Archives par étiquette : Double ponctuation édition

Tout a changé à Berlin

Claire OLIRENCIA DEVILLELa nuit Berlin, Dou­ble ponc­tu­a­tion, coll. « Guillemets », 2024, 148 p., 18 €, ISBN : 978–2‑490855–62‑9

olirencia deville la nuit berlinEn quelques décen­nies, tout a changé à Berlin. En une nuit, tout a changé aus­si pour la nar­ra­trice de ce pre­mier roman de Claire Oliren­cia Dev­ille, Française instal­lée à Brux­elles. L’amour est une chose étrange. L’amour rend le monde intem­porel. Plus encore dans le Berlin artis­tique quand la nuit s’en empare. C’est ce cock­tail d’amour et de nuit qui va entraîn­er Nina Hell­man, appren­tie danseuse, dans une « spi­rale malé­fique ». Con­tin­uer la lec­ture

Que faire ?

Claire Oliren­cia DEVILLE, Puisque c’est la fin du monde, Dou­ble ponc­tu­a­tion, 2023, 102 p., 12 €, ISBN : 9782490855605

deville puisque c'est la fin du mondeQue faire, que crier face à un monde qui som­bre, qui s’enfonce dans la musique de la fin ? Que faire de ses rêves, de sa rage, des arcs-en-ciel de colère qui étran­g­lent les jours et les nuits ? Après deux romans Les poupées sauvages (Édi­tions Délir­i­um), Les cit­rons (Éd. Mur­mure des soirs), Claire Oliren­cia Dev­ille délivre dans Puisque c’est la fin du monde un ensem­ble de textes pul­sés par l’aspiration à un autre monde, le con­stat dés­espéré d’un « trop tard », la dénon­ci­a­tion vir­u­lente des mécan­ismes d’aliénation, des lois de l’oppression et du prof­it qui mènent l’humanité droit dans le gouf­fre. Le recueil s’ouvre sur le texte « Demain », lequel aus­culte une dou­ble ago­nie, celle d’un vieux monde « sex­iste homo­phobe et raciste », d’un patri­ar­cat ver­moulu et celle du monde ani­mal, végé­tal, minéral, océanique. « Demain » trône en ouver­ture parce que, nous dit l’autrice, il n’est pas cer­tain que demain éclose. La révolte, l’insurrection côtoient l’asphyxie ; les impass­es du con­tem­po­rain saut­ent à la gorge des lecteurs. Les phras­es cour­tes, per­cus­sives de Claire Dev­ille dansent sur les failles, sur le refus d’enterrer les rêves d’émancipation. Con­tin­uer la lec­ture