Juliette NOTHOMB, Éloge du cheval, Albin Michel, 2022, 197 p., 14 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–2‑226–47638‑8
Juliette Nothomb. Sœur de, fille de, nièce de. En Belgique, cela fait belle lurette qu’il ne suffit plus d’évoquer ce patronyme pour savoir à qui l’on fait référence, tant cette dynastie a produit de politiques ou d’auteurs, entre autres. On connaissait depuis longtemps Juliette pour ses critiques culinaires. En 2008, paraissait, déjà chez Albin Michel, La cuisine d’Amélie, ouvrage aussi intéressant pour la plume de son autrice (et les illustrations très amusantes de Jul) que pour les recettes qui le jalonnent. En 2010 et 2011, Albin Michel Jeunesse publiait à nouveau l’un de ses livres, pour le jeune public cette fois et en fiction. Depuis, nous avons pu suivre l’ainée des filles de Patrick Nothomb à travers livres culinaires, nouvelles ou guide de voyage. Un point commun : une plume ! Une plume douce qui nous prend par la main et nous emmène avec bonheur dans son univers et ses passions. Continuer la lecture

En 2016,
On les appelle surdoués, HPI ou « zèbres » : les enfants avec un haut potentiel intellectuel font le bonheur des libraires qui reçoivent chaque mois de nouveaux livres de psychologues et autres spécialistes du sujet. Dans Hello de la planète zèbres, c’est Sam.B.Sam, un garçon de onze ans, qui nous raconte le quotidien d’un enfant différent, son expérience de petit zèbre en manque de repères, ses difficultés face aux incompréhensions des gens. Un livre à glisser dans toutes les mains des enfants HP pour qu’ils se sentent moins seuls, et dans celles de leurs parents pour que, peut-être, ils comprennent un peu mieux comment on se sent avec des zébrures.
Auteur de romans, pièces de théâtre, essais, c’est avec un recueil de nouvelles qu’Éric-Emmanuel Schmitt nous invite à la réflexion à l’occasion de cette rentrée littéraire. Quatre nouvelles, quatre occasions de pardonner. 
À l’été 2015, nous vous présentions ici même 
En septembre 2015, Éric-Emmanuel Schmitt publiait
Après
Ce matin-là, Sigmund Zieger reçoit une lettre inattendue. Et surprenante. Un jeune homme lui annonce être son fils. Loin des effusions sentimentales, cette déclaration est pleine de rage et de haine. Car l’adolescent en est certain : le vieux professeur n’a même plus à l’esprit le visage de la jeune étudiante qu’il a séduite voilà des années de cela. Pas le moindre souvenir de cette femme qui l’a pourtant aimé d’un amour dévorant, au point d’en oublier de vivre. Déroutante missive.
Amateurs d’aphorismes, ne bougez plus ! Vous êtes au bon endroit. Vous avez trouvé votre prochaine lecture, votre nouvel auteur fétiche, peut-être même votre maitre. Mais si vous êtes un adepte du style, l’auteur de Courts, toujours ! ne vous est sans doute pas un inconnu. Tantôt poète, tantôt romancier ou nouvelliste, Éric Dejaeger nous ravit cette fois avec un style aussi court que possible. Et percutant.
Elvis a plutôt mal commencé dans la vie. Très jeune, sa mère a disparu (fuite vers une autre vie ou…enlèvement ?) et son père n’a plus donné signe de vie. À la mort de ses parents adoptifs, il décide de tout plaquer pour vivre son rêve : être digne du prénom choisi par sa mère. Le King, il va en faire sa passion. Il va l’écouter du matin au soir, le respirer jour et nuit. Sa maison sera un autel en mémoire de son idole. De concerts de kermesse en anniversaire de mariage, Elvis vivait de cette passion qui avait dévoré sa vie (ou l’inverse). La banane, il l’avait. Tout comme sa chienne, Priscillia, à qui il avait acheté une moumoute rose, assortie à la Cadillac of course.
Lui, il est écrivain. Ou plutôt Écrivain. Même que son premier roman a été salué par la critique. Et ce n’est pas rien, un succès critique pour un premier roman ! Alors forcément, ça met de la pression pour le deuxième : après l’exploit, il s’agit de ne pas décevoir. D’ailleurs, il a déjà envoyé un début de manuscrit à des éditeurs parisiens. Donc prestigieux. Oh, bien sûr, ça ne sera pas son Grand Roman, mais pour ça il a encore le temps. Il a encore beaucoup de chefs‑d’œuvre à écrire alors pour le Grand Roman, celui qui le fera entrer au Panthéon des Grands Écrivains, il devra encore attendre. Évidemment, ce serait certainement plus facile si sa chère épouse adorée ne l’embêtait pas toujours avec ses préoccupations basses de petite-bourgeoise. Et puis ce bébé qui braille sans cesse ! Et qui réclame sans se lasser cette ridicule comptine qui vante les mérites d’un grand cerf qui vient en aide à un stupide lapin. Qui voudrait y croire ? Alors que l’Écrivain aimerait tant raconter à son fils une merveilleuse histoire de son cru mais non, décidément non, l’enfant réclame à corps et à cris le grand cerf. 
