Archives par étiquette : Éric Allard

Le chant de la fraternité

Éric ALLARD, La blessure du blé, pré­face de Philippe Leuckx, cou­ver­ture de Claire Mériel, Cygne, 2023, 49 p., 10 €, ISBN : 9782849247174

allard la blessure du bléLe dernier recueil en date du poète Éric Allard, La blessure du blé, rend compte d’un dou­ble univers : celui de la dis­pari­tion et, dans la même per­ma­nence, des désirs inex­tin­guibles de notre présence ici-bas. Dans un lan­gage qui devient, de recueil en recueil, la langue orig­i­nale de l’au­teur, il nous laisse enten­dre la chan­son de la mélan­col­ie joyeuse. Con­tin­uer la lec­ture

Ego ergo sum ?

Éric ALLARD, Grande vie et petite mort du poète fourbe, Cac­tus Inébran­lable, 2021, 70 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–054‑8

allard grande vie et petite mort du poete fourbeÉric Allard est une fig­ure dis­crète mais impor­tante du micro­cosme lit­téraire belge : on lui doit une œuvre décalée, dédiée à la forme courte (nou­velles, apho­rismes, poésies), au clin d’œil, au doute, au grince­ment, mais, tout autant, l’animation d’une plate­forme lit­téraire col­lec­tive, Les belles phras­es, offrant une alter­na­tive indépen­dante de haut niveau à la médi­a­tion clas­sique mais aus­si aux blogs (trop) per­son­nels. 

Côté créa­tion, les précé­dentes pub­li­ca­tions de l’auteur étaient des réus­sites : La mai­son des ani­maux, une fic­tion enjouée chez Lamiroy en 2020, et Les écrivains nuisent grave­ment à la lit­téra­ture, déjà au Cac­tus Inébran­lable, en 2017. Grande vie et petite mort du poète fourbe, on peut le devin­er dès le titre, pro­longe la séquence ouverte avec ce dernier opus­cule et va venir tit­iller les tra­vers du milieu lit­téraire. Un lim­i­naire déca­pant le con­firme : Con­tin­uer la lec­ture

As de pique et Reine de cœur : la littérature avec Éric Allard

Éric ALLARD, Les écrivains nuisent grave­ment à la lit­téra­ture, Cac­tus Inébran­lable, 2018, 88 p., 9 €, ISBN : 978–2‑930659–68‑8

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Éric Allard a de l’e­sprit et un amour de la lit­téra­ture suff­isam­ment fin pour pou­voir la taquin­er, la moquer ou même la hous­piller. Dans son livre récent Les écrivains nuisent grave­ment à la lit­téra­ture, il nous offre,  de page en page, ses «Maux d’au­teurs, vices de lec­ture et autres calamités lit­téraires » avec la jubi­la­tion d’un amoureux atten­tif. Con­tin­uer la lec­ture