Un coup de cœur du Carnet
Barbara ABEL, Ici s’arrête le monde, Récamier, 2025, 368 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782385772130
Bruxelles, un samedi comme les autres. La famille recomposée d’Hélène et de Raphaël est autour de la table pour fêter un anniversaire quand éclate un bruit sourd, rapidement suivi d’autres, et que la ville se trouve soudainement plongée dans le noir, laissant ses habitants interdits. Par les fenêtres, on aperçoit de grandes flammes tandis que des explosions se multiplient. Un bombardement ! Très vite s’impose le réflexe de descendre dans les caves de l’immeuble, muni du strict nécessaire, où l’on retrouve d’autres habitants. Il n’y a plus d’électricité, les réseaux de téléphonie sont inactifs, les batteries se vident. Il faut attendre l’aurore et une trêve dans les tirs pour partir aux nouvelles, constater les dégâts à l’entour et l’absence de toute information sur la nature des faits. La nuit suivante, les bombardements reprennent avec violence, nourrissant la conviction qu’il faut fuir la ville. Mais les problèmes à résoudre pour y parvenir sont nombreux et les imprévus plus encore …. Continuer la lecture



Plus lumineux et clair que le violet dans la gamme duquel il se décline, le mauve, équilibrant l’ardeur rouge et la sérénité bleue, symbolise dans le monde ésotérique la transformation spirituelle, l’intuition et la sagesse, la créativité et l’imagination. Élégante vivace estivale, la mauve, son homonyme féminin, parsème les sols de bouquets joyeux quand, en breuvages infusés, elle ne tapisse pas de douceur les gorges irritées et d’apaisement les digestions compliquées. Mauve, c’est le prénom que porte l’héroïne de Victoire de Changy, comme s’il avait été pensé lettre par lettre en attente de son âme. C’est sa mère synesthète qui a braillé ce nom à sa naissance, et il lui va comme un gant, à elle, la fille de la flamboyante Anna et des tranquille papa et solide pépa, elle qui navigue entre ces chromatiques froides et chaudes teintant sa personnalité. Velouté extérieur du mauve, robustesse intérieure de la mauve.
« Il me faut un lieu pour écrire




Créé en 1913, le personnage de Barnabooth, voyageur libre et délicat, nous entraîne à travers l’Europe du début du 20e siècle. Sous la plume précieuse de Valery Larbaud, les villes du vieux continent se succèdent, se déplient, de Moscou à Londres, de Paris à Berlin. Occasion pour Barnabooth de dessiner une cartographie intime et personnelle que le lecteur devine au fil des fragments compilés du journal et des poèmes. L’un de ceux-ci éclaire particulièrement le contexte sentimental dans lequel s’effectue cette traversée,