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Constance Chlore avec Nougé

Con­stance CHLORE avec Paul NOUGÉ, Il faut penser à tra­vers tout. À petits pas autour de Nougé et par frag­ments, Mael­ström reEvo­lu­tion, coll. « Book­leg », 2022, 3 €, ISBN : 978–2‑87505–424‑1

chlore il faut penser a travers toutEn 1927, Paul Nougé écrit le texte La mes­sagère, repris dans les Œuvres com­plètes de Nougé pub­liées aux édi­tions Allia en 2017, avec le célèbre texte Les objets boulever­sants. Moins de cent ans plus tard, en 2022, Con­stance Chlore et les édi­tions Mael­ström nous don­nent à relire des extraits de l’œuvre nougéenne au tra­vers de ce petit book­leg, Il faut penser à tra­vers tout. Le titre est un vers de Nougé, réac­tu­al­isé par Con­stance Chlore dans le « poème-doc­u­men­taire » qui précède les deux textes de l’écrivain. Deux sec­tions com­posent donc ce book­leg pour le moins éton­nant. La pre­mière sec­tion, inti­t­ulée « À petits pas autour de Nougé et par frag­ments », est le poème-doc­u­men­taire de Con­stance Chlore. La sec­onde, donne à lire les textes sus­men­tion­nés de Paul Nougé. Con­tin­uer la lec­ture

Un tonnerre textuel

Con­stance CHLORE, Le mot Orage, Herbe qui trem­ble, 2022, 86 p., 16 €, ISBN : 978–2‑491462–34‑5

chlore le mot orage« UN JOUR LE MOT ORAGE S’EST DÉCHAÎNÉ »

Dans la con­ti­nu­ité de son recueil L’air res­pi­rait comme un ani­mal, dans lequel la four­rure de l’air envelop­pait la plus exacte ani­mal­ité, Con­stance Chlore pour­suit dans Le mot Orage, à l’instar des nuages, le « dépliement d’ailes » de sa langue en lou­voy­ant encore entre logos et phoné. Dans ce « livre-poèmes », l’infini(tésimal) tutoie le ver­tige et donne corps au « je » : « Ce qui s’ouvre : les champs de ma vie présente ». C’est le vivant qui est célébré, zébré d’éclairs. Con­tin­uer la lec­ture

Une langue à avoir les poils

Un coup de cœur du Car­net

Con­stance CHLORE, L’air res­pi­rait comme un ani­mal, Unic­ité, coll. « Le vrai lieu », 2022, 18 p., 12 €, ISBN : 978–2‑37355–635‑3

chlore l air respirait comme un animalCeux qui ont été mis à nu
char­ment les flammes
nées des vas­es brisés.
 

Spéléolo­gie du char­nel et du désir, émer­gence de la glaise de l’intimité où les corps s’ébrouent, ce recueil de Con­stance Chlore saisit comme autant de signes les traces immé­mo­ri­ales de l’animalité la plus archaïque et les trans­fig­ure en sons, en phonèmes, en poèmes. Au verbe, la poétesse lui insuf­fle, dans L’air res­pi­rait comme un ani­mal, un rythme élé­men­taire, naturel et sen­suel au départ de la thé­ma­tique de l’animalité, à laque­lle se joint celle de la « lutte entre le corps et l’esprit ». Con­tin­uer la lec­ture

Le cri muet des bêtes traquées

Con­stance CHLORE, Alpha Bêta Sarah, Nou­v­el Atti­la, 2020, 209 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑37100–093‑3

Con­stance Chlore nous donne à lire une sys­témique famil­iale com­plexe où chaque mem­bre est au bord de l’explosion. La mère, Maud, est ani­mée par une soif inex­tin­guible de séduire les hommes et fait jas­er les habi­tants du vil­lage de Cahuns. Quant au père, Dan, c’est un chas­seur de lièvres qui prend du plaisir à tuer et dépecer les bêtes et qui cogne ses enfants, Sarah et Ernst, quand les mots lui man­quent. Con­tin­uer la lec­ture