Archives par étiquette : inondations

À fleur d’eau

Luc BABA, De l’eau pour mon anniver­saire, Oskar, 2025, 67 p., 8,95 €, ISBN : 979–1‑02140–863‑0

baba de l'eau pour mon anniversaireMila est une petite fille de presque 10 ans qui vit à Pepin­ster avec son frère Den­nis, ses par­ents et sa mamie. Les grandes vacances vien­nent de com­mencer et elle se réjouit d’en prof­iter. Mal­heureuse­ment, un événe­ment vient jouer les trou­ble-fêtes : la pluie, qui fait bien mon­ter la riv­ière pen­dant la nuit et inonde la cave. Con­tin­uer la lec­ture

Trois femmes face à l’inondation

Dominique VAN COTTHEMLes eaux assas­sines, Genèse édi­tion, 2024, 235 p., 22,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑3820103–96

Mi-juil­let 2021, la Bel­gique est con­fron­tée à de dra­ma­tiques inon­da­tions. Trente-neuf vic­times ont per­du la vie et de nom­breuses maisons ont été détru­ites ou sont dev­enues inhab­it­a­bles. La roman­cière Dominique Van Cot­them s’est retrou­vée pris­on­nière des flots, chez elle. Elle a pu mesur­er l’impact émo­tion­nel, psy­chologique et physique de la cat­a­stro­phe. Elle aurait pu témoign­er. Avec Les eaux assas­sines, elle a choisi d’aborder les événe­ments par la fic­tion, en imag­i­nant trois per­son­nages féminins… Con­tin­uer la lec­ture

Des flots

Un coup de cœur du Car­net

Car­o­line LAMARCHE (autrice) et Françoise DEPREZ (pho­tographe), Tou­jours l’eau, juil­let 2021, Caïd, 2022, 192 p., 20 €, ISBN : 978–2‑930754–35‑2

lamarche deprez toujours l'eauDes flots. De boue. De furie. De tox­i­c­ité. De rav­age. Mi-juil­let 2021, la région lié­geoise, à l’instar d’autres par­ties du pays, est con­fron­tée à des inon­da­tions meur­trières à plus d’un titre. Les images retrans­mis­es dans les médias, aus­si apoc­a­lyp­tiques parais­sent-elles, ne traduisent alors que par­tielle­ment l’ampleur de la cat­a­stro­phe. « À la télé, on ne sen­tait pas la peur » (Guy) « Le bruit, c’était comme dans un film de sous-marin. Les meubles qui s’entrechoquaient en bas, la défla­gra­tion des arbres qui ren­traient dans la façade. » (Luc) « L’odeur était ter­ri­ble. Inde­scriptible. Une odeur de vieux, de pour­ri, de mort, de gasoil. Et le bruit… » (Lau­rent) La Bel­gique, médusée, assiste à l’engloutissement de maisons, de quartiers, de routes et de ponts, à l’anéantissement de vies entières, à la détresse poignante d’une par­tie des siens. Con­tin­uer la lec­ture

Toujours l’eau : les inondations en textes et photos

lamarche deprez toujours l'eau

En juil­let 2021, des inon­da­tions rav­ageaient la Bel­gique, et plus par­ti­c­ulière­ment la Province de Liège, faisant 39 morts et semant la déso­la­tion sur leur pas­sage. Une expo­si­tion, “Tou­jours l’eau”, revient, un an après, sur les événe­ments et donne voix et vis­age aux vic­times. Con­tin­uer la lec­ture

Dire le désastre

Un coup de cœur du Car­net

Luc BABA, Ves­dre, Arbre à paroles, 2022, 123 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87406–725‑9

baba vesdreDix mois à peine après les ter­ri­bles inon­da­tions de juil­let dernier, voici que nous parvient un texte nour­ri de ces jours où les riv­ières et les fleuves ont tué des hommes et détru­it des maisons. Luc Baba, qui vit au bord de la Ves­dre, a été témoin direct du désas­tre qu’il nous rend en séquences brèves, tout en finesse. Car le pro­pos d’un écrivain n’est pas de recenser, de doc­u­menter un dossier mais de met­tre des mots qui suiv­ent au plus près les femmes et les hommes cernés par les flots.

D’abord pour rap­pel­er le plaisir des per­son­nes qui vivent en com­pag­nie de l’eau, qui s’endorment et se réveil­lent avec son mur­mure à l’oreille, qui en con­nais­sent la faune et la flo­re, la lumière et les odeurs. Et qui savent que quelque­fois, elle grogne, monte jusqu’à un point don­né, puis se retire. Mais cette fois, c’est dif­férent, elle ne s’arrête pas, tous les points de repère sont effacés, il n’y a plus d’électricité, les télé­phones sont déchargés, cha­cun est seul chez soi, sans plus aucun con­tact direct autre que des vis­ages aux fenêtres. Dans les flots passent des voitures, des objets, des ani­maux, des arbres. Dans l’esprit de ceux et celles qui atten­dent, des images défi­lent, les vis­ages des par­ents et amis, la crainte du pire, des lam­beaux de prières, des sou­venirs qui se bous­cu­lent. On est sous le toit et on sait que ce qui est en-dessous est déjà per­du, le puz­zle qu’on a com­mencé, la pho­to encadrée, les livres et les choses que l’on aime. Et on pense à l’après. Con­tin­uer la lec­ture