Archives par étiquette : enquête

Le malin plaisir d’Asmodée

Stanislas-André STEEMAN, La Maison des veilles, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2018,  320 p., 9 €, ISBN : 978-2-87568-426-4

La réédition d’une œuvre de Stanislas-André Steeman est toujours bienvenue. Elle rend aussi justice à un pionnier du roman policier moderne et à un écrivain que la critique française, rappelons-le, avait comiquement qualifié de « Simenon belge ». Une bourde porteuse toutefois d’une référence qui ne manque pas de pertinence. Continuer la lecture

Au fil du labyrinthe

Giuseppe SANTOLIQUIDO, L’inconnu du parvis, Paris-Bruxelles, Genèse Éditions, 2016, 130 p., 19€, ISBN : 978-2-930585-83-3

santoliquidoComme l’auteur, le personnage central de L’Inconnu du parvis, dernier roman du Liégeois de Bruxelles Giuseppe Santoliquido, est un enfant de l’immigration italienne. Antoine Commino est  garagiste. C’est un célibataire bien tranquille, sans histoires et sans projet, vivant dans une ville indéterminée, mais que l’on pourrait, dans sa diversité et avec les cicatrices de son passé industriel, comparer à Charleroi. Amant de Silvia sans se décider toutefois à mener vraiment une vie de couple avec elle, il cultive des petites manies (comme de croquer par écrit les visages des personnes qu’il a rencontrées dans la journée) et nourrit une passion pour la Lancia de collection qu’il bichonne avec constance. Le soir, la routine le conduit souvent à dîner avec Silvia dans le restaurant italien de Monsieur Fernando. Bref, il s’est installé dans une vie terne et aussi réglée que les décors détaillés par l’auteur comme dans un script ou une scénographie. Et le voilà soudain confronté à un fait-divers qui le concerne de façon très collatérale. Continuer la lecture

Par saint Georges!

Un coup de coeur du Carnet

Jean-Pol HECQ, Georges et les dragons, Luce Wilquin, 2015, 173 p., 17€, ISBN : 978-2-88253-504-7

hecqEn 1927, Max s’installe pour quelques temps dans une auberge située au centre de la ville de Mons. Journaliste hollandais maitrisant parfaitement la langue de Verhaeren, il prétend faire un reportage sur la reconstruction de l’après-guerre pour en fait enquêter discrètement sur un certain Georges, un cousin éloigné. Aidé dans ses recherches par un Borain de souche, Max progressera lentement : difficile en effet de trouver un Montois inconnu disparu en 1914 et portant ce prénom si répandu. Continuer la lecture