
Hôtel bourgeois et autres poèmes modernistes
Auteur : Maurice Carême
Maison d’édition : Le Taillis Pré
Collection : Ha!
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 232
Prix : 22 €
Livre numérique : /
EAN : 9782874502613
Comme le précise Rossano Rosi dans sa préface, il fallut attendre 2017 pour voir enfin figurer le nom de Maurice Carême au catalogue de la collection patrimoniale Espace Nord. Une occultation, pour reprendre ironiquement le terme des ‘pataphysiciens, qui aura donc duré près de quarante ans, depuis le décès du poète en 1978. Les raisons de cet oubli ? Elles sont multiples et procèdent sans doute d’une série de jugements et de circonstances qui se seront imbriqués au fil du temps pour aboutir à cette mise à l’écart. Peu importe puisque l’anthologie parue à cette époque aura au moins permis de revisiter l’œuvre de Carême par le biais des 99 poèmes sélectionnés, extraits d’une quarantaine de recueils depuis Mère (1935). L’ambition était avant tout de montrer la palette large et irisée du poète dont on oublie d’ailleurs aussi qu’il fut romancier. Mais surtout, d’élargir le cadre sans doute trop visible, trop étroit du tableau noir qui bornait son statut de « poète de l’enfance ». Continuer la lecture

Durant un voyage scolaire à Londres, Raymond Raymont, la soixantaine, un enseignant proche de la retraite, se perçoit en marge de la communauté (« le barbon barbant ») et choisit de se balader à son rythme, lâche les autres, les précède au lieu de rendez-vous, un pub d’Enfield Road, The Swan and Hope, au nord de la mégapole. Et…

Il est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Un temps où presque chaque jeune homme faisait son service militaire. Rossano Rosi, dans Hanska, se souvient de cette époque-là. En 1986, Scuraggio, fils d’immigrés italiens est appelé sous les drapeaux. Il raconte le béret qu’il faut porter, le départ pour la caserne, les chaussures à cirer (avec un bas panty, c’est plus efficace), les ordres du supérieur hiérarchique, et l’ennui, le terrible ennui à en bâiller. Il s’interroge aussi. Si lui fait une guerre pour de faux, quelle fut celle de son père, la vraie, dans les années fascistes de l’Italie ? De quels camps sont les hommes qu’il a peut-être abattus et que contient le cahier toilé qu’il gardait précieusement ?