Archives par étiquette : Constance Chlore

Initiation et double hélice

Chlore Le Fils de l'os

Le Fils de l’os

Autrice : Con­stance Chlore

Mai­son d’édi­tion : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 222

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875055743

Roman­cière, poétesse, Con­stance Chlore délivre avec Le Fils de l’os un réc­it ini­ti­a­tique porté par des arcanes, des épreuves, une tra­ver­sée des illu­sions. Dans une langue poé­tique qui priv­ilégie l’élémental et le mythique, elle con­stru­it un réc­it dont les étapes suiv­ent celle du per­son­nage, Hélis. Déclenché par une rup­ture amoureuse, le ques­tion­nement exis­ten­tiel qui s’empare d’Hélis le plonge dans un vac­ille­ment des repères, une crise psy­chique aux­quels il tente d’opposer une ligne de survie : la fuite à l’autre bout du monde, le voy­age vers l’archipel de Quoti­ra. La perte de l’aimée, plus exacte­ment de deux femmes, Han­na, Hélène, l’écartèlement entre les brumes du rêve et le trou noir qu’est dev­enue la réal­ité nous entrainent dans un réc­it d’initiation à soi qui présente des échos avec Le procès-ver­bal de Le Clézio ou Ven­dre­di ou les limbes du Paci­fique de Tournier. S’enfonçant dans des paysages de pier­res, des déserts au milieu de l’océan, faisant l’épreuve d’une dis­so­lu­tion de sa mémoire, de ses sou­venirs, de son iden­tité, au terme d’une errance dans une nature vierge de tout humain, Hélis est recueil­li par la tribu du Peu­ple des creux qui croit recon­naitre en lui un ancêtre appelé le Fils de l’os. Con­tin­uer la lec­ture →

Eurydice vivante. Son devenir ménade

Un coup de cœur du Car­net

”Chlore

Orphée // Le monde vibrera comme une immense lyre // Eurydice

Autrice : Con­stance Chlore

Mai­son d’édi­tion : L’herbe qui trem­ble

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 308

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN : 9782488229067

Poétesse, roman­cière, autrice de livres d’artiste, Con­stance Chlore délivre une puis­sante réin­ven­tion poé­tique du mythe d’Orphée. Elle en inter­roge la genèse, les ver­sions qui peu­plent la lit­téra­ture antique, chez Vir­gile, Ovide, Diodore de Sicile, qui nour­ris­sent d’innombrables œuvres lit­téraires (Rilke Cocteau, Yource­nar, Jelinek…), musi­cales (Mon­tever­di, Gluck, Char­p­en­tier, Glass…), elle ques­tionne la nature du chant du magi­cien, de l’initié Orphée, la sec­on­dari­sa­tion d’Eurydice, la dryade, sa réduc­tion au statut d’ombre au fil des siè­cles. Con­vo­quant les hauts faits de la légende, du des­tin d’Orphée et d’Eurydice, tra­vail­lant les sources, la fil­i­a­tion entre orphisme, pythagorisme et pla­ton­isme, les lec­tures du mythe par Calvi­no, Mar­sile Ficin, Etel Adnan, tant d’autres, Con­stance Chlore pro­pose un nou­veau regard qui choisit la voie royale de l’imaginaire pour faire revenir Eury­dice des Enfers. Là où Orphée a échoué à ramen­er sa femme vivante, à la sor­tir de l’Hadès, Orphée // Le monde vibr­era comme une immense lyre // Eury­dice narre en tableaux ryth­més la vic­toire d’Eurydice qui, par ses pro­pres moyens, regagne le monde des vivants alors qu’Orphée, incon­solable, la croit à jamais per­due. Con­tin­uer la lec­ture →

La rentrée littéraire d’automne 2026, sur tous les fronts

La ren­trée d’automne est tou­jours un temps fort de l’année édi­to­ri­ale. Certes, les maisons d’édition belges sont moins con­cernées par les « grands prix d’automne » — lesquels ne visent que les romans – que leurs con­sœurs hexag­o­nales. Pour les édi­teurs de Wal­lonie et de Brux­elles, l’événement majeur de l’année reste la Foire du livre de Brux­elles, et l’effervescence édi­to­ri­ale est grande lors de la ren­trée d’hiver. D’aout à décem­bre, les auteurs et autri­ces belges seront néan­moins nom­breux à « faire leur ren­trée », qu’ils soient pub­liés en Bel­gique ou en France. Tour d’horizon du pro­gramme édi­to­r­i­al d’au­tomne, qui mis­era surtout sur les auteurs et autri­ces recon­nus, mal­gré quelques décou­vertes. Con­tin­uer la lec­ture →

Constance Chlore avec Nougé

Con­stance CHLORE avec Paul NOUGÉ, Il faut penser à tra­vers tout. À petits pas autour de Nougé et par frag­ments, Mael­ström reEvo­lu­tion, coll. « Book­leg », 2022, 3 €, ISBN : 978–2‑87505–424‑1

chlore il faut penser a travers toutEn 1927, Paul Nougé écrit le texte La mes­sagère, repris dans les Œuvres com­plètes de Nougé pub­liées aux édi­tions Allia en 2017, avec le célèbre texte Les objets boulever­sants. Moins de cent ans plus tard, en 2022, Con­stance Chlore et les édi­tions Mael­ström nous don­nent à relire des extraits de l’œuvre nougéenne au tra­vers de ce petit book­leg, Il faut penser à tra­vers tout. Le titre est un vers de Nougé, réac­tu­al­isé par Con­stance Chlore dans le « poème-doc­u­men­taire » qui précède les deux textes de l’écrivain. Deux sec­tions com­posent donc ce book­leg pour le moins éton­nant. La pre­mière sec­tion, inti­t­ulée « À petits pas autour de Nougé et par frag­ments », est le poème-doc­u­men­taire de Con­stance Chlore. La sec­onde, donne à lire les textes sus­men­tion­nés de Paul Nougé. Con­tin­uer la lec­ture →

Un tonnerre textuel

Con­stance CHLORE, Le mot Orage, Herbe qui trem­ble, 2022, 86 p., 16 €, ISBN : 978–2‑491462–34‑5

chlore le mot orage« UN JOUR LE MOT ORAGE S’EST DÉCHAÎNÉ »

Dans la con­ti­nu­ité de son recueil L’air res­pi­rait comme un ani­mal, dans lequel la four­rure de l’air envelop­pait la plus exacte ani­mal­ité, Con­stance Chlore pour­suit dans Le mot Orage, à l’instar des nuages, le « dépliement d’ailes » de sa langue en lou­voy­ant encore entre logos et phoné. Dans ce « livre-poèmes », l’infini(tésimal) tutoie le ver­tige et donne corps au « je » : « Ce qui s’ouvre : les champs de ma vie présente ». C’est le vivant qui est célébré, zébré d’éclairs. Con­tin­uer la lec­ture →

Une langue à avoir les poils

Un coup de cœur du Car­net

Con­stance CHLORE, L’air res­pi­rait comme un ani­mal, Unic­ité, coll. « Le vrai lieu », 2022, 18 p., 12 €, ISBN : 978–2‑37355–635‑3

chlore l air respirait comme un animalCeux qui ont été mis à nu
char­ment les flammes
nées des vas­es brisés.
 

Spéléolo­gie du char­nel et du désir, émer­gence de la glaise de l’intimité où les corps s’ébrouent, ce recueil de Con­stance Chlore saisit comme autant de signes les traces immé­mo­ri­ales de l’animalité la plus archaïque et les trans­fig­ure en sons, en phonèmes, en poèmes. Au verbe, la poétesse lui insuf­fle, dans L’air res­pi­rait comme un ani­mal, un rythme élé­men­taire, naturel et sen­suel au départ de la thé­ma­tique de l’animalité, à laque­lle se joint celle de la « lutte entre le corps et l’esprit ». Con­tin­uer la lec­ture →

Le cri muet des bêtes traquées

Con­stance CHLORE, Alpha Bêta Sarah, Nou­v­el Atti­la, 2020, 209 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑37100–093‑3

Con­stance Chlore nous donne à lire une sys­témique famil­iale com­plexe où chaque mem­bre est au bord de l’explosion. La mère, Maud, est ani­mée par une soif inex­tin­guible de séduire les hommes et fait jas­er les habi­tants du vil­lage de Cahuns. Quant au père, Dan, c’est un chas­seur de lièvres qui prend du plaisir à tuer et dépecer les bêtes et qui cogne ses enfants, Sarah et Ernst, quand les mots lui man­quent. Con­tin­uer la lec­ture →