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Le racisme et l’antiracisme à la belge

Sarah DEMART, La fic­tion pos­tra­ciale belge. Antiracisme afrode­scen­dant, fémin­isme et aspi­ra­tions décolo­niales, Édi­tions de l’Université de Brux­elles, coll. « Soci­olo­gie et anthro­polo­gie », 2025, 188 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782800418650

demart la fiction postcoloniale belgeSi on oublie sou­vent que le racisme est une idéolo­gie fluc­tu­ante, vari­able selon les cul­tures, les pays, les groupes soci­aux…, on réalise encore moins que son pen­dant, l’antiracisme, n’est pas une valeur uni­verselle (ce fameux uni­versel, qui lui aus­si pose bien des ques­tions), intem­porelle et détachée de tout con­texte. Il suf­fi­rait pour­tant, par exem­ple, de réu­nir des militant·es de la mou­vance « Touche pas à mon pote » des années 1980 et des activistes décolo­ni­aux d’aujourd’hui pour provo­quer de vives dis­cus­sions, mesur­er l’ampleur du décalage idéologique alors que tou.tes aspirent à une société égal­i­taire. Mais quar­ante ans de recherche, de luttes, d’évolution de la société les sépar­ent. Con­tin­uer la lec­ture

Entre Congo et Belgique, la longue marche des créateurs artistiques

Créer en post­colonie. 2010–2015, Voix et dis­si­dences bel­go-con­go­lais­es, vol­ume édité sous la direc­tion de Sarah DEMART et Gia ABRASSART, Brux­elles, coédi­tion Africalia et Bozar Books, 2016, 330 p., 14,90 €   ISBN : 9789074816496

postcolonieDepuis plusieurs années, les recherch­es sci­en­tifiques et les pro­jets muséo­graphiques con­sacrés aux rela­tions entre les pays européens et leurs anci­ennes colonies africaines ont pris un nou­v­el essor. En témoigne ce vol­ume de textes et d’images, recueil­lant des inter­ven­tions de chercheurs et de plas­ti­ciens, belges et con­go­lais, entre 2010 et 2015.

Impos­si­ble en quelques lignes de résumer toutes les prob­lé­ma­tiques que soulève ce livre de plus de trois cents pages, où s’exprime une mul­ti­plic­ité de points de vue. Mais où se lit de manière sous-jacente une ques­tion récur­rente : com­ment se situer encore et tou­jours, face à l’héritage colo­nial, sans hypocrisies, dénis ou faux-fuyants ? Con­tin­uer la lec­ture