Archives du mot-clé Audrey Chèvrefeuille

Entre philosophie et religion : ou comment débattre sur la folie humaine

Éric-Emmanuel SCHMITT, L’Homme qui voyait à travers les visages, Paris, Albin Michel, 2016, 421 p., 22€/ePub : 14.99 €   ISBN : 978-2-226-32883-0

schmittEn septembre 2015, Éric-Emmanuel Schmitt publiait La nuit de feu aux éditions Albin Michel. Il y racontait son expérience mystique à 28 ans dans le désert algérien. Pour la rentrée littéraire 2016, il poursuit l’exercice et prend le climat actuel d’attentats pour prétexte à une réflexion théologique plus poussée. Ou quand la philosophie devient populaire. Lire la suite

Lecteur ébranlé

Éric DEJAEGER, Le petit Jésus et la vie sexuelle des poètes, Cactus Inébranlable éditions, 2016, 131 p., 15€

dejaeger jesusAprès Courts, toujours ! paru en 2015 également chez Cactus Inébranlable éditions, Dejaeger s’étend davantage dans ce recueil de nouvelles aussi drôle que dérangeant. Pas de quoi craindre les longueurs lassantes pour autant. Si vous cherchez une brique pour vous occuper sur le transat durant vos deux semaines au bord de la piscine, passez votre chemin ! On est dans le récit bref, les nouvelles courtes. C’est rapide, et intense. Lire la suite

Portraits de familles

Michel TORREKENS, Papas !, Zellige, 2016, 157 p., 14.90 €

torrekensCe matin-là, Sigmund Zieger reçoit une lettre inattendue. Et surprenante. Un jeune homme lui annonce être son fils. Loin des effusions sentimentales, cette déclaration est pleine de rage et de haine. Car l’adolescent en est certain : le vieux professeur n’a même plus à l’esprit le visage de la jeune étudiante qu’il a séduite voilà des années de cela. Pas le moindre souvenir de cette femme qui l’a pourtant aimé d’un amour dévorant, au point d’en oublier de vivre. Déroutante missive. Lire la suite

Les plus courts sont les meilleurs !

Éric DEJAEGER, Courts, toujours ! 150 contes élagués, Cactus inébranlable éditions, 2015, 89 p., 7€
Sarah et Éric DEJAEGER, Poèmes mignons pour petits capons, Les Carnets du Dessert de Lune, 2016, 34 p., 8€

Court toujours cover 3Amateurs d’aphorismes, ne bougez plus ! Vous êtes au bon endroit. Vous avez trouvé votre prochaine lecture, votre nouvel auteur fétiche, peut-être même votre maitre. Mais si vous êtes un adepte du style, l’auteur de Courts, toujours ! ne vous est sans doute pas un inconnu. Tantôt poète, tantôt romancier ou nouvelliste, Éric Dejaeger nous ravit cette fois avec un style aussi court que possible. Et percutant. Lire la suite

Elvis is back… et surtout sa mère

Nadine MONFILS, Elvis Cadillac, King from Charleroi, Fleuve éditions, 2016, 238 p., 17,90€/ePub : 12,99 €

monfilsElvis a plutôt mal commencé dans la vie. Très jeune, sa mère a disparu (fuite vers une autre vie ou…enlèvement ?) et son père n’a plus donné signe de vie. À la mort de ses parents adoptifs, il décide de tout plaquer pour vivre son rêve : être digne du prénom choisi par sa mère. Le King, il va en faire sa passion. Il va l’écouter du matin au soir, le respirer jour et nuit. Sa maison sera un autel en mémoire de son idole. De concerts de kermesse en anniversaire de mariage, Elvis vivait de cette passion qui avait dévoré sa vie (ou l’inverse). La banane, il l’avait. Tout comme sa chienne, Priscillia, à qui il avait acheté une moumoute rose, assortie à la Cadillac of courseLire la suite

Folie et génie : le duo gagnant

Un coup de coeur du Carnet

Nicolas MARCHAL, Le Grand Cerf, Neufchâteau, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2016, 164 p., 14€

marchalLui, il est écrivain. Ou plutôt Écrivain. Même que son premier roman a été salué par la critique. Et ce n’est pas rien, un succès critique pour un premier roman ! Alors forcément, ça met de la pression pour le deuxième : après l’exploit, il s’agit de ne pas décevoir. D’ailleurs, il a déjà envoyé un début de manuscrit à des éditeurs parisiens. Donc prestigieux. Oh, bien sûr, ça ne sera pas son Grand Roman, mais pour ça il a encore le temps. Il a encore beaucoup de chefs-d’œuvre à écrire alors pour le Grand Roman, celui qui le fera entrer au Panthéon des Grands Écrivains, il devra encore attendre. Évidemment, ce serait certainement plus facile si sa chère épouse adorée ne l’embêtait pas toujours avec ses préoccupations basses de petite-bourgeoise. Et puis ce bébé qui braille sans cesse ! Et qui réclame sans se lasser cette ridicule comptine qui vante les mérites d’un grand cerf qui vient en aide à un stupide lapin. Qui voudrait y croire ? Alors que l’Écrivain aimerait tant raconter à son fils une merveilleuse histoire de son cru mais non, décidément non, l’enfant réclame à corps et à cris le grand cerf. Lire la suite