Archives par étiquette : écologie

Keelbeek libre. Contre la prison de Haren

Ni prison, ni béton. Contre la maxi-prison de Bruxelles et son monde, Collectif Vrije Keelbeek Libre et Maesltröm, 2019, 321 p., 20 €

Il est au pouvoir de certains livres de faire souffler un vent de liberté tant sur la société que sur la bibliothèque du monde. Livre-action, livre zadiste, Ni prison, ni béton décoche une salve de résistance qui, espérons-le, mettra le feu à tout ce qui nous entrave. Dispositif de textes, d’archives, de plans, cet ouvrage retrace les étapes d’une lutte toujours en cours contre le projet de méga-prison à Haren. Le sous-titre indique la teneur de l’enjeu : en s’opposant à ce projet, la mobilisation du collectif Vrije Keelbeek Libre entend récuser le monde qu’il incarne. Au-delà du combat contre l’implantation d’un gigantesque ensemble pénitentiaire sur un terrain en friche de 18 hectares à Haren, Ni prison, ni béton est solidaire de toutes les initiatives citoyennes qui refusent la bétonisation des forêts, des corps et des consciences. Qui bitume la nature, les champs, les bois travaille à goudronner les esprits. Continuer la lecture

Gaïa s’en va-t-en guerre

Véronique BERGEN, Guérilla, ONLiT, 2019, 176 p., 14 € / ePub : 4.49 €, ISBN : 978-2-87560-112-4

Qui ne connaîtrait de Véronique Bergen que ses contributions au Carnet et les Instants (des textes récents sur Isabelle Stengers ou la collapsologie théorisée par Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle, notamment) pressentirait déjà le haut intérêt, sinon l’engagement, de l’écrivaine et philosophe pour la cause écologique et la défense d’une planète que l’exploitation humaine menace d’épuisement. De cette implication, elle donne une nouvelle illustration avec, cette fois, un court roman, Guérilla, paru dans l’élégant petit format des éditions ONLiT.

Continuer la lecture

Les coulisses d’une série noire

Nicolas FLORENCE, À la gorge, Librairie-Galerie Racine, 2018, 290 p., 15 €, ISBN : 978-2-24304-674-

À la gorge. Le titre a de quoi nous saisir. Le livre de Nicolas Florence, tout autant.

Il s’ouvre par une rafale de meurtres sur le campus de l’université de B., présentant de troublants points communs. Les victimes – quatre filles, un garçon – sont de jeunes chercheurs universitaires, attachés à la faculté des Sciences, section Géographie, proches de Greenpeace, certains venus de l’étranger, telle Rachel, de l’université de Tel Aviv, qui s’est vu proposer un poste de doctorante à B., dans le cadre d’une recherche très pointue sur l’écologie en Antarctique. Retrouvés étranglés, en partie dévêtus, dépouillés de papiers d’identité, à la veille de s’engager dans cette recherche scientifique, sous la conduite du professeur Gladys du Pertuis. Continuer la lecture