Archives par étiquette : Jean-Pierre Dopagne

À vous de jouer

COLLECTIF, Scènes à deux, Lans­man & Pro­mo­tion Théâtre, 2019, 58 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8071–0238‑5

Don­ner forme à un texte. Le met­tre en scène. Rassem­bler ses idées. Imag­in­er une sit­u­a­tion. Don­ner vie à des per­son­nages. Leur don­ner des ron­deurs, du car­ac­tère. Inven­ter des actions. Créer du vivant. Faire du théâtre.

L’ouvrage Scènes à deux — qui est une réédi­tion à l’identique d’une pub­li­ca­tion de 2004 — rassem­ble dix textes d’auteurs dra­ma­tiques belges qui ont été écrits entre 1995 et 2004 pour l’opération « Scènes à deux » organ­isée par l’association IThAC (anci­en­nement Pro­mo­tion Théâtre) dont l’une des mis­sions est de sen­si­bilis­er les jeunes aux plaisirs du théâtre. Le but est d’amener les ado­les­cents à s’approprier ces textes et à les met­tre en scène. Le présent ouvrage ne s’adresse toute­fois pas qu’au milieu sco­laire, tant l’exercice ludique de mise en scène qu’il représente peut intéress­er les comé­di­ens de tous bor­ds. Con­tin­uer la lec­ture

Une armée d’invisibles

Jean-Pierre DOPAGNE, J’ai faim, Lans­man, 2017, 90 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0134‑0

dopagneDans une ville — qui pour­rait être n’importe quelle ville — une jeune femme — qui pour­rait être n’importe quelle femme — est assise sur le trot­toir. Toute la journée, Elle reste là, entre la banque et le salon de coif­fure, à atten­dre que les pas­sants daig­nent la regarder et lui laiss­er une petite pièce dans son cha­peau rapiécé. Toute la journée défile sous ses yeux un cortège d’humains. Cha­cun y va de sa petite remar­que ou de son petit geste. Il y a ceux qui sont excédés par sa présence. C’est le cas de la jeune coif­feuse envoyée par sa patronne pour la chas­s­er. Il y a ceux qui voient en elle une héroïne : le romanci­er pour son nou­veau livre (au grand dam de sa femme) et le présen­ta­teur du JT pour un block­buster. Il y a ceux qui aimeraient l’aider, comme la com­mis­saire de police et l’assistant social, mais qui ne parvi­en­nent pas à établir un dia­logue. Il y a ceux qui sym­pa­thisent avec elle : l’étudiant qui aime bavarder et lui apporter du miel, la chapelière qui veut lui offrir un beau cha­peau. Puis, il y a tous ceux qui voient ces clochards comme de la ver­mine, des déchets humains à nier et refouler le plus loin pos­si­ble. Le bourgmestre et futur min­istre ne s’apprête-t-il pas d’ailleurs à entre­pren­dre une grande réforme dans sa ville ? Con­tin­uer la lec­ture

De grandes espérances aux illusions perdues

Jean-Pierre DOPAGNE, L’école est finie, Carnières, Lans­man, 2014, 38 p., 9 €

dopagneL’école forme des mil­liers de citoyens. En imposant moult règles et décrets, ne sac­ri­fie-t-elle pas la lib­erté, la créa­tiv­ité ? Ne pro­duit-elle pas finale­ment que des pen­sées prêt-à-porter, des robots ?

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