
Conversation d’un jour de pluie
Autrice : Martine Rouhart
Maison d’édition : Cygne
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 59
Prix : 12 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑849248–669
Voici un recueil singulier et double, où alternent deux voix issues d’un même cœur, battant et vibrant, celui de la poétesse et romancière Martine Rouhart. Elle écrit cette Conversation d’un jour de pluie avec elle-même, ou plutôt si on en croit l’épigraphe, avec « La Poésie », complice indulgente et confidente bienveillante. C’est dans Traces de nous-mêmes de la grande poétesse Marie-Claire d’Orbaix, que Martine Rouhart a épinglé les vers qui ouvrent son recueil : Poésie, / Mon amie, / Voici longtemps / Que nous n’avons causé / Comme des sœurs : / Toi, m’ouvrant le cœur / Moi te répondant. Continuer la lecture






Les récentes recherches en matière de communication végétale ont confirmé ce que beaucoup pressentaient. Les arbres dialoguent entre eux et avec l’environnement. Ces nouvelles conclusions scientifiques n’ont sans doute pas échappé à l’ingénieur Pierre Warrant dont on sait, depuis la publication de ses deux précédents recueils –
Près de soixante poèmes répartis en six chapitres composent ce nouveau recueil de Philippe Leuckx. Ici, il rassemble des œuvres parues dans diverses revues ainsi qu’inédites. Comme c’est le troisième opus que je recense pour Le Carnet, la curiosité m’a poussé à rencontrer l’auteur sur son lieu d’écriture. Il habite Braine-le-Comte, une maison tenue avec grand soin, à l’instar de ses poèmes et publications. Le bâtiment protège un jardin à l’arrière, tout en longueur, serré par ceux des voisins. À la fois maîtrisé et hirsute, il y prolifère autant de couleurs que de parfums, à l’exemple de la prolifique plume du poète.
Il y a douze ans, Joyce est partie au Mexique avec son mari Richard et sa fille Lily de deux ans. Un moment d’inattention sur la plage et la petite a disparu. La police mexicaine, le consulat américain et un détective privé se penchent sur cette affaire. Leur conclusion : Lily a été enlevée. Par qui ? On ne sait pas. Après des mois de recherche, la police, les avocats, les détectives et même Richard baissent les bras.
Comme en contrepoint de la formule « je crois » autour de laquelle s’articule Pavots (2010), un précédent recueil d’Otto Ganz également publié aux Éditions du Cygne, Technique du point d’aveugle se scande par la répétition de « je vois ». Dans ce recueil, de la perception la plus brute à la conscience éclairée, « voir » fait l’objet d’un savoir.
On pourrait dire de Werner Lambersy que c’est un polygraphe et ce serait extrêmement réducteur. Ajouter peut-être qu’il est virtuose mais ça ne suffirait pas encore. Aussi à l’aise dans la forme courte, le haïku, l’aphorisme, que dans le poème long, Werner nous surprend à chaque nouvelle publication. Car c’est bien à l’ensemble d’une œuvre importante et protéiforme qu’il convient de rattacher ces recueils qui paraissent simultanément. Il n’est donc pas étonnant de trouver parmi les trois phrases d’exergue qui ouvrent son Hommage à Calder, celle de l’écrivain portugais Antonio Lobo Antunes : « Il faut sans cesse trouver une autre façon d’écrire pour exprimer ce qu’on veut vraiment dire ». Ce à quoi s’attelle Werner dans une œuvre où chaque nouvel opus vient consolider encore un peu plus l’édifice dont l’une des premières pierres fut posée avec Maîtres et maisons de thé dès 1979.
C’est ainsi que Malika Madi a décidé d’introduire son dernier livre Maternité et littérature. Un ordre qui prévaut sur l’autre. « Je n’ai pas pensé : je suis écrivain et mère de trois enfants », poursuit-elle. Le sous-titre rétablit une sorte d’équilibre dans l’absolu : Création et procréation. Un équilibre que l’auteure va chercher à définir en alignant arguments et réfutations de contre-arguments. Dans cette perspective, elle relate sa propre expérience de femme, mère et écrivain, embrassant conjointement les trois domaines qu’elle explore en détail auxquels elle ajoute son vécu de fille d’une immigrée algérienne qui lui a transmis les valeurs de ses origines kabyles, ses traditions mais aussi son mal-être et ses problèmes. Elle a écrit ce livre pour comprendre qui elle est et distinguer si possible les proportions de l’un et l’autre de ses états. 
