Archives par étiquette : piano

« La musique classique ne sert à rien »

Solot Le temps de Nina

Le temps de Nina

Auteur : Pierre Solot

Mai­son d’édi­tion : Kennes

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,90 €

Livre numérique : 16,99 €

EAN : 9782931300725

« C’est de la mau­vaise musique puisque c’est de la musique clas­sique ».
« La musique clas­sique est une musique de zom­bie ».

Voilà l’avis bien tranché de Nina, 14 ans et toutes ses dents. Son papa s’appelle Louis et est un pianiste très célèbre, tou­jours par­ti partout jouer cette musique pous­siéreuse. Et elle compte bien prou­ver à son père qu’il perd son temps et ne sert à rien. Il y a aus­si Tante Plume, la sœur de Louis, musi­co­logue de renom – et alcoo­logue paten­tée – qui va jouer les médi­atri­ces entre le père et la fille. Tante Plume habite à Paris et les tra­jets en train effec­tués par Nina lui ser­vent de sas de réflex­ion et de décom­pres­sion, autre mode de médi­a­tion qu’elle aille chez Tante Plume ou qu’elle revi­enne à Brux­elles… où son père n’est générale­ment pas.  Quant à sa mère, Nina ne l’a pour ain­si dire pas con­nue puisqu’elle est morte peu après sa nais­sance. Con­tin­uer la lec­ture →

Un si long chemin

Karine LAMBERT, Dernier bateau pour l’Amérique, Hachette Fic­tions, 2024, 432 p., 22 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782501171960

lambert dernier bateau pour l'amériqueRédi­ger un roman, c’est tou­jours livr­er une part de soi. Per­son­nages, scènes pré­cis­es, ressen­tis, des bribes de vécu se glis­sent qui remon­tent à la sur­face à mesure que les mots se pressent et que les doigts courent sur le clavier. Mais il y a aus­si des élans d’écriture fon­da­teurs, ceux que guide le besoin irré­press­ible de se dire à livre ouvert pour extir­p­er des blessures anci­ennes et sou­vent tou­jours vives. Par­fois cet élan donne un livre unique, qui ne sera suivi d’aucun autre, par­fois il som­meille quelque temps et le précè­dent des préludes où la fic­tion domine jusqu’à ce que l’évidence s’impose comme une néces­sité absolue. Il sem­ble que le dernier roman de Karine Lam­bert appar­ti­enne à cette sec­onde caté­gorie, son nou­v­el opus venant à la suite de cinq romans pub­liés au cours des dix dernières années qui ont ren­con­tré le suc­cès auprès de ses lecteurs. Con­tin­uer la lec­ture →

La partition argerichienne de Véronique Bergen

Un coup de cœur du Car­net

Véronique BERGEN, Martha Arg­erich. L’art des pas­sages, Sam­sa, 2021, 18 €, ISBN : 978–2‑87593–366‑9

bergen martha argerichToute main qui frôle un piano, toute main qui écrit est veinée de bruisse­ments, d’énigmes sécu­laires, de pul­sa­tions de nuit, de créa­tures inso­lites, de forêts de sen­sa­tions. Seules les mains de Véronique Bergen pou­vaient écrire un essai aus­si mer­veilleux à pro­pos de la pianiste Martha Arg­erich. Après la biogra­phie d’Olivier Bel­lamy, Martha Arg­erich. L’art des pas­sages est le pre­mier essai con­sacré à la musi­ci­enne. N’étant pour­tant pas musi­co­logue, comme l’écrivaine le sig­nale hum­ble­ment elle-même au début de l’essai, Véronique Bergen approche l’univers de la pianiste d’une manière qui nous fait en douter. À la lec­ture de cet opus, l’on se risque même à avancer que les mains de l’écrivaine sont aus­si famil­ières du piano que du sty­lo… Con­tin­uer la lec­ture →

Chopin, évidemment

Éric-Emmanuel SCHMITT, Madame Pylin­s­ka et le secret de Chopin, Albin Michel, 2018, 119 p., 13.50 €/ ePub : 8.99 €, ISBN : 9782226435736

schmitt_madame pylinska et le secret de chopinQu’y a‑t-il de pire que de devoir sup­port­er les leçons de piano de sa sœur aînée ? Éric-Emmanuel n’en peut plus des sons ingrats qui sor­tent pénible­ment de cette boite sans âme. Le par­a­site est infect et prend une place folle, trô­nant au beau milieu du salon depuis tou­jours. Quelle audace ! Le jour de ses neuf ans, Aimée, sa tante adorée, s’approche de la bête et s’aventure à essay­er de la dompter. Ses doigts glis­sent sur les touch­es ivoire et la mélodie s’envole, légère, chargée d’une émo­tion jamais ressen­tie jusque-là. Pour le jeune garçon, c’est la stupé­fac­tion. Con­tin­uer la lec­ture →