Philippe LEUCKX, Lumière des murs, Cygne, 2025, 48 p., 12 €, ISBN : 978–2‑84924–831‑7
Philippe Leuckx poursuit une œuvre poétique élégiaque : chaque poème ressemble ainsi aux petits cailloux que l’enfant du conte sème dans la forêt obscure où on est en train de le perdre, pour pouvoir retrouver ultérieurement son chemin vers la lumière. Le titre, Lumière des murs, métaphorise ce thème de la perte et de la résilience. Car le mur est, du point de vue de nos sens, une structure matérielle fixe qui enferme, tandis que la lumière est un élément mobile et presque immatériel. La lumière traverse l’espace quand le mur le circonscrit. Le poète quête l’éclaircie de manière oxymorique, comme si nommer sa douleur, écrire sa perte et son deuil, saluer la morte bien-aimée et prendre soin des enfants, était la seule issue à l’éphémère de notre passage sur terre : Continuer la lecture





Les récentes recherches en matière de communication végétale ont confirmé ce que beaucoup pressentaient. Les arbres dialoguent entre eux et avec l’environnement. Ces nouvelles conclusions scientifiques n’ont sans doute pas échappé à l’ingénieur Pierre Warrant dont on sait, depuis la publication de ses deux précédents recueils –
Près de soixante poèmes répartis en six chapitres composent ce nouveau recueil de Philippe Leuckx. Ici, il rassemble des œuvres parues dans diverses revues ainsi qu’inédites. Comme c’est le troisième opus que je recense pour Le Carnet, la curiosité m’a poussé à rencontrer l’auteur sur son lieu d’écriture. Il habite Braine-le-Comte, une maison tenue avec grand soin, à l’instar de ses poèmes et publications. Le bâtiment protège un jardin à l’arrière, tout en longueur, serré par ceux des voisins. À la fois maîtrisé et hirsute, il y prolifère autant de couleurs que de parfums, à l’exemple de la prolifique plume du poète.
Il y a douze ans, Joyce est partie au Mexique avec son mari Richard et sa fille Lily de deux ans. Un moment d’inattention sur la plage et la petite a disparu. La police mexicaine, le consulat américain et un détective privé se penchent sur cette affaire. Leur conclusion : Lily a été enlevée. Par qui ? On ne sait pas. Après des mois de recherche, la police, les avocats, les détectives et même Richard baissent les bras.
Comme en contrepoint de la formule « je crois » autour de laquelle s’articule Pavots (2010), un précédent recueil d’Otto Ganz également publié aux Éditions du Cygne, Technique du point d’aveugle se scande par la répétition de « je vois ». Dans ce recueil, de la perception la plus brute à la conscience éclairée, « voir » fait l’objet d’un savoir.
On pourrait dire de Werner Lambersy que c’est un polygraphe et ce serait extrêmement réducteur. Ajouter peut-être qu’il est virtuose mais ça ne suffirait pas encore. Aussi à l’aise dans la forme courte, le haïku, l’aphorisme, que dans le poème long, Werner nous surprend à chaque nouvelle publication. Car c’est bien à l’ensemble d’une œuvre importante et protéiforme qu’il convient de rattacher ces recueils qui paraissent simultanément. Il n’est donc pas étonnant de trouver parmi les trois phrases d’exergue qui ouvrent son Hommage à Calder, celle de l’écrivain portugais Antonio Lobo Antunes : « Il faut sans cesse trouver une autre façon d’écrire pour exprimer ce qu’on veut vraiment dire ». Ce à quoi s’attelle Werner dans une œuvre où chaque nouvel opus vient consolider encore un peu plus l’édifice dont l’une des premières pierres fut posée avec Maîtres et maisons de thé dès 1979.
C’est ainsi que Malika Madi a décidé d’introduire son dernier livre Maternité et littérature. Un ordre qui prévaut sur l’autre. « Je n’ai pas pensé : je suis écrivain et mère de trois enfants », poursuit-elle. Le sous-titre rétablit une sorte d’équilibre dans l’absolu : Création et procréation. Un équilibre que l’auteure va chercher à définir en alignant arguments et réfutations de contre-arguments. Dans cette perspective, elle relate sa propre expérience de femme, mère et écrivain, embrassant conjointement les trois domaines qu’elle explore en détail auxquels elle ajoute son vécu de fille d’une immigrée algérienne qui lui a transmis les valeurs de ses origines kabyles, ses traditions mais aussi son mal-être et ses problèmes. Elle a écrit ce livre pour comprendre qui elle est et distinguer si possible les proportions de l’un et l’autre de ses états. 
