Archives par étiquette : violence

La remontée de la nuit

Un coup de cœur du Car­net

Hélène Zoler La nuit des cochons

La nuit des cochons

Autrice : Hélène Zol­er

Mai­son d’édition : Mur­mure des soirs

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 220

Prix : 22 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931235362

Quel riche et sub­til roman que ce pre­mier roman d’Hélène Zol­er, La nuit des cochons, paru chez Mur­mure des soirs ! En une bonne trentaine d’an­nées, nous pou­vons suiv­re une famille démem­brée par la vio­lence du père et les silences mor­tifères de la mère. Une nuit, le père meurt près des cochons promis au sac­ri­fice annuel. Un fan­tôme famil­ial qu’un événe­ment va inter­rompre : Faus­tine, une des sœurs de Julien, l’appelle en lui annonçant que son autre sœur, Agnès, est en train de mourir et le réclame à son chevet. Le roman bas­cule alors en méan­dres funestes qui for­ment le marais de base de cette famille désar­tic­ulée. Julien qui a fui sa famille tox­ique hésite puis, finale­ment, accepte cette « con­vo­ca­tion » ultime. Lui, qui avait con­stru­it sa vie loin de sa famille, c’est à une longue remon­tée dans le temps qu’il s’engage, mais aus­si à une pro­fonde descente dans la con­science. Con­tin­uer la lec­ture

« La douleur en héritage »

Un coup de cœur du Car­net

Pieterke Mol Comme ta mère

Comme ta mère

Auteur : Pieterke Mol

Mai­son d’édition : Noir sur blanc

Col­lec­tion : Nota­bil­ia

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 268

Prix : 22,50 €

Livre numérique : 15,99 €

EAN : 9782889831890

Plus j’en dis sur ma famille, plus j’ai honte. Mon père détru­it avant la nais­sance. Ma grand-mère inca­pable de l’aimer. L’alcool à flots. Ma mère née colère. L’alcool à flots. Sa mort bru­tale. Et moi. Moi, la dépen­dante à tout. En manque de tout. Qui galère dans tout. 

Avec Comme ma mère, pub­lié chez Noir sur blanc dans la col­lec­tion « Nota­bil­ia », Pieterke Mol signe un texte âpre, nerveux, par­fois dérangeant, tra­ver­sé d’une énergie vitale qui en fait toute la sin­gu­lar­ité. Un roman qui racon­te, par frag­ments, par retours en arrière, dans une poly­phonie famil­iale, une blessure. Une dis­sec­tion de la con­struc­tion du soi au milieu du chaos et de l’insécurité affec­tive, une plongée dans les tré­fonds de la psy­ché d’une famille sur trois généra­tions, un explo­ration des failles et des héritages invis­i­bles. Con­tin­uer la lec­ture

Violence possessive en forêt vierge

Dieudonné dans la jungle

Dans la jungle

Autrice : Ade­line Dieudon­né

Mai­son d’édition : L’Iconoclaste

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 434

Prix : 22,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782378805814

Der­rière les façades des vil­las en briques blanch­es des demeures bon chic bon genre du Bra­bant Wal­lon, dans les interlignes des cartes postales illus­trées du cliché issu de la séance pho­to annuelle où rutile de bon­heur la sacro-sainte famille à laque­lle, sur des airs de Sin­se­mil­ia, amis, proches et con­nais­sances ont souhaité, quelques années aupar­a­vant, « tout le bon­heur du monde » lors des noces célébrées en grande pompe dans le fief pat­ri­mo­ni­al, dans le tout-ter­rain d’une Bike Night des pre­miers émois arrosés de moji­to en gob­elet, une his­toire d’emprise, de vio­lence con­ju­gale, d’uxoricide, de fil­i­cide, du trash et du réal­isme fra­cas­sant. Con­tin­uer la lec­ture

Prof toujours

Char­lotte MOORS, Alessan­dro, Acad­e­mia, coll. « Noirs des­seins », 2024, 184 p., 18 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑8061–3697‑8

moors alessandroCe roman débute sur un malaise mêlant rêve et réal­ité. Alessan­dro a 8 ans, il se réveille et son lit est trem­pé d’urine, ce qu’il voudrait dis­simuler, il par­le de couteau et de sang. Dans qua­tre jours, c’est la ren­trée des class­es et sa sœur Giu­lia ne cesse de se moquer de lui. Dans sa cham­bre et à l’école, il des­sine des per­son­nages de man­gas, inspirés des livres qu’il dévore, il est amoureux de Marie et il fuit la com­pag­nie de son père et des bouteilles de vin qui lui tour­nent la tête. Change­ment de point de vue et saut dans le temps, qui se répétera tout au long du roman : nous sommes dix ans plus tard et Françoise, son insti­tutrice d’alors, qui est main­tenant en fin de car­rière, est à la veille d’une autre ren­trée des class­es, ce moment mag­ique où le manège sco­laire se remet en route avec de nou­velles têtes. Elle apprend qu’Alessandro est en prison pour des faits graves et cette nou­velle la touche sin­gulière­ment. Com­ment un élève dont elle avait décelé le poten­tiel peut-il en être arrivé là ? Con­tin­uer la lec­ture

Le petit garçon qui tourne en rond dans sa tête

Un coup de cœur du Car­net

Monique BERNIER, Hugo, M.E.O., 2024, 184 p., 19 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0428‑3

bernier hugoLe réc­it de Monique Bernier est racon­té à la pre­mière per­son­ne par le héros, Hugo, 8 ans. Il nous explique avec ses mots ce qu’il a vécu les trois dernières années, la péri­ode la plus laide de sa vie, celle où sa maman est par­tie du jour au lende­main et où son papa a changé.

Lorsque sa maman dis­paraît, Hugo réag­it comme un petit garçon de 5 ans : il l’attend, la cherche, a peur de par­tir de la mai­son au cas où elle reviendrait. Son père plonge dans une dépres­sion pro­fonde, arrête de tra­vailler, ne s’habille plus, ne net­toie plus leur loge­ment. À un moment don­né, il est obligé de recom­mencer à tra­vailler et de pren­dre des anti­dé­presseurs, mais son com­porte­ment se trans­forme : il ne par­le presque plus à son fils sauf pour crier, s’emporte vite et lui donne des gifles quand Hugo lui demande pourquoi sa maman est par­tie, pourquoi elle est par­tie sans lui. Con­tin­uer la lec­ture

Lever l’encre

Cather­ine BARREAU, Tes cen­dres, Arbre de Diane, coll. « Les deux sœurs », 2023, 81 p., 15 €, ISBN : 978–2‑9300822–27‑3

barreau tes cendresL’écriture inten­sé­ment poé­tique de Cather­ine Bar­reau s’affranchit du romanesque. Après qua­tre romans – dont La con­fi­ture de morts primé par le Rossel en 2020 –, l’autrice pub­lie, dans la col­lec­tion « Les deux sœurs », aux édi­tions L’arbre de Diane, son pre­mier recueil de poèmes, d’une incan­des­cence qui ressus­cite d’entre les mots.

Ta
Mort
Pen­dant
le Grand
Con­fine­ment
À bout de souf­fle court
Pas de vis­ite Pas de virus Pas d’emmerdeur […]
Con­tin­uer la lec­ture

Quarante-cinq minutes

Stéphanie BLANCHOUD, Le temps qu’il faut à un bébé girafe pour se tenir debout,  Lansman/Rideau, coll. « Théâtre à vif », 2023, 40 p., 10 €, ISBN : 9782807103740

blanchoud le temps qu'il faut a un bebe girafe pour se tenir deboutQuar­ante-cinq min­utes. C’est le temps d’une mi-temps au foot­ball ou le temps qu’il faut à un gira­fon pour se tenir debout, après sa nais­sance. C’est aus­si le temps régle­men­taire que dure une vis­ite au par­loir, en prison. Et le temps que Louise passe sur un banc, chaque mer­cre­di, face au numéro 44 de la rue Berk­endael, à Brux­elles, la prison des femmes.

Tout en comp­tant les trous dans le trot­toir, Louise racon­te son his­toire depuis ce banc. Elle par­le de sa mère qui est comme un fan­tôme à présent. Elle se sou­vient de sa mère qui visait les pigeons avec son pis­to­let à billes. Des his­toires qu’elle leur racon­tait. De sa voix récon­for­t­ante. Mais aus­si de la vio­lence de l’homme qui a partagé sa vie durant dix-huit ans. Quand elle était plus jeune, Louise mon­tait dans sa cham­bre lors de leurs dis­putes et ne redescendait que quand elle entendait Vival­di, signe qu’il était par­ti et que sa maman ramas­sait les morceaux brisés. Dix-huit années à voir sa mère s’éteindre à petit feu. Vival­di était l’échappatoire de celle-ci, sa bouée de sauve­tage. Que s’est-il passé le jour du meurtre ? Le jour où sa mère a mis fin à son cal­vaire en tuant son beau-père ? Louise a plein de ques­tions, mais sa mère ne se sou­vient de rien. Elle se ferme de plus en plus jusqu’à défini­tive­ment refuser de la voir. Con­tin­uer la lec­ture

Dans l’enfer de l’engrenage

Didi­er ROBERT, Une pêche mirac­uleuse, F dev­ille, 2022, 59 p., 9 €, ISBN : 9782875990624

obert une peche miraculeuseUne pêche mirac­uleuse est un micro roman qui dévoile une his­toire famil­iale se déroulant dans un huis clos étouf­fant. C’est la sai­son de la pêche, Roger et Lisa sont par­tis avec la car­a­vane et leurs deux enfants pour s’adonner à ce loisir saison­nier.

La ten­sion est pal­pa­ble lorsque Lisa et ses fils s’arrêtent presque de respir­er lorsque Roger revient d’un apéro qui a duré plusieurs heures. Il a l’alcool vio­lent et la sit­u­a­tion dégénère vite, d’autant plus que sa femme est fière et rend coup pour coup jusqu’à ce que l’inégalité physique prenne le dessus. Les enfants ne sont pas en reste dans la mesure où ils repro­duisent entre eux la vio­lence dont ils sont vic­times, ce qui donne à lire une scène de pugi­lat puis­sante, presque sur­réal­iste. Con­tin­uer la lec­ture

Love will tear us apart again

Un coup de cœur du Car­net

Christophe LEVAUX, Baisse ton sourire, Do, 2023, 142 p., 17 €, ISBN : 9791095434436

levaux baisse ton sourireEst-il un sujet plus sen­si­ble à abor­der en lit­téra­ture que la vio­lence dans le cou­ple ? Pour preuve, le peu de romans (en excep­tant les réc­its de vie et témoignages per­son­nels par­fois de très haute qual­ité lit­téraire) qui osent dépein­dre l’engrenage à la mécanique per­verse allant du flirt à la rela­tion pas­sion­nelle pour rapi­de­ment se dégrad­er en pugi­lat. Bien sûr, il y eut en 1942 un titre aus­si mécon­nu que le nom de son auteur, Les coups de Jean Meck­ert – alias Jean Ami­la pour les ama­teurs de polars très som­bres. Le tour de force était là de décor­ti­quer le proces­sus descen­sion­nel, régres­sif, du pro­tag­o­niste mas­culin, un sim­ple manœu­vre qui éprou­ve des dif­fi­cultés à s’intégrer au milieu petit-bour­geois dont affecte de provenir sa com­pagne, et qui ne se gêne pas pour remet­tre ce petit monde à sa place – notam­ment sa belle-mère abhor­rée. Puis la jalousie s’en mêle, et quand le lan­gage ne suf­fit plus pour se faire enten­dre, les gestes pren­nent le relais… Con­tin­uer la lec­ture

Une haine qui consume tout

Céline DELBECQ, Les yeux noirs, Lans­man, 2022, 60 p., 11 €, ISBN : 9782807103641

delbecq les yeux noirsLes yeux noirs rassem­ble trois textes courts de Céline Del­becq, trois his­toires « pour com­pren­dre l’incompréhensible, son­der l’insondable ». Ce trip­tyque, com­posé de Phare, Les ombres et La nuit est noire et pub­lié aux édi­tions Lans­man, abor­de les vio­lences con­ju­gales et intrafa­mil­iales.

Phare, écrit en 2017 suite à une com­mande de la SACD France, nous met en présence d’une femme abimée par son mari. Ils vivent avec leurs enfants dans un phare. Sept min­utes de retard et le déluge s’abat sur elle. Les tem­pes de l’homme se met­tent à bat­tre. Ses yeux ne sont plus les mêmes. C’est le sig­nal que les coups vont pleu­voir. Elle se per­suade qu’il n’est plus maitre de lui-même dans ces moments-là, que ce n’est pas Benoît qui la bat, mais un démon qui prend pos­ses­sion de son corps. Il n’est qu’une âme égarée qui n’a que trop vu son père bat­tre sa mère. Cette fois, les coups pleu­vent très vio­lem­ment, comme la mer qui se déchaine dehors et se fra­casse con­tre les rochers. L’homme s’en va pour pleur­er et se couch­er, et laisse la femme éten­due par terre. Ses enfants arrivent. Va-t-elle réus­sir à se relever ? Va-t-elle réus­sir à par­tir ? Con­tin­uer la lec­ture

Il n’est pas interdit de fuir

Manon TERWAGNE, Emprise, Ker, 2022, 142 p., 12 € / ePub : 5,99 €, ISBN : 978–87586-313–3

terwagne empriseAvec Emprise, Manon Ter­wagne signe son pre­mier roman. Elle a 21 ans et vient de rem­porter le prix Lau­re Nobels 2022.

Le prix Laure Nobels

Ce prix est remis chaque année par la fon­da­tion du même nom à de jeunes auteur.ices (15–19 et 20–24 ans). Il a pour objec­tif de « financer et soutenir la pub­li­ca­tion et la pro­mo­tion d’œuvres lit­téraires en français ».

La fon­da­tion Lau­re Nobels a été créée par Isabelle Block­mans et Claude Nobels suite au décès leur fille, Lau­re, assas­s­inée à l’âge de 16 ans par son com­pagnon. Lau­re rêvait d’être autrice. Elle avait écrit un roman et trois nou­velles à l’origine de la pre­mière pub­li­ca­tion de la fon­da­tion : Tom­my. Con­tin­uer la lec­ture

Nicolas Grégoire : « vie malgré lui »

Nico­las GRÉGOIRE, Désas­tre ravalé / ravaler désas­tre, dessins de Pauline Emond, Æncrages & Co, coll. « Ecri(peind)re », 2022, 21 €, ISBN : 978–2‑35439–110‑2

« une de mes colères brusques
j’ai écrit d’abord père à la place du mot colère
 »

gregoire desastre ravale ravaler desastreD’une implaca­ble dureté, le recueil Désas­tre ravalé / ravaler désas­tre de Nico­las Gré­goire creuse le mou­ve­ment de « relire, redire, encore ». Pour ten­ter d’affronter un effon­drement, pour ten­ter d’élucider un désas­tre sur lequel se cogne tant le réel que le tra­vail de la parole.

Le nœud coulant de cet effon­drement, son noy­au, n’est autre que la rela­tion vio­lente à un père alcoolique et l’insoutenable dif­fi­culté de « dire autre chose de soi-même » qui ne soit irrémé­di­a­ble­ment apposé du sceau de ce désas­tre, de dire quelque chose qui ne soit pas sans cesse ramené à cet épi­cen­tre. Par­mi les débris du soi et d’une rela­tion qui s’est ain­si dél­itée dès le départ, qui tel un verre s’est éclatée en mille morceaux sans pou­voir être con­tenue, on con­state en effet que le désas­tre « a eu lieu », comme l’écrit Marc Dugardin dans la pré­face à ce recueil, a été « avalé, donc, une pre­mière fois, le désas­tre. Puis ravalé, des tas de fois ». La pen­sée et les mots sont ain­si pris au piège d’une cir­cu­lar­ité inten­able que le tra­vail de l’écriture, buté et obstiné, tente de bris­er. Con­tin­uer la lec­ture

Le bien commun

Dominique COSTERMANS et Régine VANDAMME, Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. His­toires vécues au tra­vail. Tome 2, Pré­face d’Isabelle Fer­reras, illus­tra­tions d’Allilalu, Renais­sance du livre, 2021, 208 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9782507056964

costermans vandamme le bureau des secrets professionnels 2Lors de la paru­tion du pre­mier tome du Bureau des secrets pro­fes­sion­nels, on vous avait expliqué, avec la dis­tan­ci­a­tion cri­tique néces­saire, la démarche qui avait présidée à la pub­li­ca­tion de ces « His­toires vécues au tra­vail ». On ne va pas se répéter, le deux­ième tome étant la suite annon­cée du pro­jet. Vous pou­vez la relire ici. On ne va pas non plus con­tin­uer à dire on. Mais je. Car si Roland Barthes pré­ci­sait, en intro­duc­tion des Frag­ments d’un dis­cours amoureux, « C’est donc un amoureux qui par­le et qui dit : », pour cette recen­sion : c’est un blessé du tra­vail qui écrit. Dans le pre­mier tome, j’étais par­venu à rester à dis­tance de mon pro­pre vécu – même si par­fois il affleu­rait, et les larmes pas loin – emporté dans le tour­bil­lon des anec­dotes glis­sant de la facétie au drame, de la légèreté à la grav­ité en pas­sant par toutes les nuances con­nues de celles et ceux qui ont eu un jour la (mal-)chance de tra­vailler. Con­tin­uer la lec­ture

Sans demi-mesure

Marie COLOT et Nan­cy GUILBERT, Point de fuite, Gulf stream, 2020, 423 p., 18 €, ISBN : 9782354887919

colot guilbert point de fuitePoint de fuite est un réc­it pour la jeunesse poly­phonique qui nous fait décou­vrir à tra­vers les yeux de plusieurs per­son­nages leur quo­ti­di­en a pri­ori sans his­toire. On décou­vre d’un côté une Mona gen­tille et souri­ante qui pré­pare le con­cours d’entrée à l’École Nationale des Beaux-Arts, tou­jours four­rée avec son meilleur ami Marin, alias Cur­ry, qui pro­jette de suiv­re un Mas­ter en Développe­ment durable et s’engage sans réserve dans la lutte con­tre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Con­tin­uer la lec­ture

Lire entre les lignes

Ines LAMALLEM, San­tana, Ker, 2020, 92 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87586–287‑7

ines lamallem santana ker éditionsSan­tana relate l’histoire d’une rela­tion de soumis­sion entre Emma et Mikaël, deux ados de 17 ans dans la même école. Leur pre­mier con­tact est sur­prenant : Emma bous­cule par mégarde le jeune homme qui, pour se venger, lui vole son télé­phone et décide de le ven­dre sur Face­book. Inter­pel­lant. Le ton est don­né. Con­tin­uer la lec­ture

Le cri muet des bêtes traquées

Con­stance CHLORE, Alpha Bêta Sarah, Nou­v­el Atti­la, 2020, 209 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑37100–093‑3

Con­stance Chlore nous donne à lire une sys­témique famil­iale com­plexe où chaque mem­bre est au bord de l’explosion. La mère, Maud, est ani­mée par une soif inex­tin­guible de séduire les hommes et fait jas­er les habi­tants du vil­lage de Cahuns. Quant au père, Dan, c’est un chas­seur de lièvres qui prend du plaisir à tuer et dépecer les bêtes et qui cogne ses enfants, Sarah et Ernst, quand les mots lui man­quent. Con­tin­uer la lec­ture