Archives par étiquette : Rougerie

« Rendre la marche à son essence » …

Serge NÚÑEZ TOLIN, Langue qui me com­mence, précédé par … d’avoir cou­ru comme le vent se lève, Rougerie, 2025, 80 p., 13 €, ISBN : 978–2‑85668–426‑9

nunez tolin langue qui me commenceToute l’œuvre du poète Serge Nuñez Tolin, fils d’immigrés orig­i­naires du Nord de l’Espagne, est habitée par la ques­tion de la parole et du silence. Celle-ci est au cœur même de la ques­tion poé­tique, la nais­sance d’un poème provenant d’un élé­ment exis­ten­tiel ou men­tal pro­pre­ment sidérant. Dans L’expérience intérieure, Georges Bataille écrivait : « Je ne don­nerai qu’un exem­ple du mot glis­sant. […] je me borne au mot silence. Du mot, il est déjà […] l’abolition du bruit qu’est le mot ; entre tous les mots c’est le plus per­vers, ou le plus poé­tique : il est lui-même gage de sa mort. » Le tra­vail d’écriture est un mou­ve­ment d’écart sans cesse relancé :  Con­tin­uer la lec­ture

Écrire et lire pour qu’il y ait autre chose à vivre, sur cette terre, que le gel, le crachin, les malheurs et les dos qui se figent

Un coup de cœur du Car­net

Marc DUGARDIN, Per­son­ne dis-tu, Rougerie, 2025, 64 p., 12 €, ISBN : 978–2‑85668–427‑6

dugardin personne dis tuAvec Per­son­ne dis-tu, Marc Dugardin pour­suit son “boulot” de poète, ou la tâche qu’il s’assigne, en tout cas, en tant que poète : être un sis­mo­graphe, un enreg­istreur. Un passeur de vibra­tions, de sen­sa­tions et d’émotions. Ses poèmes vont droit au but. Ne s’embarrassant ni des faits, ni des lieux, ni des heures, ni des noms.

Dans Per­son­ne dis-tu, le pre­mier poème dit : Con­tin­uer la lec­ture

Écouter les rêves de la matière

Françoise LISON-LEROY, Tu ouvres et c’est le jour, Rougerie, 2025, 64 p., 12 €, ISBN : 978–2‑85668–428‑3

lison-leroy tu ouvres et c'est le jourLa poésie se tient dans des angles morts qu’elle ramène à la vie, s’adresse aux mots comme s’ils étaient des oiseaux. Tu ouvres et c’est le jour, le nou­veau recueil poé­tique de la poétesse et écrivaine Françoise Lison-Leroy tisse son univers dans un con­tin­u­um de sen­sa­tions qui cir­cu­lent de l’humain à la nature, qui déam­bu­lent du château de sable à la taupe, des nuages à la musaraigne. L’écriture est tail­lée dans ce qu’elle évoque, dans la porosité entre les règnes du vivant, tra­ver­sée par une expres­sion et un ani­misme qui décloi­son­nent les fron­tières entre les formes de vie. Con­tin­uer la lec­ture

De l’élancement

Françoise LISON-LEROY, Les éjoin­tés, Rougerie, 2023, 12 €, ISBN : 978–2‑85668–422‑1

lison-leroy les ejointésOn est des vôtres
ceux qui cav­a­lent sans prénom
sans le souf­fle des dieux
 

Au titre aus­si évo­ca­teur qu’implacable, le nou­v­el opus de la poétesse Françoise Lison-Leroy (pub­lié aux Édi­tions Rougerie) tra­verse les nuances de l’envol à par­tir de la brisure. À l’inverse de la pra­tique de l’éjoin­tage, con­sis­tant à couper un bout de l’aile des oiseaux pour entraver leur vol, les mots de la poétesse quit­tent la terre ferme pour s’élancer dans une « musique au champ libre ». Les éjoin­tés sont tous ceux aux­quels blessure a été infligée et qui ten­tent, tant bien que mal, de con­tin­uer à met­tre une aile devant l’autre. Con­tin­uer la lec­ture

« Un oiseau décisif »

Un coup de cœur du Car­net

Marc DUGARDIN, Dans la soli­tude inachevée, Rougerie, 2023, 76 p., 13 €, ISBN : 978–2‑85668–423‑8

dugardin dans la solitude inachevéeEmprun­té au poème de Véronique Wau­ti­er (1954–2019) placé en exer­gue, le nou­veau titre de Marc Dugardin, Dans la soli­tude inachevée, s’inscrit dans la lignée de ses précé­dents recueils pub­liés aux édi­tions Rougerie. Pen­sons à Table sim­ple (2015), Let­tre en abyme (2016) et D’une douceur écorchée (2020) qui se con­stru­isent notam­ment autour du motif de l’oiseau, de l’interrogation qu’il porte en son sein. Celle-ci est tant d’une sim­plic­ité désar­mante que d’une den­sité blessante, car « ce qui tra­verse le chaos / ressem­ble à un oiseau ». Con­tin­uer la lec­ture

Poésie et profondeur

Serge NUÑEZ TOLIN, Les mots sont une foudre lente, Rougerie, 2023, 13 €, ISBN : 978–2‑85668–421‑4

nunez tolin les mots sont une foudre lenteSerge Nuñez Tolin est né à Brux­elles en 1961 de par­ents immi­grés d’Espagne au début des années cinquante. Il a pub­lié aux édi­tions le Cormi­er : Silo (2001) ; Silo II (2002) ; Silo III  (2003) ; Silo IV (2004) et L’interminable évi­dence de se taire (2006). Il a ensuite pub­lié chez Rougerie : L’ardent silence (2010) ; Nœud noué par per­son­ne (2012) ;  Fou, dans ma hâte (2015) ; La vie où vivre (2017) ; Près de la goutte d’eau sous une pluie drue (2020) et ce récent Les mots sont une foudre lente (2023). Auteur dis­cret au ton per­son­nel, il a con­stru­it une œuvre rigoureuse où le poème inter­roge par ful­gu­rance : « Les mots ne sépar­ent pas du temps, ils sont comme une gifle » mais aus­si par réflex­iv­ité : « Tout ici — les mots et les choses — n’a‑t-il pas le même poids ? Cette chose du réel qui finit tou­jours par retomber dans sa dis­pari­tion. » Chez Nuñez Tolin, le poème se présente comme une trace « n’allant nulle part ». Pour­tant, la néces­sité de dire et de not­er trou­ve son orig­ine dans « ce qu’on écoute » et l’intime pressen­ti­ment du néant. Il y a une forme de sim­plic­ité et de mys­tère dans cette poésie économe en images et ori­en­tée vers le ques­tion­nement de l’être. Dans la lignée d’un Philippe Jac­cot­tet, Serge Nuñez Tolin pour­suit une médi­ta­tion sur le sens de la vie, du rap­port à l’autre, à l’écriture : Con­tin­uer la lec­ture

De l’immatériel

Gas­pard HONS, Invis­i­bles cordées, Rougerie, 2021, 12 €, ISBN : 978–2‑85668–404‑7

hons invisibles cordeesLa vie que tu t’offres
– Une his­toire fêlée – Un
Objet de brève éter­nité
Naître pilote pre­mier
Devoir se débar­rass­er de soi
– Comme d’une let­tre -
Écrite en langue étrangère

Invis­i­bles cordées de Gas­pard Hons est, comme le titre le donne à pressen­tir, placé sous le signe de l’énigme. Non une énigme que le poète détiendrait pour lui seul, ni un mys­tère caché pour le lecteur – mais une énigme partagée, celle qui nous rassem­ble peut-être au sein de notre con­di­tion d’humains. En fil­igrane des pages, des poèmes sen­si­bles et tac­i­turnes, se devine la dis­cré­tion et la qual­ité de présence du poète Gas­pard Hons, décédé en 2020. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’insignifiant jouxte l’essentiel

Serge NÚÑEZ TOLIN, Près de la goutte d’eau sous une pluie drue, Rougerie, 2020, 70 p., 13 €, ISBN : 978–2‑85668–407‑8

Tel qu’il se révèle à petites touch­es dans ce nou­veau recueil, l’au­teur n’est pas un écorché vif ou un parangon de l’an­goisse exis­ten­tielle, tant s’en faut. Au gré de nom­breuses vari­antes, le thème de l’Ac­cord en effet ne cesse de se ren­forcer en se répé­tant au fil des pages : con­nivence du poète avec la nature en ses aspects les plus hum­bles, bouf­fées de joie, sen­ti­ment apaisant d’ex­is­ter, « nuit resplendis­sante de la présence », intu­itions de la total­ité et de la beauté, bon­heur comme « risque » à pren­dre ou, plus sim­ple­ment, comme cet accueil du matin qui se fait en moi autant qu’au dehors. Ain­si le texte de Flaubert qui ouvre la sec­onde par­tie rêve-t-il d’une assim­i­la­tion com­plète avec le monde naturel. Même un bref moment de mélan­col­ie ne suf­fit pas à fis­sur­er la con­fi­ance. Le plus sur­prenant, dans tout ceci, est la bonne adéqua­tion du lan­gage ver­bal au réel : « les mots rejoignent ce qu’ils désig­nent. Tout s’ac­corde alors que je par­le, chaque mot fait mouche et les choses reçoivent, avec le nom qu’on leur a don­né, notre présence recon­duite » ; « pass­er les mots par la prairie du réel. […] S’a­juster au réel, ce qu’on ne cesse de faire ». On le con­state, leçon d’at­tente, d’at­ten­tion et de patience, la poésie de Serge Núñez Tolin tranche forte­ment avec une ten­dance dom­i­nante ces dernières décen­nies : l’ex­trême dif­fi­culté de trou­ver une entente sta­ble avec soi-même, con­di­tion pour­tant indis­pens­able pour faire la paix avec le monde extérieur et les autres, l’i­nadéqua­tion rad­i­cale des mots jouant dans ce mal-être un rôle décisif. Con­tin­uer la lec­ture

Et du dépl(o)iement

Un coup de cœur du Car­net

Marc DUGARDIN, D’une douceur écorchée. Jan­vi­er 2016 — Décem­bre 2018, suivi d’une approche par Vin­cent Tholomé, Rougerie, 2020, 13 €, ISBN : 978–2‑85668–408‑5

[…]
par où com­mencer
n’est pas
une ques­tion d’oiseau

Par où com­mencer, par quel bout pren­dre notre exis­tence, com­ment com­pos­er avec notre « mémoire d’être né », avec quel silence con­juguer notre parole, com­ment faire entr­er notre grande soif de vivre dans notre étroit gosier, où « […] c’est la honte qu’ils ont enfon­cée »? Ces ques­tions émer­gent sans doute à la lec­ture du recueil D’une douceur écorchée de Marc Dugardin (Édi­tions Rougerie). Con­tin­uer la lec­ture

La poésie est-elle possible après le génocide ?

Nico­las GRÉGOIRE, Tra­vail de dire, Rougerie, 2019, 62 p., 12 €, ISBN : 978–2‑85668–406‑1

« Écrire un poème après Auschwitz est bar­bare, et de ce fait affecte même la con­nais­sance qui explique pourquoi il est devenu impos­si­ble d’écrire aujour­d’hui des poèmes » (Theodor Adorno, Prismes). Bien­tôt célèbre, cette affir­ma­tion de 1955 don­na lieu à de vir­u­lentes dis­cus­sions où s’il­lus­tra notam­ment un Paul Celan. L’ef­froi sus­cité par la décou­verte de la bar­barie nazie rendait en effet inac­cept­able la réac­ti­va­tion de l’ac­tiv­ité cul­turelle et artis­tique antérieure, laque­lle n’avait pu empêch­er quoi que ce soit. Ain­si, écrit encore Adorno, « les artistes authen­tiques du présent sont ceux dont les œuvres font écho à l’hor­reur extrême » (Mod­èles cri­tiques). Or, voici que le géno­cide rwandais de 1994 a eu pour effet d’en­gen­dr­er avec acuité – le pub­lic étant infor­mé qua­si en direct – des réac­tions ana­logues : sidéra­tion muette, choc émo­tif, recours à des for­mules stéréo­typées (« sauvagerie », « folie meu­trière », « cru­auté », etc.), honte envers les rescapés, sen­ti­ment de cul­pa­bil­ité. Vint ensuite le vouloir-com­pren­dre, qui se nour­rit de témoignages, de reportages, de travaux his­to­riens, d’en­quêtes judi­ci­aires : sur­saut ratio­nal­iste hon­or­able qui n’en étouffe pas moins les émo­tions ini­tiales, por­teuses d’une cer­taine vérité autant que d’une évi­dente impuis­sance. Mais, devant des dévoiements aus­si ter­ri­fi­ants, existe-t-il une “bonne” atti­tude ? Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on rencontre un être qui marche avec les autres

Un coup de cœur du Carnet

Marc DUGARDIN, Notes sur le chantier de vivre, Rougerie & Cen­trifuges, 2017, 194 p., 13 €, ISBN : 978–2‑9544587–9‑3

dugardin notes sur le chantier de vivreMarc Dugardin est un chantier per­pétuel. Un être qui marche avec les autres. En tant qu’homme, en tant que poète. Tout qui suit de près ses pub­li­ca­tions le devine : de livre en livre, se des­sine une ligne sou­ple, var­iée, vari­ante. Une ligne creu­sant patiem­ment un sil­lon. S’ap­puyant sans cesse sur ce qui compte. Sur ce qui porte Marc Dugardin. L’aide à pour­suiv­re. À con­cevoir une belle route. Ce sont les ami­tiés fortes. Les musiques qu’il écoute. Les révoltes qui gron­dent en lui. Les con­nivences avec les autres poètes, écrivains, qu’ils soient morts ou vivants. L’in­fail­li­ble curiosité qui l’anime. Les ques­tions et préoc­cu­pa­tions qui le turlupinent, voire le passé qui le tour­mente. Con­tin­uer la lec­ture

L’accent du vrai

Françoise LISON-LEROY, Le temps tar­mac, Rougerie, 2017, 56 p., 16,00 Ꞓ, ISBN : 978–2‑85668–396‑5

lison leroy le temps tarmacLe nou­veau recueil de F. Lison-Leroy com­porte sept par­ties d’im­por­tance iné­gale. Les deux pre­mières, ain­si que la cinquième, con­sis­tent en un seul poème ver­si­fié de deux pages. Par con­tre, les sec­tions III, IV et VI groupent respec­tive­ment cinq, onze et sept poèmes en prose. Enfin, cinq poèmes en vers com­posent la dernière par­tie. L’im­pres­sion pré­vaut que l’ensem­ble fut con­stru­it avec grand soin, sans qu’on dis­cerne aus­sitôt la fonc­tion de cette archi­tec­ture. Or, il en va de même en ce qui con­cerne l’écri­t­ure, vis­i­ble­ment soutenue par une grande fer­meté intérieure, mais jouant à l’en­vi du dis­con­tinu et de l’im­prévis­i­ble, au risque de désarçon­ner. Peu ou prou de clichés lyriques, de for­mules con­v­enues, d’é­tats d’âme romanesques aux­quels s’ac­crocher paresseuse­ment : mal­gré la grande sobriété des moyens lan­gagiers, la poésie de F. Lison-Leroy est secrète, exigeante pour elle-même autant que pour le lecteur. Con­tin­uer la lec­ture

Trouver sa veine

Serge NUÑEZ TOLIN, La vie où vivre, Rougerie, 2017, 13 €, ISBN : 978–2856683941

nunez tolinSerge Nuñez Tolin pour­suit depuis plusieurs années un intéres­sant tra­vail poé­tique, per­son­nel et atyp­ique. Une poésie qu’il pub­lie chez des édi­teurs comme Le Cormi­er ou Rougerie, des édi­teurs ayant en  com­mun une même vision de l’art poé­tique et du livre-objet (qui se mar­que aus­si – en clin d’œil — dans l’absence de rog­nages des cahiers). Deux ans après Fou dans ma  hâte et cinq ans après l’excellent Nœud noué par per­son­ne, Serge Nuñez Tolin revient avec un recueil assez sim­i­laire aux autres, La vie où l’autre, tou­jours édité chez Rougerie. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on assiste en direct à l’invention de l’amour

Un coup de cœur du Carnet

Marc DUGARDIN, Let­tre en abyme, Rougerie, 2016, 70 p., 13 €   ISBN : 978–2‑85668–390‑3

dugardinUn jour, nous nais­sons. Sommes enfan­tés par nos mères. Sommes lancés dans ce monde. Pour le meilleur comme pour le pire. Cha­cun, cha­cune, s’en sort ensuite comme il ou elle peut. Cer­tains et cer­taines en écrivent des livres. Juan Gel­man aura été un de ces poètes. Marc Dugardin en est un autre. Sa Let­tre en abyme peut être lue, entre autres choses, comme un hom­mage à Let­tre à ma mère de Gel­man, ce frère d’écri­t­ure, pour ain­si dire.

C’est que tous deux ont un « œuf à pel­er ». Une his­toire à vider avec leurs mères mortes. Ces boules de peur et de haine. Ces êtres qui, à leurs corps défen­dant, auront, en même temps que la vie, « fait cadeau » à leurs fils de leurs vieilles casseroles. Vieilles peines. Vieilles marottes qui vous bouf­fent l’ex­is­tence. Taris­sent aisé­ment les élans. Con­tin­uer la lec­ture

Vous avez fait votre métier de poète…

Un coup de coeur du Carnet
Mélanie GODIN

hennartCe recueil posthume paraît près de dix ans après la mort de Mar­cel Hen­nart aux édi­tions Rougerie. Com­posé de deux suites de poèmes inédits, il est pré­facé par un autre auteur mai­son, Marc Dugardin. Dans cette pré­cieuse petite rétro­spec­tive, Dugardin souligne avec un ton où l’on devine qu’il a bien con­nu l’auteur quelques élé­ments car­ac­térisant la voix du poète dis­paru. On y apprend qu’il était pas­sion­né par l’Espagne, à l’instar de Fer­nand Ver­he­sen et d’Edmond Van­der­cam­men. La par­tie inti­t­ulée De jas­min et de lumière en témoigne puisqu’il s’agit d’une plongée dans l’Espagne de Fed­eri­co Gar­cia Lor­ca. Sur une terre pleine de con­trastes et mar­quée au fer rouge par la guerre civile de 1936, se mêle au sang, aux com­bats et aux larmes, une nature com­posée d’oliviers, de fenouil, de fleurs blanch­es, mais aus­si de soleil aride et de mirages de mer : Con­tin­uer la lec­ture

Kaléidoscope du présent

Serge NUNEZ TOLIN, Fou, dans ma hâte, Limo­ges, Rougerie, 2015, 87 p.

nunez tolinLe livre s’ouvre avec l’intention d’écrire des mots d’amour. Mais le chaos du monde actuel n’a pas favorisé l’exploration de ce ter­reau-là. Loin des sen­ti­ments amoureux, la langue du poète a creusé un autre chemin, pro­filé par l’émergence presque immé­di­ate du titre dans sa tête : Fou, dans ma hâte. Con­tin­uer la lec­ture