Le prix Rossel récompense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de journalistes littéraires constitué par le journal Le Soir, le Rossel est considéré comme le plus important prix en Belgique francophone, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”.
Pour sa nouvelle série d’été, Rossel 16–25, Le Carnet et les Instants revient sur les dix derniers lauréats du prix (2016–2025). L’occasion de (re)découvrir dix romans marquants, et dix auteurs et autrices dont le parcours littéraire ne s’est pas arrêté à cette prestigieuse récompense.
Nous vous donnons rendez-vous du 27 juillet au 7 aout, du lundi au vendredi, pour parcourir l’histoire récente du Rossel.
- Lundi 27 juillet : Les femmes de Louxor de Claire Huynen, prix Rossel 2025
- Mardi 28 juillet : Guerre et pluie de Velibor Čolić, prix Rossel 2024
- Mercredi 29 juillet : Le plus court chemin d’Antoine Wauters, prix Rossel 2023
- Jeudi 30 juillet : L’apocalypse heureuse de Stéphane Lambert, prix Rossel 2022
- Vendredi 31 juillet : Un corps tropical de Philippe Marczewski, prix Rossel 2021
- Lundi 3 aout : La confiture de morts de Catherine Barreau, prix Rossel 2020
- Mardi 4 aout : Trois incendies de Vinciane Moeschler, prix Rossel 2019
- Mercredi 5 aout : La vraie vie d’Adeline Dieudonné, prix Rossel 2018
- Jeudi 6 aout : Robinson de Laurent Demoulin, prix Rossel 2017
- Vendredi 7 aout : Danse de la vie brève d’Hubert Antoine, prix Rossel 2016
Prix Rossel 2020 : La confiture de morts de Catherine Barreau

La confiture de morts
Auteur : Catherine Barreau
Maison d’édition : Weyrich
Année d’édition : 2020
4ème de couv :
Véra, étudiante indocile, vit avec son père dans un chemin oublié menant à la citadelle de Namur. Un malheur la désarme… Elle a deux jours et deux nuits pour rassembler ses souvenirs, ses questions. Il lui faut retourner au hameau.
L’année 2020 est marquée par la pandémie de covid 19. La population est contrainte au confinement. Les librairies, contraintes à la fermeture lors du premier confinement, sont ensuite désignée comme “commerce essentiel” par le gouvernement fédéral et peuvent donc rester ouvertes. Les rencontres littéraires, elles, se font virtuelles. Les livres publiés dans ce contexte comptent parmi les victimes collatérales du virus.
En cette année pour le moins exceptionnelle, le jury du Rossel prime, fait rare, un roman publié en Belgique. Catherine Barreau est récompensée pour La confiture de morts, un roman publié dans la collection “Plumes du coq” des éditions Weyrich.
La confiture de morts dans Le Carnet
- Notre recension (03/12/2020)
- Notre recension de la réédition Espace Nord (17/07/2024)
Les finalistes 2020
Catherine Barreau a remporté le Rossel 2020 face à quatre autres finalistes :
- Aliénor Debrocq, Cent jours sans Lily, ONLiT
- Kenan Görgün, Le second disciple, Arènes
- Stéphane Malandrin, Le fils de Beethoven, Seuil
- Juan d’Oultremont, Judas côté jardin, ONLiT
Le palmarès Rossel 2020
Le prix Rossel du meilleur album de bande dessinée va à Incroyable ! de Vincent Zabus (scénario) et Hippolyte (dessin) paru chez Dargaud.
Le prix Rossel de la meilleure série de bande dessinée récompense Le royaume de Blanche-Fleur de Benoit Feroumont (Dupuis).
Le grand prix, attribué à un‑e bédéiste pour l’ensemble de son oeuvre, est remis à Posy Simmonds.
La confiture de morts après le Rossel
Outre sa victoire au Rossel, La confiture de morts figurait aussi parmi les finalistes du Grand prix du roman de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, finalement décerné à Stéphane Malandrin.
En 2024, le roman a fait son entrée dans la collection patrimoniale “Espace Nord”.
Catherine Barreau après le Rossel
Après La confiture de morts, son troisième roman, Catherine Barreau a changé de registre. Elle a publié Tes cendres, un recueil poétique, aux éditions L’arbre de Diane en 2023. La même année, elle a fait paraitre La grande profondeur, un court roman destiné au public en alphabétisation dans la collection “La traversée” des éditions Weyrich.
