
La petite fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers
Autrice : Natalie David-Weill
Maison d’édition : Flammarion
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 448
Prix : 23 €
Livre numérique : 15,99 €
EAN : 9782081506022
Les essais et les fictions nourris d’art pictural ne manquent pas. Ils peuvent revêtir des formes diverses, de la biographie – parfois fictive – d’un·e peintre au récit de la destinée d’une œuvre en passant par le roman d’enquête.
Dans son dernier livre, La petite fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers, Natalie David-Weill, autrice, professeure, scénariste et animatrice de radio, s’intéresse moins au tableau qu’à la personne qu’il représente ; à Irène Cahen d’Anvers (1872–1963) et à son univers plutôt qu’à son portrait peint par Auguste Renoir lorsqu’elle avait huit ans. Commandé par ses parents, rejeté par eux, relégué dans une dépendance, Irène ne s’y reconnaitra jamais véritablement. En revanche, sa fille Béatrice lui vouera une véritable passion. Spolié par le régime nazi, il est retrouvé au château de Neuschwanstein, qui servait de dépôt aux Allemands. Irène le découvre, en 1946, dans une exposition à l’Orangerie, parmi d’autres œuvres volées. « Il lui est très désagréable de se retrouver face à la petite fille qu’elle était, devant ce tableau qu’aimait tant Béatrice. Il est là comme un reproche vivant ». Elle s’en défera. Continuer la lecture


Rédiger un roman, c’est toujours livrer une part de soi. Personnages, scènes précises, ressentis, des bribes de vécu se glissent qui remontent à la surface à mesure que les mots se pressent et que les doigts courent sur le clavier. Mais il y a aussi des élans d’écriture fondateurs, ceux que guide le besoin irrépressible de se dire à livre ouvert pour extirper des blessures anciennes et souvent toujours vives. Parfois cet élan donne un livre unique, qui ne sera suivi d’aucun autre, parfois il sommeille quelque temps et le précèdent des préludes où la fiction domine jusqu’à ce que l’évidence s’impose comme une nécessité absolue. Il semble que le dernier roman de Karine Lambert appartienne à cette seconde catégorie, son nouvel opus venant à la suite de cinq romans publiés au cours des dix dernières années qui ont rencontré le succès auprès de ses lecteurs. 



Dans la collection Espace Nord, les classiques de la littérature belge des siècles passés côtoient ce que Tanguy Habrand, son directeur, aime à appeler « les classiques de demain ». Parmi ces derniers, Un monde sur mesure de Nathalie Skowronek,
Tout le monde connaît peu ou prou le blogueur Marcel Sel, qu’on le lise ou pas, qu’on s’en amuse ou qu’on s’en irrite…
Le nouveau roman de Bernard Tirtiaux est un curieux mélange de tendresse et de cruauté ; les personnages sont « de bonne volonté » – trop gentils ? – mais l’époque dans laquelle ils vivent et courent après l’amour et le bonheur est terrible et barbare. L’auteur nous emporte dans le tourbillon d’une grande histoire d’amour qui embrasse les deux guerres mondiales, entre Noël, né dans une famille de fermiers en Ardenne le 25 décembre 1909, et Luise, la fille – ‘naturelle’ comme on disait alors – de Klara von Ludendorff, née par accident chez les parents de Noël en juin 1914. 
