Archives par étiquette : Daniel Salvatore Schiffer

Si je t’oublie Afghanistan

Daniel Sal­va­tore SCHIFFER, Afghanistan. Chroniques de la Résis­tance, Sam­sa, 2022, 105 p., 16 €, ISBN : 978–2‑87593–412‑3

schiffer afghanistan chroniques de la resistancePré­facé par Ali Maisam Nazary, porte-parole inter­na­tion­al et délégué aux Affaires étrangères du Front Nation­al de la Résis­tance d’Afghanistan (sous l’autorité d’Ahmad Mas­soud, fils du com­man­dant Mas­soud) et par Obaidul­lah Mah­di, mem­bre du FNR, Afghanistan. Chroniques de la Résis­tance rassem­ble les nom­breuses tri­bunes publiques que Daniel Sal­va­tore Schif­fer a rédigées dès l’été 2021 lors de la prise de Kaboul par les Tal­ibans et leur retour au pou­voir. Philosophe, essay­iste, auteur de nom­breux ouvrages sur le dandysme, sur Oscar Wilde, Lord Byron, sur l’esthétique, d’essais poli­tiques (Tes­ta­ment du Koso­vo. Jour­nal de guerre ; Ruines de l’Intelligence. Les Intel­lectuels et la guerre en ex-Yougoslavie ; Requiem pour l’Europe. Zagreb, Bel­grade, Sara­je­vo…), Daniel Sal­va­tore Schif­fer inter­roge la « ques­tion afghane » sous une mul­ti­tude de focales : analy­ses géopoli­tiques, appels à la lib­erté pour le peu­ple afghan, dénon­ci­a­tions des manœu­vres des pays occi­den­taux et des puis­sances lim­itro­phes, dessous des cartes de la Realpoli­tik, désac­cords et con­flits d’intérêt entre la poli­tique, le poli­tique comme mou­ve­ment et l’éthique, l’humanitaire. Les cam­pagnes et les mobil­i­sa­tions aux côtés du Front Nation­al de la Résis­tance d’Afghanistan en faveur de la défense des lib­ertés des citoyens afghans com­posent la lame de fond de l’ouvrage. Con­tin­uer la lec­ture

L’astre Léonard de Vinci

Daniel Sal­va­tore SCHIFFER, Divin Vin­ci, Léonard de Vin­ci, L’Ange incar­né, Erick Bon­nier, 2019, 405 p., 22 €, ISBN : 978–2‑36760–169‑4

À l’occasion du 500ème anniver­saire de la mort de Leonar­do da Vin­ci, le philosophe et écrivain Daniel Sal­va­tore Schif­fer, grand spé­cial­iste du dandysme, inter­roge l’œuvre, la vie, la pen­sée de celui qui incar­ne l’humanisme de la Renais­sance. Pein­tre, sculp­teur, archi­tecte, poète, ingénieur, inven­teur, philosophe human­iste… c’est sous l’angle de l’universalité de son génie que Daniel Sal­va­tore Schif­fer appréhende l’astre Léonard de Vin­ci. S’appuyant sur les écrits de l’artiste — son Traité sur la pein­ture, ses Codex, car­nets, jour­naux sou­vent rédigé dans une écri­t­ure spécu­laire … —,  revis­i­tant l’œuvre (La Joconde, La Cène, La bataille d’Anghiari, Léda et le cygne, Bac­chus, Saint jean Bap­tiste…), Divin Vin­ci, Léonard de Vin­ci, L’Ange incar­né explore la syn­thèse des arts et des sci­ences mise en œuvre par celui qui, faisant de la pein­ture une « cosa men­tale », une chose men­tale, la dotait, par-delà sa fonc­tion esthé­tique, d’une fonc­tion cog­ni­tive. « Dessin­er, c’est con­naître » écrivait-il. Loin de s’en tenir à la seule étude des influ­ences ayant mar­qué Vin­ci (pen­sée pla­toni­ci­enne, néo­pla­ton­isme, appren­tis­sage de la pein­ture avec Andrea del Ver­roc­chio…), Daniel Schif­fer mon­tre les inven­tions tech­niques et esthé­tiques qui en font le loin­tain précurseur des impres­sion­nistes (la fameuse inno­va­tion pic­turale du sfu­ma­to), ou des préraphaélites et des sym­bol­istes (la fig­ure de l’androgynie). Con­tin­uer la lec­ture

Mort, où est ta victoire ?

Daniel Sal­va­tore SCHIFFER, Traité de la mort sub­lime. L’art de mourir de Socrate à David Bowie, Alma, 2018, 340 p., 20 €, ISBN : 978–2‑36279–249‑6

schiffer traite de la mort sublime« La mort vien­dra / et elle aura tes yeux », écrivait le poète Cesare Pavese qui, comme bien d’autres exténués de l’existence, déci­da d’en finir, par défen­es­tra­tion, avec le méti­er de vivre… Ces mots vous revien­dront sans doute à l’esprit dès que vous crois­erez, en cou­ver­ture du dernier opus de l’essayiste et philosophe Daniel Sal­va­tore Schif­fer, le regard vairon recon­naiss­able entre mille de David Bowie, qui vous fixe en manière de bravade. Bowie. Une tra­jec­toire qui a zébré la fin d’un siè­cle et le début du suiv­ant d’un éclair rouge et bleu. Un météore devenu mythe, et dont l’esthète Schif­fer s’empare comme ultime exem­pla de l’attitude en tout point noble, à adopter face à la tombée de la plus Grande Nuit. Con­tin­uer la lec­ture

« Tu sais que tu es… dandy comme Bowie »

Daniel Sal­va­tore SCHIFFER, Petit éloge de David Bowie. Le dandy absolu, Édi­tions François Bourin, 180 p.

Le 10 jan­vi­er 2016, quand est tombée la nou­velle du décès de David Bowie, des mil­lions de per­son­nes à tra­vers le monde ont sen­ti qu’elles per­daient un proche. Cha­cune d’entre elles avait son Bowie : le punk émacié ou le beau gosse stylé, le mâle à l’irrésistible regard vairon ou l’androgyne out­rageuse­ment maquil­lé, le rouquin flam­boy­ant ou le blond aryanisé, le musi­cien ou l’acteur, la bête de scène ou la star de clip ; il y a les fans qui ne jurent que par Zig­gy Star­dust et voient advenir la cor­rup­tion de leur idole avec le star sys­tem au mitan des années 70, ceux qui lar­moient en enten­dant à la radio ses suc­cès plus com­mer­ci­aux sur lesquels ils se sont déhanchés, de Let’s dance à Chi­na girl, enfin ceux qui l’ont décou­vert sur le tard, alors qu’il était déjà un « clas­sique ». Con­tin­uer la lec­ture