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Simon Leys

Simon Leys

Ce 11 août mar­que le 10e anniver­saire du décès de l’es­say­iste, sino­logue et académi­cien Simon Leys (28 sep­tem­bre 1935 — 11 août 2014).  Une œuvre et une per­son­nal­ité à redé­cou­vrir.

Intel­lectuel de tout pre­mier ordre, Simon Leys — le nom de plume de Pierre Ryck­mans — a dénon­cé le régime maoïste alors que la plu­part de ses pairs occi­den­taux chan­taient aveuglé­ment les louanges du Grand Tim­o­n­nier. Leys n’a toute­fois pas abor­dé la Chine que dans son ver­sant poli­tique : il s’est pas­sion­né pour l’art chi­nois, auquel il a con­sacré de nom­breux travaux, et a pub­lié des tra­duc­tions d’au­teurs de l’Em­pire du milieu. Devenu pro­fesseur à l’U­ni­ver­sité de Can­ber­ra au début des années 1970, il s’in­stalle durable­ment en Aus­tralie, et obtien­dra par la suite la dou­ble nation­al­ité bel­go-aus­trali­enne. Son oeu­vre lit­téraire lui a notam­ment valu le prix quin­quen­nal de l’es­sai en 1981 pour Ombres chi­nois­es, le prix Renau­dot essai 2001 pour Pro­tée et autres his­toires et le prix quin­quen­nal de lit­téra­ture (dit prix “couron­nement de car­rière”) en 2005 pour l’ensem­ble de son oeu­vre. 

Le Car­net et les Instants lui a con­sacré plusieurs arti­cles, désor­mais disponibles sur ce blog. 

Un entretien

Récent lau­réat du prix quin­quen­nal de lit­téra­ture, Simon Leys est l’un des auteurs belges inter­viewés pour le pro­jet “Lit­téra­ture au présent”, un cof­fret DVD reprenant des entre­tiens avec cinquante écrivains de Wal­lonie et de Brux­elles. Le Car­net et les Instants pub­lie une retran­scrip­tion par­tielle de cet entre­tien. 

À lire : Simon Leys, la Chine et la tyran­nie

Un hommage

De 2008 à 2013, Le Car­net et les Instants a pub­lié des “petits exer­ci­ces d’ad­mi­ra­tion” : pour chaque livrai­son, un auteur ou une autrice belge évoque un écrivain qui l’a inspiré ou qu’il admire. Lorsque vient le tour de Jacques De Deck­er, c’est à Simon Leys qu’il déclare son admi­ra­tion. 

À lire : « La bot­tine dans le canal », le petit exer­ci­ce d’ad­mi­ra­tion de Jacques De Deck­er

Des textes en ligne

Simon Leys a été élu à l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, où il a suc­cédé à Georges Simenon. C’est aujour­d’hui Amélie Nothomb qui occupe son siège. L’in­sti­tu­tion met en ligne les dis­cours de récep­tion de ses mem­bres.

À lire : 

Une vidéo

Simon Leys a par­ticipé à l’émis­sion lit­téraire de Bernard Piv­ot, Apos­tro­phes du 27 jan­vi­er 1984, dont le plateau (exclu­sive­ment mas­culin, comme sou­vent chez Piv­ot) était com­posé, out­re Leys, de Milan Kun­dera et Mau­rice Nadeau. Leys était invité pour son livre Orwell ou l’hor­reur de la poli­tique (Her­mann, 1984). 

L’in­té­gral­ité de l’émis­sion est mise en ligne par l’I­NA. 

Bibliographie non exhaustive

Cliquez sur le titre du livre pour accéder à la recen­sion

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