Portées portraits : le programme 2019–2020

maison autrique

La mai­son Autrique

Portées Por­traits, ce sont des ren­con­tres lit­téraires régulières dans le pres­tigieux cadre de la mai­son Autrique à Schaer­beek — et par­fois ailleurs. Des ren­con­tres qui font la part belle à l’o­ral­ité, puisque les oeu­vres mis­es à l’hon­neur béné­fi­cient de lec­tures et de mise en voix. Le pro­gramme de la sai­son 2019–2020 s’an­nonce par­ti­c­ulière­ment riche.


Lire aus­si : Portes et livres ouverts : Portées Por­traits (C.I. n° 193)


Le programme de la prochaine saison

L’ombre portée de Bernard Tirtiaux

Mise en voix : San­drine Bon­jean

Lec­ture : Chris­t­ian Cra­hay

Piano : Chris­t­ian Leroy

« J’ai de la chance, beau­coup de chance, dans mes entre­pris­es. J’aurais pu me rompre le cou des dizaines de fois sur le domaine, sur les églis­es où des vit­raux étaient créés ou à restau­r­er. J’ai cou­tume de dire que deux anges gar­di­ens assurent ma pro­tec­tion. Un seul ne suf­fi­rait pas. Et si Her­mine était l’un d’eux ? Cette idée me tra­verse depuis peu. Pourquoi pas ? Après tout ce que j’ai endossé pour elle. »

D’abord, il y a Mar­t­in­rou, la ferme ances­trale con­ver­tie en lieu de théâtre et de créa­tion. Ensuite, il y a Her­mine, la grand-mère emblé­ma­tique au des­tin brisé qui n’en finit pas de hanter ce qui fut son domaine. Enfin, il y l’auteur de ce roman, en charge de ce bien famil­ial, qu’obsèdent qua­tre pages ensanglan­tées et douloureuses.


Lire aus­si : notre recen­sion de L’om­bre portée


Bernard Tir­ti­aux est poète, sculp­teur, maître dans l’art du vit­rail et écrivain. Après un pre­mier roman très remar­qué, Le Passeur de lumière, il a pub­lié Pitié pour le mal plusieurs fois primé et Noël en décem­bre. Bâtis­seur dans l’âme, il a trans­for­mé la ferme famil­iale de Mar­t­in­rou à Fleu­rus, en un dynamique lieu dédié à la cul­ture et au théâtre en par­ti­c­uli­er. L’ombre portée, son dernier roman, large­ment auto­bi­ographique, dévoile avec pudeur et lucid­ité, pas­sion et patience, l’intimité d’un secret de famille.

30 sep­tem­bre 2019

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 19h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15

02 décem­bre 2019  

  • Wol­u­bilis, Cours Paul-Hen­ri Spaak, 1 à 1200 Woluwe-Saint-Lam­bert
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 21h
Les Loyautés de Delphine de Vigan

Mise en voix : Emmanuel Dekon­inck

Lec­ture : Geneviève Damas

Musique : en cours de dis­tri­b­u­tion

 “Cha­cun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable sus­cep­ti­ble de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? “.

Théo joue à la per­fec­tion son rôle de col­légien et d’enfant de par­ents séparés, il a même un ami, Math­is. Ce dernier ne sait rien de sa souf­france mais, en silence, la devine et se laiss­er entraîn­er dans les jeux de plus en plus dan­gereux que lance Théo. Des façons d’atteindre une déli­cieuse tor­peur, de s’abstraire du monde, d’anéantir tous les prob­lèmes, ne fut-ce qu’un court  instant de répit.

Per­son­ne ne sait, per­son­ne ne voit.

Del­phine de Vigan est une roman­cière française mul­ti-récom­pen­sée pour ses nom­breux ouvrages. En 2001, elle pub­lie un pre­mier roman Jours sans faim, sous le pseu­do­nyme Lou Delvig. Vien­nent ensuite, Les Jolis garçons, No et moi, Les heures souter­raines et Rien ne s’oppose à la nuit, tous les deux pressen­tis pour recevoir le prix Goncourt. En 2015, D’après une his­toire vraie reçoit le Prix Goncourt des Lycéens et le prix Renau­dot.

Del­phine de Vigan se penche sur les blessures de l’adolescence avec une grande inten­sité, son écri­t­ure est maîtrisée, nerveuse, pré­cise, comme si le temps était comp­té.

18 octo­bre 2019

  • Bib­lio­thèque Sésame, Boule­vard Lam­ber­mont, 200 à 1030 Brux­elles
  • Ren­con­tre thé­ma­tique de 9h à 11h sur le thème : « Les dépen­dances »

21 octo­bre 2019

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 10h
  • Ren­con­tre avec l’autrice à 11h
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 13h30
  • Ren­con­tre avec l’autrice à 14h30
  • Ren­con­tre avec l’autrice à 19h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15

♦ 22 octo­bre 2019 

  • Wol­u­bilis, Cours Paul-Hen­ri Spaak, 1 à 1200 Woluwe-Saint-Lam­bert
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 21h
Les 20 ans de Portées Portraits     

Nou­velles de Thomas Gun­zig, Tom Lanoye, Bar­bara Abel, Armel Job, Alain Beren­boom

Mise en voix : Geneviève Damas et San­drine Bon­jean

Lec­ture : Pietro Piz­zu­ti, Isabelle Wéry, Alexan­dre Von Sivers, Chris­t­ian Cra­hay, Emmanuel Dekon­inck, Isabelle Defos­sé

Accordéon : Didi­er Laloy

Grande soirée fes­tive en itinérance dans la Mai­son Autrique autour de 6 nou­velles de 6 auteurs emblé­ma­tiques pro­gram­més durant les vingt ans de Portées-Por­traits

25 novem­bre 2019

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Moment dédi­caces des auteurs aux sons de l’accordéon de Didi­er Laloy et coin librairie dès 18h30
  • Séance pho­to des spec­ta­teurs avec leur livre coup de cœur par la pho­tographe Véronique Wiele­mans de 19h à 20h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15
La Théo des fleuves de J‑M Turine

Mise en voix : Geneviève Damas

Lec­ture et Musique : en cours de dis­tri­b­u­tion

La vieille Théodo­ra ne marche plus, elle ne voit plus. Mais elle se sou­vient et racon­te. Elle nous par­le de sa vie, de ses ren­con­tres, ses amours, ses espoirs, ses errances, ses drames et ses désil­lu­sions. Théodo­ra est une enfant du fleuve. Née Rom, elle a voy­agé au gré des vents, tra­ver­sant le temps. Née à l’aube du XXe siè­cle, elle le tra­verse tout entier. Temps de guer­res, de com­mu­nisme, d’oppressions répétées, l’histoire des Roms se révèle et se con­fond avec celle du siè­cle.


Lire aus­si : notre recen­sion de La Théo des fleuves


Jean-Marc Turine vit et tra­vaille à Brux­elles. Il réalise et pro­duit des films, des fic­tions et des doc­u­men­taires radio depuis 1978. Egale­ment essay­iste et romanci­er,  La Théo des fleuves est son troisième roman, récom­pen­sé par le prix des Cinq Con­ti­nents en 2018. Par une écri­t­ure juste et engagée qui donne toute sa force à ce réc­it, Jean-Marc Turine dénonce l’exil for­cé, les brimades, l’injustice subis par la com­mu­nauté tsi­gane, « les nègres blancs » dans l’indifférence générale.

 27 jan­vi­er 2020

  • Wol­u­bilis, Cours Paul-Hen­ri Spaak, 1 à 1200 Woluwe-Saint-Lam­bert
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 21h

31 jan­vi­er 2020

  • Bib­lio­thèque Sésame, Boule­vard Lam­ber­mont, 200 à 1030 Brux­elles
  • Pro­jec­tion du film de Tony Gatlif: Lib­erté de 9h à 11h

3 févri­er 2020

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 10h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 11h
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 13h30
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 14h30
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 19h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15
La vraie vie d’Adeline Dieudonné

Mise en voix : Nina Blanc

Lec­ture : en cours de dis­tri­b­u­tion

Musique : en cours de dis­tri­b­u­tion

C’est un pavil­lon qui ressem­ble à tous ceux du lotisse­ment. Ou presque. Chez eux, il y a qua­tre cham­bres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celles de ses par­ents, et celle des cadavres. Le père est chas­seur de gros gibier. La mère est trans­par­ente, amibe crain­tive, soumise aux humeurs de son mari. Le same­di se passe à jouer dans les car­cass­es de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un vio­lent acci­dent vient faire bégay­er le présent.

Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effac­er cette vie qui lui paraît comme le brouil­lon de l’autre. La vraie. Alors, en guer­rière des temps mod­ernes, elle retrousse ses manch­es et plonge tête la pre­mière dans le cru de l’existence. Elle fait diver­sion, passe entre les coups et con­serve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.


Lire aus­si : notre recen­sion de La vraie vie


Ade­line Dieudon­né est née en 1982. Elle vit à Brux­elles et est la lau­réate du Grand Prix du con­cours de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles pour sa nou­velle, Amaru­la. La vraie vie, son pre­mier roman, a reçu le prix Rossel en 2019. D’une plume drôle et ful­gu­rante, Ade­line Dieudon­né campe des per­son­nages sauvages, entiers. Un univers acide et sen­suel. Elle signe un roman coup de poing.

16 mars 2020

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 10h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 11h
  • Lec­ture-spec­ta­cle (sco­laire) à 13h30
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 14h30
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 19h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15

23 mars 2020

  • Wol­u­bilis, Cours Paul-Hen­ri Spaak, 1 à 1200 Woluwe-Saint-Lam­bert
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 21h

27 mars 2020

  • Bib­lio­thèque Sésame, Boule­vard Lam­ber­mont, 200 à 1030 Brux­elles
  • Ate­lier-phi­lo de 8h30 à 11h sur le thème : « Les fratries»
L’île longue de Victoire de Changy

Mise en voix : en cours de dis­tri­b­u­tion

Lec­ture : San­drine Bon­jean

Musique : en cours de dis­tri­b­u­tion

Seule, une jeune femme prend l’avion pour Téhéran. Du dédale des rues aux marchés four­mil­lants, elle plonge dans la vie irani­enne et se lie à Tala, qui vient de per­dre sa mère dont elle ignore le passé. Quel secret cette femme gar­dait-elle enfoui ? Leur quête les mène, avec la petite Bijan, jusqu’aux rivages de Qeshm, « l’île longue » au sable noir et d’argent. C’est là, entre mer et désert, que se révèle à elles le prix de la lib­erté.


Lire aus­si : notre recen­sion de L’île longue


Vic­toire de Changy est née en 1988, tra­vaille dans le milieu delà cul­ture et de la poésie à Brux­elles. Son pre­mier roman, Une dose de douleur néces­saire, salué par la cri­tique a été final­iste en 2017 du pres­tigieux prix Rossel. A tra­vers son écri­t­ure envoutante, Vic­toire de Changy démêle les fils d’une his­toire intime et poli­tique et con­firme son tal­ent d’auteur.

27 avril 2020

  • Mai­son Autrique, chaussée de Haecht, 266 à 1030 Brux­elles
  • Ren­con­tre avec l’auteur à 19h
  • Lec­ture-spec­ta­cle à 20h15

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