, Notes sur le chantier de vivre, Rougerie & Cen­trifuges, 2017, 194 p., 13 €, ISBN : 978–2‑9544587–9‑3

dugardin notes sur le chantier de vivreMarc Dugardin est un chantier per­pétuel. Un être qui marche avec les autres. En tant qu’homme, en tant que poète. Tout qui suit de près ses pub­li­ca­tions le devine : de livre en livre, se des­sine une ligne sou­ple, var­iée, vari­ante. Une ligne creu­sant patiem­ment un sil­lon. S’ap­puyant sans cesse sur ce qui compte. Sur ce qui porte Marc Dugardin. L’aide à pour­suiv­re. À con­cevoir une belle route. Ce sont les ami­tiés fortes. Les musiques qu’il écoute. Les révoltes qui gron­dent en lui. Les con­nivences avec les autres poètes, écrivains, qu’ils soient morts ou vivants. L’in­fail­li­ble curiosité qui l’anime. Les ques­tions et préoc­cu­pa­tions qui le turlupinent, voire le passé qui le tour­mente. Con­tin­uer la lec­ture