Archives par étiquette : Constance Chlore

Un tonnerre textuel

Constance CHLORE, Le mot Orage, Herbe qui tremble, 2022, 86 p., 16 €, ISBN : 978-2-491462-34-5

chlore le mot orage« UN JOUR LE MOT ORAGE S’EST DÉCHAÎNÉ »

Dans la continuité de son recueil L’air respirait comme un animal, dans lequel la fourrure de l’air enveloppait la plus exacte animalité, Constance Chlore poursuit dans Le mot Orage, à l’instar des nuages, le « dépliement d’ailes » de sa langue en louvoyant encore entre logos et phoné. Dans ce « livre-poèmes », l’infini(tésimal) tutoie le vertige et donne corps au « je » : « Ce qui s’ouvre : les champs de ma vie présente ». C’est le vivant qui est célébré, zébré d’éclairs. Continuer la lecture

Une langue à avoir les poils

Un coup de cœur du Carnet

Constance CHLORE, L’air respirait comme un animal, Unicité, coll. « Le vrai lieu », 2022, 18 p., 12 €, ISBN : 978-2-37355-635-3

chlore l air respirait comme un animalCeux qui ont été mis à nu
charment les flammes
nées des vases brisés.
 

Spéléologie du charnel et du désir, émergence de la glaise de l’intimité où les corps s’ébrouent, ce recueil de Constance Chlore saisit comme autant de signes les traces immémoriales de l’animalité la plus archaïque et les transfigure en sons, en phonèmes, en poèmes. Au verbe, la poétesse lui insuffle, dans L’air respirait comme un animal, un rythme élémentaire, naturel et sensuel au départ de la thématique de l’animalité, à laquelle se joint celle de la « lutte entre le corps et l’esprit ». Continuer la lecture

Le cri muet des bêtes traquées

Constance CHLORE, Alpha Bêta Sarah, Nouvel Attila, 2020, 209 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978-2-37100-093-3

Constance Chlore nous donne à lire une systémique familiale complexe où chaque membre est au bord de l’explosion. La mère, Maud, est animée par une soif inextinguible de séduire les hommes et fait jaser les habitants du village de Cahuns. Quant au père, Dan, c’est un chasseur de lièvres qui prend du plaisir à tuer et dépecer les bêtes et qui cogne ses enfants, Sarah et Ernst, quand les mots lui manquent. Continuer la lecture