
Opus 26 suivi de Je cherche mes mots
Auteur : Lucien Noullez
Préface : Lambert Schlechter
Maison d’édition : Le Taillis Pré
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 118
Prix : 18 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑87450–257‑6

Une tasse d’étonnement : anthologie (1985–2023)
Auteur : Lucien Noullez
Préface : Jean-Pierre Lemaire
Maison d’édition : Le Taillis Pré
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 238
Prix : 20 €
Livre numérique : /
ISBN :978–2‑87450–253‑8
J’écoute le jardin, l’oreille au bord
Tout peut tinter encore
ou déplier les ombres. Un merle gonfle le soleil
dans le corps d’un alto (Lucien Noullez, L’ouïe fine, 2001)
Trois ans après le décès du poète, l’œuvre de Lucien Noullez vibre toujours ! Comme une vibration ténue, une « basse continue » qui continuerait de résonner à l’oreille du lecteur-ami, complice de cette partition que le poète n’a eu de cesse de réécrire et de jouer depuis la parution en 1985 de son premier recueil, Simples chercheurs, paru à Bruxelles aux éditions du Pairy. Continuer la lecture


Quelques mois avant sa mort en février 2012, Guy Vaes confia à deux proches, Adolfo Barbera del Rosal et Bart Vonck, le manuscrit de la première partie d’un diptyque dont le deuxième volet n’était pas encore écrit. « Je ne trouve pas la fin et je ne veux pas inventer », leur confia-t-il. Le roman est même deux fois inachevé, la première partie se concluant, volontairement, sur une phrase incomplète. En outre, le texte n’avait pas de titre ; les deux dépositaires du manuscrit lui en ont donné un, Sigur, ou presque, titre particulièrement judicieux tant le récit repose sur ce mot presque.
Heureuse initiative due à Yves di Manno et Philippe Mikriammos qui nous permet de prendre aujourd’hui la mesure de l’importance de l’œuvre de Daniel Fano : préparée avec l’auteur de son vivant, cette édition couvre trois décennies de création poétique. Fano avait retrouvé des écrits de jeunesse, sur des feuilles de papier pelure quelque peu abîmées par le temps et l’humidité ; à ces inédits oubliés s’ajoute une réédition de ses premiers livres depuis longtemps épuisés : on trouvera donc des inédits composés entre 1969 et 1974, les recueils Souvenirs of you et Chocolat bleu pâle datant de 1980 ainsi que des poèmes des années 1980 à 1993, puis La nostalgie du classique (1997–1998) avant Pour (ne pas) finir, trois textes des années nonante. Elle complète avec bonheur
Peu de temps avant son décès, le grand écrivain wallonophone Émile Gilliard avait transmis à son éditeur les épreuves corrigées de Bokèts po l’ dêrène chîje. La première édition de cette œuvre — une édition artisanale en 50 exemplaires, aujourd’hui introuvable — lui avait valu le prix triennal de Poésie en langue régionale de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2005 et était vue comme un incontournable de sa bibliographie. Sa réédition dans une collection de plus large diffusion et avec des adaptations françaises est donc une initiative bienvenue. 



La vie que tu t’offres
Aidé par Florence Richter et François Ost, Christian Lutz réédite en deux épais volumes une part notable des écrits de Roger Bodart, écrivain, journaliste, personnage-clé de notre milieu littéraire (1910–1973). Curieusement intitulé Origines, le premier rassemble les neuf livres de poèmes publiés entre 1930 et 1968, à quoi s’ajoutent deux recueils posthumes et des extraits de presse. Se trouve ainsi mis en lumière, avec ses faiblesses et ses réussites, ses constantes et ses innovations, le parcours du poète en quarante-trois ans d’écriture.
Notre littérature après 1945 comporte un volet anticonformiste connu sous l’appellation « Belgique sauvage » et immortalisé par un numéro de la revue Phantomas en 1971. On serait tenté de dénommer « Belgique sage » l’autre volet, quelquefois qualifié de « néoclassique ». C’est à lui qu’appartient sans conteste une poétesse aujourd’hui un peu oubliée, mais dont une réédition méritoire nous redonne, cent ans après sa naissance, les huit recueils devenus introuvables : Marie-Claire Debouck, mieux connue sous le pseudonyme Marie-Claire d’Orbaix. 

Avant de s’éclipser définitivement au printemps 2014, traçant sa dernière route vers les rivages lointains de l’enfance perdue, Jean-Claude Pirotte nous avait aimablement prévenus :