Archives par étiquette : hopital

Prendre soin

Jean-Louis VANHERWEGHEM, ARDS, M.E.O., 2021, 72 p., 10 € / ePub : 6.49 €, ISBN : 9782807003088

vanherweghem ardsJean-Louis Vanherweghem est médecin néphrologue, il a exercé de hautes  fonctions académiques et il est l’auteur de plusieurs publications de vulgarisation médicale, d’essais en rapport avec la santé. S’il a repris la plume cette fois, c’est pour nous faire récit de ce qui lui est advenu lorsque son épouse a connu de graves problèmes de santé qui ont entraîné son décès en 2018. Atteinte du Syndrôme de Détresse Respiratoire Aigüe, connu sous l’acronyme ARDS, elle a été confrontée aux symptômes que l’on connaît chez les patients atteints des formes les plus graves de Covid 19, mais les faits relatés sont évidemment antérieurs à la pandémie que nous connaissons depuis début 2020. Continuer la lecture

La faucheuse rôde

Nicole MARLIÈRE, Asphyxiée, Bruxelles, Traverse, 2015, 185p., 18€

ASPHYXIEE / Roman de Nicole MarlièreFrance Miller est une femme de 49 ans qui participe à la gestion d’une agence d’intérim. Elle n’est jamais tombée malade jusqu’au jour où elle se réveille en pleine nuit en train t’étouffer. Elle se rend aux Urgences d’un hôpital bruxellois et découvre alors les errances que l’on peut rencontrer lors d’une hospitalisation : l’attente avant les examens, la froideur et la lenteur des procédures, les tâtonnements des médecins pour le diagnostic, et puis le couperet tombe : une myocardite, qui nécessite une greffe de cœur. Continuer la lecture

Chronique d’une mort différée

Patrick DECLERCK, Crâne, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2016, 160 p., 19,33€/ePub : 11.99 €

cranePatrick Declerck et Alexandre Nacht partagent une expérience peu commune : l’annonce d’une tumeur au cerveau, une espérance de vie très limitée, un sursis improbable de sept ans, l’ablation (partielle) du mal. Patrick Declerck est un écrivain, philosophe et psychanalyste ; Alexandre Nacht, son double autobiographique dont le prénom se révèle impérial pour ce fier (quasi) sexagénaire menant sa barque et résistant vaille que vaille – ne fût-ce que par une inertie décidée – au monde et au flot de ses agressions : « Tout, plutôt que de plier sans rude bataille. Sans faire la guerre aux envahissants désirs des autres. » Quant à la nuit contenue dans le patronyme allemand, elle recouvre la veille, les peurs, les zones opaques, la fin inéluctable… Continuer la lecture