Archives par étiquette : Marguerite Van de Wiele

Littérature retrouvée 9 : “Âme blanche” de Marguerite Van de Wiele

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En fin d’année, l’activité édi­to­ri­ale se met en pause, les nou­veautés ne revien­dront en librairie que début jan­vi­er. Le moment est idéal pour sor­tir de l’actualité et décou­vrir d’autres livres. Notre série Lit­téra­ture retrou­vée vous pro­pose des pépites que l’histoire lit­téraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récem­ment retrou­vées et mis­es en lumière par une nou­velle édi­tion de qual­ité.

Auteurs – et plus sou­vent encore autri­ces – injuste­ment mécon­nus, ou œuvres sup­posées mineures d’écrivains réputés : du 22 décem­bre au 2 jan­vi­er, du lun­di au ven­dre­di, Le Car­net et les Instants vous emmène à la ren­con­tre de 10 livres qu’une réédi­tion récente a judi­cieuse­ment sor­tis de l’oubli.   Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2023 de Jean Jauniaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2023 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Jean Jau­ni­aux. Con­tin­uer la lec­ture

Voie royale sans issue

Un coup de cœur du Car­net

Mar­guerite VAN DE WIELE, Filleul du roi !, Névrosée, coll. « Femmes de Let­tres oubliées », 2023, 198 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931048–52‑8

van de wiele filleul du roiFaire revivre des voix con­trar­iées, sor­tir de l’ombre de grandes effacées qui ont fait la lit­téra­ture, nos Let­tres, leur redonner une place dans l’histoire lit­téraire, val­oris­er le tra­vail artis­tique des femmes, excaver des pépites trop longtemps enfouies, voilà l’entreprise de la col­lec­tion « Les femmes de Let­tres oubliées » aux édi­tions Névrosée. Des réha­bil­i­ta­tions qui ne sont pas sans enjeu de légitim­ité pour les généra­tions futures, qui ren­dent vis­i­ble un héritage injuste­ment invis­i­bil­isé ; une démarche d’orpailleuse à tra­vers les ray­on­nages des Archives et Musée de la Lit­téra­ture et de la KBR. Aujourd’hui, sort de l’oubli Filleul du roi ! et son autrice, Mar­guerite Van de Wiele (1857–1941). Elle qui fut la pre­mière autrice belge à faire de l’écriture un méti­er à part entière, la pre­mière écrivaine du pays à vivre de sa plume. Deux de ses ouvrages ont déjà revu la lumière grâce à l’initiative de la même mai­son d’édition : Âme blanche (2019) et Fleurs de civil­i­sa­tion (2020). Con­tin­uer la lec­ture

L’enfant privée d’enfance

Mar­guerite VAN DE WIELE, Âme blanche, Névrosée, 2019, 216 p., 16 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑931048–08‑5

La postérité est quelque­fois injuste, le présent trop sou­vent amnésique et le pub­lic belge fran­coph­o­ne peu con­scient de son pat­ri­moine lit­téraire. Ain­si des écrivains de valeur con­nais­sent-ils les affres du pur­ga­toire et leurs œuvres restent-elles absentes des rayons des librairies. Pour les femmes, la dif­fi­culté est accrue par le fait que l’Histoire lit­téraire a été écrite par des hommes. Pour­tant, dès le début de la Bel­gique, cer­taines ont ten­té de percer dans un monde des let­tres encore exclu­sive­ment mas­culin et ont bravé les préjugés qui entourent les femmes artistes. Ce sont ces fig­ures oubliées que la jeune mai­son d’édition Névrosée, dirigée par Sara Dom­bret, entend sor­tir de l’ombre en pub­liant une pre­mière série de douze livres de femmes écrivains belges. Par­mi celles-ci, cer­tains noms sont con­nus comme Car­o­line Grav­ière ou Madeleine Bour­doux­he, alors que d’autres ont totale­ment dis­paru de la mémoire col­lec­tive. Mar­guerite Baulu et Jeanne de Tal­lenay, dont le roman L’invisible con­stitue une remar­quable décou­verte, se voient ain­si remis­es à leur juste place grâce à cette ini­tia­tive. Con­tin­uer la lec­ture