
Pencher le cœur
Auteur : Philippe Mathy
Maison d’édition : L’ail des ours
Collection : Grand ours
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 64
Prix : 8 €
Livre numérique : /
EAN : 9782491457525
Pencher le cœur est le titre du dernier recueil de prose poétique de Philippe Mathy aux éditions de L’ail des ours dans la collection « Grand ours ».
Pencher le cœur ou se pencher tout court, s’asseoir dans l’herbe et ralentir, retrouver le gout de la simplicité, de la lenteur, de la nature. Pencher le cœur est comme une invitation à souffler, à se mettre au vert. Vert comme la couleur dominante des peintures abstraites qui illustrent le recueil et renforcent le sentiment de quiétude qu’il procure à celui ou celle qui le lit. Continuer la lecture


Constitué de sept sections, chiffre symbolique s’il en est, présent dans de nombreuses cultures, désignant l’absolu, la totalité, l’émergence d’un monde nouveau et l’union des contraires, le présent recueil de Philippe Mathy, rehaussé de gouaches sur papier du peintre André Ruelle (Charleroi, 1949), s’inscrit dans l’esthétique habituelle du poète, avec toutefois une tonalité plus noire, plus dramatique pour les poèmes écrits pendant une résidence d’écrivain à Verdun ainsi que pour ceux de Jours de cendre. Dans le vent pourpre ; Dehors, mains ouvertes ; Rive de Loire et Belle-Ile s’offrent comme des suites renouant avec une méditation sur la beauté de la nature, méditation non dénuée de gravité, sur la sensibilité et l’ouverture à l’autre, sur la fragilité de la vie mais aussi son incomparable pouvoir d’émerveillement. Des poèmes de circonstance clôturent un recueil de belle facture, avec d’incontestables réussites, comme dans ce poème dédié à la mémoire d’André Schmitz : « (…) tes poèmes brûleront encore/comme le feu bleu d’une ambulance/sans que nous sachions/si elle nous conduit à te rejoindre/ou peut-être à nous guérir/de la blessure de vivre. »
« La culture de la poésie n’est jamais plus désirable qu’aux époques pendant lesquelles, par suite d’un excès d’égoïsme et de calcul, l’accumulation des matériaux de la vie extérieure dépasse le pouvoir que nous avons de les assimiler aux lois intérieures de la nature humaine »
Si la vie « linéaire » est faite de l’alternance du jour et de la nuit, c’est une autre temporalité que révèle le recueil Battements crépusculaires de Philippe Mathy et André Ruelle. Le livre donne en effet à éprouver une dimension temporelle confinant au cycle cardiaque de la systole et de la diastole, comme en accordéon – à l’image du nom de la collection des éditions Tétras Lyre (qui a récemment fêté ses trente ans) dans laquelle s’inscrit ce livre. Cette temporalité est celle des « lézards / [qui] semblent voyager / au hasard », fissurant la trame des jours qui sont et seront vécus, teintés de « temps de pluie » et de moments de « défaillances », mais qui permettent aux rêves et aux projets d’éclore. 
Le Prix “Mallarmé 2017” récompense Philippe Mathy pour son recueil Veilleur d’instants (L’herbe qui tremble). Ce Prix récompense un poète d’expression française pour un recueil de poèmes ou pour l’ensemble de son œuvre. Présidé par Sylvestre Clancier, le jury est constitué de l’ensemble des membres de l’Académie Mallarmé.
Les fleuves sont de redoutables pourvoyeurs de poèmes ! De Rimbaud qui en descendait les rives impassibles, aux poètes contemporains comme Jacques Darras ou Franck Venaille, ils auront charrié, dans les remous de leurs rimes ou dans la vase de leurs métaphores, de nombreux vers éternels et imparables. Mythique ou réel, le fleuve porte littéralement le poème à bout de bras. Avec ce nouveau recueil, Philippe Mathy rejoint cette lignée de poètes-nautoniers ! Partageant sa vie entre le Tournaisis et la Bourgogne, le poète balance son amarre de l’Escaut à la Loire. 