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Gud­ule

Le 21 mai 2025 mar­quera le 10e anniver­saire du décès de l’écrivaine Anne Duguël alias Gud­ule (Ixelles, 1er août 1945 – Puycel­ci, 21 mai 2015). Cet anniver­saire prochain nous offre l’occasion de redé­cou­vrir l’autrice et son œuvre à par­tir de nos archives. Con­tin­uer la lec­ture

Auteurs et autrices à l’honneur en 2025

L’an­née 2024 a mis plusieurs grandes fig­ures à l’hon­neur, avec le cen­te­naire du sur­réal­isme, celui de Fran­quin ou encore l’an­née Ensor. Pour la lit­téra­ture belge, l’an­née 2025 sera cer­taine­ment moins spec­tac­u­laire. Quelques grands anniver­saires sont néan­moins à sig­naler. Con­tin­uer la lec­ture

Le pacte des femmes

Agniesz­ka LOSKA, Le néo­fan­tas­tique féminin d’Anne Duguël, Wydawnict­wo Uni­w­er­syte­tu Śląskiego, 2020, 228 p., 8 € (29,90 zł), ISBN : 978–83-226‑3864‑4

loska le neofantastique feminin d anne duguelEn décem­bre 2020, parait en Pologne Le néo­fan­tas­tique féminin d’Anne Duguël, pre­mière mono­gra­phie con­sacrée à l’autrice belge plus con­nue sous le nom de Gud­ule (célèbre pour ses romans des­tinés à la jeunesse).

Dans cet ouvrage, Agniesz­ka Los­ka, doc­teure en let­tres à l’Institut d’Études lit­téraires de l’Université de Silésie, s’intéresse à l’autre ver­sant de l’œuvre d’Anne Duguël. Celui con­sacré aux adultes. Si cette étude n’entend pas embrass­er tous les livres de la boulim­ique autrice, elle per­met d’entrevoir com­ment Anne Boc­quil­lon-Liger-Belair (1945–2015) s’est emparée d’un genre cher aux let­tres belges. Le fan­tas­tique. Com­ment, surtout, elle l’a fait évoluer. À sa façon. En déam­bu­lant « dans les méan­dres féminins ». Con­tin­uer la lec­ture

Magie en berne, sexe et bibine

Un coup de cœur du Carnet

GUDULE, La ménopause des fées. L’intégrale, Édi­tion Bragelonne, 2017, 405 p., 10€, ISBN : 979–1028103552

gudule la menopause des feesDepuis la dis­pari­tion de la forêt de Brocéliande, Mer­lin l’Enchanteur s’est réfugié dans la sta­tion de métro du même nom à Paris (nous sommes au XXIe siè­cle). Déchu suite à la furie de sa dernière maîtresse, il passe ses journées sur un banc à péter, picol­er et cuver. Mais il n’est pas tout seul, ses 3 fidèles fées ont amé­nagé leur demeure dans les poubelles toutes proches. Celles-ci sont toute­fois quelque peu dif­férentes des fées que nous con­nais­sons. Nous décou­vrons ain­si une Vivi las­cive qui fait des jeux de mots foireux, une Moorgën fas­ciste et une Clo­chette pédophile qui a « le feu au cul ». Cha­cune d’elle ayant une langue bien pen­due, cela crée par­fois des étin­celles : « -L’aurait pas pu crev­er, cette pute ? grom­mela-t-elle. Mor­gane était bien de son avis. Des garces pareilles, moins on en côtoie, mieux on se porte. Et, acces­soire­ment, plus on se tape de mecs. » Pas de magie, mal­heureuse­ment, elles sont ménopausées, en d’autres ter­mes, elles ont épuisé leur stock de pou­voirs mag­iques. À cette com­pag­nie, vous ajoutez Excal­ibur, un chien qui a la trique presque toute la journée. Le décor est plan­té.

À lire : portrait de Gudule dans Le Carnet 188

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