Archives par étiquette : Jacques Sternberg

Fureur de lire : les plaquettes 2023 sont arrivées

La Fureur de lire est une opéra­tion annuelle de pro­mo­tion de la lec­ture qui se déploie à Wal­lonie et à Brux­elles. Cette année, elle aura lieu du 11 au 15 octo­bre. À cette occa­sion, de nou­velles pla­que­ttes sont offertes au pub­lic.

Les “pla­que­ttes” sont l’un des pans incon­tourn­ables de la Fureur de lire. Chaque année, sept nou­velles pla­que­ttes sont pub­liées, petits vol­umes con­tenant cha­cun une his­toire com­plète (nou­velle, album pour la jeunesse ou bande dess­inée) signée par un auteur fran­coph­o­ne de Bel­gique. Cette année, lecteurs et lec­tri­ces pour­ront décou­vrir six pla­que­ttes en langue française et une en langue régionale, aug­men­tée de sa tra­duc­tion en français. Con­tin­uer la lec­ture

Ceci n’est pas un employé

Un coup de cœur du Car­net

Jacques STERNBERG, L’employé, Post­face de Jacques Car­i­on, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2020, 195 p., 8,5 €, ISBN : 978–2‑87568–538‑4

sternberg l employeAtten­tion lecteur, atten­tion lec­trice, si vous décou­vrez Stern­berg avec ce livre, vous allez vivre une expéri­ence-lim­ite. Lais­sez toute ratio­nal­ité au plac­ard et embar­quez dans le non-sens à la belge de cet auteur hors normes. Pub­lié en 1958 aux édi­tions de Minu­it, le roman L’employé garde une sacrée moder­nité comme tout OLNI (Objet Lit­téraire Non Iden­ti­fié) ! Con­tin­uer la lec­ture

Brèves d’écritoire

Un coup de coeur du Carnet

Jacques STERNBERG, Divers faits. Con­tes ultra brefs (presque) inédits, Dessins de Siné, Cac­tus inébran­lable édi­tions, 70 p.

Si Félix Fénéon inven­ta le con­cept des « nou­velles en trois lignes », manière de rubrique des chiens écrasés sur­com­pressée, Jacques Stern­berg a quant à lui anticipé le « con­te-SMS ». C’est du moins Éric Dejaeger qui nous en con­va­inc, dans sa présen­ta­tion du recueil Divers faits.

Jacques Stern­berg se redé­cou­vre sans fin tant son œuvre est foi­son­nante, à tel point que dans son cas, il ne serait peut-être pas hasardeux d’oser le néol­o­gisme d’« hyper­o­graphe ». Sa pro­duc­tion effrénée peut bien sûr s’expliquer par des raisons soci­ologiques (une ambi­tion de con­quérir le champ lit­téraire parisien) et est d’autant plus admirable qu’elle prend place dans un quo­ti­di­en âpre, Stern­berg s’étant épuisé en boulots abrutis­sants pour assur­er la sub­sis­tance de sa famille. Con­tin­uer la lec­ture