Éric ALLARD, Grande vie et petite mort du poète fourbe, Cactus Inébranlable, 2021, 70 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–054‑8
Éric Allard est une figure discrète mais importante du microcosme littéraire belge : on lui doit une œuvre décalée, dédiée à la forme courte (nouvelles, aphorismes, poésies), au clin d’œil, au doute, au grincement, mais, tout autant, l’animation d’une plateforme littéraire collective, Les belles phrases, offrant une alternative indépendante de haut niveau à la médiation classique mais aussi aux blogs (trop) personnels.
Côté création, les précédentes publications de l’auteur étaient des réussites : La maison des animaux, une fiction enjouée chez Lamiroy en 2020, et Les écrivains nuisent gravement à la littérature, déjà au Cactus Inébranlable, en 2017. Grande vie et petite mort du poète fourbe, on peut le deviner dès le titre, prolonge la séquence ouverte avec ce dernier opuscule et va venir titiller les travers du milieu littéraire. Un liminaire décapant le confirme : Continuer la lecture →