Archives par étiquette : Alma

Polyphonie du combat

Un coup de cœur du Car­net

Lucas BELVAUX, Les tour­men­tés, Alma, 2022, 352 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑36279–608‑1

belvaux les tourmentésSol­dat, avant d’être légion­naire puis mer­ce­naire, Skender ren­tre trau­ma­tisé de toutes ces guer­res où il a tué et vu mourir. Impos­si­ble pour lui de repren­dre la vie tran­quille qu’il menait avec sa femme et ses enfants. Sa vio­lence fait peur, il doit quit­ter le domi­cile con­ju­gal. Pour aller où ? Chez sa mère, les reproches sont sans fin. La haine est trop grande.  

Sans emploi ni mai­son. Sans rai­son d’être. Sans ver­gogne. Il erre dans les bois autour de la ville jusqu’à ce que Max le retrou­ve. Con­tin­uer la lec­ture

Mort, où est ta victoire ?

Daniel Sal­va­tore SCHIFFER, Traité de la mort sub­lime. L’art de mourir de Socrate à David Bowie, Alma, 2018, 340 p., 20 €, ISBN : 978–2‑36279–249‑6

schiffer traite de la mort sublime« La mort vien­dra / et elle aura tes yeux », écrivait le poète Cesare Pavese qui, comme bien d’autres exténués de l’existence, déci­da d’en finir, par défen­es­tra­tion, avec le méti­er de vivre… Ces mots vous revien­dront sans doute à l’esprit dès que vous crois­erez, en cou­ver­ture du dernier opus de l’essayiste et philosophe Daniel Sal­va­tore Schif­fer, le regard vairon recon­naiss­able entre mille de David Bowie, qui vous fixe en manière de bravade. Bowie. Une tra­jec­toire qui a zébré la fin d’un siè­cle et le début du suiv­ant d’un éclair rouge et bleu. Un météore devenu mythe, et dont l’esthète Schif­fer s’empare comme ultime exem­pla de l’attitude en tout point noble, à adopter face à la tombée de la plus Grande Nuit. Con­tin­uer la lec­ture

Lire ou relire Jean Ray ? Oui et oui

Un coup de coeur du Carnet

Jean RAY, Les con­tes du whisky, Paris, Alma, 2016, 283 p., 18 €
Jean RAY, La cité de l’indicible peur, Paris, Alma, 2016, 253 p., 18 €

ray whiskyLa ques­tion de la disponi­bil­ité des droits ayant trou­vé une solu­tion, les édi­tions Alma se lan­cent aujourd’hui dans un néces­saire et ambitieux pro­gramme de réédi­tions de Jean Ray. Comme le dit Arnaud Hufti­er, maître d’œuvre de ce tra­vail, on a mal­heureuse­ment per­du une généra­tion de lecteurs. Il faut main­tenant ten­ter de réim­pos­er le nom de Jean Ray dans l’univers fran­coph­o­ne dont il était presque totale­ment absent depuis la fin des années 80 et les pub­li­ca­tions chez NéO, si l’on excepte les trois titres disponibles dans la col­lec­tion Espace Nord. Par con­tre, il n’a jamais cessé d’être édité dans d’autres langues et est encore con­sid­éré aujourd’hui, en dehors du domaine fran­coph­o­ne, comme un auteur majeur de la lit­téra­ture et pas seule­ment de la lit­téra­ture de l’étrange. Con­tin­uer la lec­ture