Béatrice RENARD, Sauf quand elle danse, Murmure des soirs, 2025, 280 p., 22 €, ISBN : 9782931235287
Après son roman Cavales paru en 2021 aux mêmes éditions, Béatrice Renard, historienne de formation, dans son roman Sauf quand elle danse, n’hésite pas à nous faire descendre, avec un talent romanesque consommé, dans la terrible histoire d’un pianiste centenaire, abandonné à sa naissance par sa mère Suzanne. Celle-ci, détruite par le massacre de sa famille lors de l’occupation ennemie à Liège pendant la Première Guerre mondiale, est désarticulée, littéralement jetée hors d’elle par ces temps obscurs. Pour survivre, elle a choisi la danse comme façon de tenir debout, une manière de résilience pulsionnelle. Cet art premier, cet art sacré, cet art qui engage tout entier le corps et l’esprit de la danseuse. Continuer la lecture

L’ouvrage Déclinaisons du quotidien, de l’autrice, danseuse et enseignante-chercheuse Agathe Dumont, décline toutes les étapes de recherches qui ont présidé à l’écriture de ce livre, consacré à la danse.
Que reste-t-il, en effet, que nous reste-t-il, lorsque le nihilisme d’une époque se déchaîne ? Je m’interdis de dire qu’il ne reste rien. La chorégraphe que je suis se doit de répondre : il nous reste notre corps. Notre corps nu.
L’histoire de Chantal-Iris Mukeshimana, Relève-toi et danse, s’ouvre sur les images d’une enfance heureuse, rythmée par les saisons, dans un village du Rwanda, au sein d’une famille de quatre enfants dont la mère est l’âme.
Les Femmes de Lettres belges existent, on le sait. De tout style, de toute encre, mais aussi de tout temps ; cela, on le sait moins. Le genre (avec toute la délicatesse qu’impose le maniement de ce terme), en lui-même, ne suffit pas à conférer une quelconque valeur à une production artistique. Certes. Mais il ne peut en aucun cas contribuer à lui ôter visibilité, reconnaissance ou/et légitimité. C’est en cela que la démarche de la nouvelle maison d’édition « Névrosée » s’avère essentielle, et juste : empêcher l’éclipse d’auteures tenues dans l’ombre, par le biais de rééditions de textes importants. Parmi ces énergies scripturales multiples, diverses, bigarrées mises en avant dans la collection « Femmes de lettres oubliées », le Nu-tête d’Anne François est porteur d’ondes intenses et crues.
Pierre Coran, auteur incontournable en littérature jeunesse, a déjà réalisé plusieurs adaptations de textes majeurs du théâtre ou de ballet pour la jeunesse : citons par exemple l’album
En lisant le roman Le ballet des retardataires (Tokyo, tambours et tremblements), nous marchons avec Maïa Aboueleze en plein cœur de Tokyo où l’autrice s’est immergée durant plusieurs mois pour perfectionner sa connaissance du taïko, une discipline qui la passionne et qui englobe à la fois la pratique du tambour, de la danse, des arts martiaux et de la méditation.
L’anagramme de sardane, c’est dansera. Un cercle de garçons et de filles, de mèches, allumées par la fébrilité des mains qui bien se tiennent, bras tendus à la perpendiculaire du corps, buste droit et jambes autonomes ; les danseurs se touchent des yeux et se mesurent sur le pavé des places publiques par petits pas syncopés, répétés et synchrones jusqu’au tournis destiné. 
In utero, Barberine Blin fait déjà des chorégraphies. Parée d’une improbable grenouillère en éponge avant même le premier plié, elle trouve au chat bien plus d’élégance qu’à ses semblables. Après le temps tardif de la marche, vient enfin l’accession au domaine tant fantasmé de la danse. Sous l’égide de M. Simon, arrive la discipline drastique imposée au corps. Tout organisme soumis aux cinq positions de la danse classique doit en effet allonger la nuque, redresser le dos… et de préférence, développer a minima ses protubérances mammaires. Voilà où le bât blesse : les gènes de Barberine lui ont donné le sein évident. Sous les étoffes, Sinistre et Dextre n’ont pourtant aucunement l’intention de s’en laisser compter par leur hôtesse apprentie rat de l’opéra. Elle aura beau s’affamer et user de bandages, les deux mamelons prendront la parole avec volupté et occuperont le terrain un chapitre sur deux. N’hésiteront pas à bourgeonner à qui mieux mieux, à se pâmer lorsque leur jeune propriétaire vivra des rapprochements avec l’autre sexe. Toute à sa vocation exigeante, Barberine réfrène souvent ses propres désirs quand ses roberts, eux, ne cherchent qu’à s’épanouir davantage.
L’histoire de ce livre ne commence pas par « Il était une fois », mais par « Il y a des lunes et des lunes, dans un pays de légendes ». Ainsi, Pierre Coran nous fait-il entrer dans le monde des contes, où le jeune prince Siegfried, arrivé en âge de se marier, tombe follement amoureux d’Odette, une mystérieuse jeune femme victime d’une terrible malédiction : pour avoir refusé d’épouser un sombre sorcier, elle a été métamorphosée en cygne et ne retrouve son apparence humaine qu’une fois la nuit tombée. Le prince fait le serment de délivrer Odette et de l’épouser. C’est sans compter sur l’ingéniosité malfaisante du sorcier et de sa fille Odile, au plumage aussi noir que l’âme de son père, mais en tout point semblable à Odette, le cygne blanc.
Savez-vous danser le tango?
Qui est ce personnage au cœur du roman de Nicole Verschoore, Stéphane 1956 ?