Philippe BRANDES, Côté rue, côté jardin – Une enfance anversoise, Accro, 2025, 114 p., 18 €, ISBN : 978–2‑931137–10‑9
Les rues d’Anvers en filigrane, Alexandre raconte son enfance et les prémices de son histoire familiale. Une histoire marquée par le contraste. Contraste entre deux religions d’abord car le narrateur est né de l’union d’un catholique et d’une juive. Contraste entre deux langues ensuite puisque le garçon grandit dans un cadre familial et social francophone, avant de voir le flamand gagner du terrain autour de lui pendant son adolescence, jusqu’au « Walen buiten » à l’aube de sa vingtaine. Continuer la lecture
Rédiger un roman, c’est toujours livrer une part de soi. Personnages, scènes précises, ressentis, des bribes de vécu se glissent qui remontent à la surface à mesure que les mots se pressent et que les doigts courent sur le clavier. Mais il y a aussi des élans d’écriture fondateurs, ceux que guide le besoin irrépressible de se dire à livre ouvert pour extirper des blessures anciennes et souvent toujours vives. Parfois cet élan donne un livre unique, qui ne sera suivi d’aucun autre, parfois il sommeille quelque temps et le précèdent des préludes où la fiction domine jusqu’à ce que l’évidence s’impose comme une nécessité absolue. Il semble que le dernier roman de Karine Lambert appartienne à cette seconde catégorie, son nouvel opus venant à la suite de cinq romans publiés au cours des dix dernières années qui ont rencontré le succès auprès de ses lecteurs. 



Dans la collection Espace Nord, les classiques de la littérature belge des siècles passés côtoient ce que Tanguy Habrand, son directeur, aime à appeler « les classiques de demain ». Parmi ces derniers, Un monde sur mesure de Nathalie Skowronek,
Tout le monde connaît peu ou prou le blogueur Marcel Sel, qu’on le lise ou pas, qu’on s’en amuse ou qu’on s’en irrite…
Le nouveau roman de Bernard Tirtiaux est un curieux mélange de tendresse et de cruauté ; les personnages sont « de bonne volonté » – trop gentils ? – mais l’époque dans laquelle ils vivent et courent après l’amour et le bonheur est terrible et barbare. L’auteur nous emporte dans le tourbillon d’une grande histoire d’amour qui embrasse les deux guerres mondiales, entre Noël, né dans une famille de fermiers en Ardenne le 25 décembre 1909, et Luise, la fille – ‘naturelle’ comme on disait alors – de Klara von Ludendorff, née par accident chez les parents de Noël en juin 1914. 
