Archives par étiquette : fleuve

Remonter jusqu’à la langue de la Semois

Mor­gane EEMAN, Une joie longé­vive. Une épopée dans le bassin de la Semois, Mael­ström reEvo­lu­tion, 2024, 98 p., 13 €, ISBN : 9782875054913

eeman une joie longeviveÉcrire en revenant vers la source, la vie sauvage, les con­fins d’un lan­gage aqua­tique, écrire pour se retrou­ver en se recon­nec­tant à des mots qui ont fui, écrire jusqu’à attein­dre une zone de fusion entre les flux du poème et les flux de la riv­ière Semois… le chant d’amour que Mor­gane Eeman livre à la Semois suit les méan­dres d’un afflu­ent de la Meuse qui a bercé son enfance, qui a forgé les paysages, don­né nais­sance à la vie, autour duquel la faune et la flo­re se sont épanouies. Con­tin­uer la lec­ture

« Un peu comme le vent et le sable, l’eau et l’algue »

Un coup de cœur du Car­net

Serge DELAIVE et Philippe HERBET (auteurs & pho­tographes), Le sable. Le vent, Altura, 2023, 172 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931190–09‑8

delaive herbet le sable le vent

C’est un objet à la cou­ver­ture rigide, en papi­er qui paraît recy­clé (mais qui peut-être ne l’est pas), d’une couleur kaki verdâtre et d’un touch­er présent, avec une carte routière qui paraît être col­lée (mais qui peut-être ne l’est pas) d’où se détache un tracé, le fil rouge : « Une ligne capricieuse ana­logue aux veines céphaliques ou médi­anes par­courant les mem­bres supérieurs, un ser­pent déplié dans sa course lente sur une rocaille au soleil à la recherche d’un refuge. » Un titre, Le sable. Le vent, et une orig­ine dou­bles, Serge Delaive et Philippe Her­bet.

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« Toujours dans les reflets du fleuve »

Philippe MATHY, ill. de Pas­cale NECTOUX, Veilleur d’instants, Paris, L’herbe qui trem­ble, 2017, 128 p., 16€, ISBN : 9782918220503

mathy.gifLes fleuves sont de red­outa­bles pour­voyeurs de poèmes ! De Rim­baud qui en descendait les rives impas­si­bles, aux poètes con­tem­po­rains comme Jacques Dar­ras ou Franck Venaille, ils auront char­rié, dans les remous de leurs rimes ou dans la vase de leurs métaphores, de nom­breux vers éter­nels et impa­ra­bles. Mythique ou réel, le fleuve porte lit­térale­ment le poème à bout de bras. Avec ce nou­veau recueil, Philippe Mathy rejoint cette lignée de poètes-nau­toniers ! Partageant sa vie entre le Tour­nai­sis et la Bour­gogne, le poète bal­ance son amarre de  l’Escaut à la Loire. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on apprend qu’un poète se vêt aussi d’un tissu d’eau

Un coup de cœur du Car­net

Serge DELAIVE, Meuse fleuve nord, Tétras Lyre, coll. « Let­trim­age », 144 p., 18 €

delaive1Par­lons bien et par­lons peu : Meuse fleuve nord est for­mi­da­ble. Capa­ble, si on se laisse aller, si on se laisse bercer par ce long « poème-fleuve », de nous emporter bien loin, tout du long de ses 50 pages et de ses 1284 vers. C’est que Serge Delaive n’a pas ménagé sa peine. Con­tin­uer la lec­ture