Archives par étiquette : Italie

Angela, fille de Nino, ouvrier, et… d’Adèle

Borile La fille de Nino

La fille de Nino

Autrice : Gabrielle Borile

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 188

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39077–011‑4

La lit­téra­ture d’autrices et d’auteurs d’origine ital­i­enne pour­rait presque con­stituer un genre en soi. De nom­breux romans notam­ment ont mis et met­tent encore des mots sur une émigration/immigration qui reste un chapitre de l’Histoire belge. Ils sont aus­si bien sou­vent le réc­it de par­cours famil­i­aux, de quête iden­ti­taire, de tragédies sociales si pas davan­tage quand on se remé­more la cat­a­stro­phe du Bois du Cazier. Comme le pre­mier roman de Gabrielle Borile, La fille de Nino, paru aux édi­tions Weyrich, nom­bre de ces livres sont aus­si intergénéra­tionnels et de ce fait mémoriels. Cette fois, entre une fille et son père, ancien mineur devenu métal­lur­giste.

Avant Gabrielle Borile, ils et elles ont été plusieurs à écrire sur ce pan de leur, de notre his­toire qui s’ancre bien sou­vent dans nos bassins indus­triels, ceux de Liège et Charleroi en par­ti­c­uli­er, dont la superbe cou­ver­ture de La fille de Nino avec la sil­hou­ette d’un puits d’extraction, sym­bole assumé du passé his­torique de la région car­olorégi­en­ne. Par­mi ces prédécesseurs de Gabrielle Borile, née à Charleroi, on pense à Car­lo Masoni, Thilde Bar­boni, Cari­no Buc­cia­rel­li, Loren­zo Cec­chi, Nicole Mal­in­coni, Giuseppe San­toliq­ui­do, Sarah Berti… Et on en oublie beau­coup ! Con­tin­uer la lec­ture

Écriture et peinture, le paysage dans tous ses éclats

Un coup de cœur du Car­net

Eugène SAVITZKAYA et Babis KANDILAPTIS, Paysages. L’arythmie du temps, Yel­low Now, coll. « Côté Arts », 2024, 128 p., 25 €, ISBN : 978–2‑873405076

savitzkaya paysages l'arythmie du tempsIl y a une ving­taine d’années déjà, l’auteur d’On n’y voit rien, l’écrivain et his­to­rien de l’art Daniel Arasse (1944–2003) notait avec un fatal­isme dés­abusé que la plu­part des petites chapelles ital­i­ennes qu’il affec­tion­nait avaient été restau­rées. Autre­fois, dis­ait-il, on pou­vait y pass­er des heures à regarder les motifs, les per­son­nages, les détails, les couleurs passées, et les inscrire dans un temps lente­ment écoulé. Depuis les restau­ra­tions, l’entrée était mon­nayée et régle­men­tée, le temps de vis­ite réduit à un quart d’heure. Le vis­i­teur voy­ait peut-être mieux les détails, mais il n’en avait plus le temps : on voy­ait mieux, mais on ne voy­ait rien. Con­tin­uer la lec­ture

D’amour, de jazz et d’amitié

Emmanuelle POL, Jan (sur un air de jazz), Fini­tude, 2025, 176 p., 18 €, ISBN : 9782363392343

pol jan sur un air de jazz« La musique est moins mys­térieuse que la vie, c’est peut-être pour ça que je fais de la musique », dis­ait un jour Kei­th Jar­rett. Jan, le pianiste (fic­tif) du roman éponyme d’Emmanuelle Pol, au touch­er aérien, aurait pu le dire lui aus­si — lui pour qui « la musique était le réel. Pas de tran­scen­dance. Elle était le con­cret, ce qu’il y avait de plus con­cret. » Un con­cret fait de com­po­si­tions, de répéti­tions, de con­certs, d’enregistrements. Tan­dis que sa vie, elle, est faite de blessures, d’angoisses, de peurs, de soli­tude. De creux aus­si. Et ce, dès avant sa nais­sance. Et ce prénom qu’il porte, peut-être à cause d’un célèbre col­lab­o­ra­teur nazi fla­mand, dont c’était le deux­ième prénom… Con­tin­uer la lec­ture

Giuseppe Santoliquido : le don du fils

Un coup de cœur du Car­net

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Le don du père, Gal­li­mard, 2025, 208 p., 20 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782073101327

santoliquido le don du pereGiuseppe San­toliq­ui­do a inté­gré l’écurie Gal­li­mard en 2021 avec la paru­tion de L’été sans retour, roman à sus­pense qui lui a valu une large recon­nais­sance. En ce print­emps, la vénérable mai­son d’édition parisi­enne dévoile un nou­v­el opus de l’écrivain belge, Le don du père. Un livre aux accents pro­fondé­ment intimes, très dif­férent du précé­dent. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots de la faim

Fran­cis TESSA, Les enfants Polen­ta, post­face de Catia Nan­noni, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 200 p., 9,50 €, ISBN : 9782875687067

tessa les enfants polentaVoici que Les enfants Polen­ta, de Fran­cis Tes­sa, rejoignent la col­lec­tion Espace Nord et que ceux-ci pren­nent naturelle­ment place aux côtés d’autres tomes qui y ren­dent compte, avec des accents mul­ti­ples, de l’univers de l’immigration ital­i­enne en Bel­gique fran­coph­o­ne au 20e siè­cle. L’auteur, né en 1935, est arrivé en Bel­gique en 1952 et il s’est surtout fait con­naitre pour son œuvre poé­tique et son action en faveur de la poésie. Fon­da­teur et ani­ma­teur de la mai­son de la poésie d’Amay, il a pub­lié de nom­breux recueils de ses textes et le roman qui est remis en lumière aujourd’hui, paru en 1996 (Bernard Gilson, édi­teur), est sa seule œuvre lit­téraire en prose. Con­tin­uer la lec­ture

Y revenir pour de vrai

Un coup de cœur du Car­net

Vin­cent ENGEL, Retour à Mon­techiar­ro, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 664 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87568–601‑5

engel retour à montechiarro espace nordL’année dernière, Vin­cent Engel ajoutait Vous qui entrez à Mon­techiar­ro au « monde d’Asmodée Edern », com­posé de plusieurs romans dont il pro­po­sait une réédi­tion. Cette année, Retour à Mon­techiar­ro fait son entrée dans la col­lec­tion Espace Nord. Que l’on entre dans le vil­lage toscan imag­i­naire avant d’y revenir ou inverse­ment, lire ces deux livres à quelques mois d’intervalle per­met de réalis­er à quel point ils sont imbriqués. Con­tin­uer la lec­ture

La mémoire retrouvée

Francesco PITTAU, Quarti­er-Mère, Arbre à paroles, 2024, 120 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87406–742‑6

pittau quartier mereOn ne se sou­vient pas des jours, on se sou­vient des instants, écrit Cesare Pavese dans Le méti­er de vivre. Avec le coup d’œil du dessi­na­teur qu’il est, Francesco Pit­tau nous donne à lire avec les poèmes de Quarti­er-Mère un livre de fidél­ité mémorielle : la famille, la cul­ture ital­i­enne, la dou­ble  appar­te­nance iden­ti­taire de l’immigré, le tra­vail dans les char­bon­nages, les rêves d’ailleurs et la réal­ité sociale, l’enfance… sont ici fine­ment évo­qués, avec une sobriété de ton et de forme qui n’en souligne que mieux l’évocation vibra­toire. Au fil des pages de ce poète au trait ferme, dont la sen­si­bil­ité maîtrisée rehausse le pou­voir d’émotion, nous sommes invités à feuil­leter le livre d’images d’une vie, de la Méditer­ranée aux ter­rils du Bori­nage, en par­courant, par petits détails con­crets et touch­es vives, une époque révolue où se mêlent les odeurs, les couleurs, la lumière et les ombres, les moments de joie et de nos­tal­gie, les petits riens qui com­posent toute la richesse affec­tive dont nous prenons con­science une fois le temps révolu. Dans la mai­son vide, si la main qui cherche par hasard une pièce de mon­naie ayant roulé sous un meu­ble ne ramène que de la pous­sière, elle se referme toute­fois sur un petit objet rouge en plas­tique aux formes tara­bis­cotées : ce brim­bo­ri­on oublié est comme le poème ou la matéri­al­i­sa­tion sen­si­ble et dérisoire de l’or du temps  (André Bre­ton). En une image sim­ple,  un détail presque insignifi­ant, le poète con­dense son art poé­tique et sa thé­ma­tique. On s’en apercevra tout au long des bon­heurs de lec­ture que nous offre ce qu’il con­vient d’appeler à la fois un recueil, par la dis­con­ti­nu­ité des sujets, et un seul long poème, par la numéro­ta­tion en chiffres romains et l’épilogue final, où Pit­tau accueille et recueille la vie oscil­lant entre présence et dis­pari­tion, vérité et illu­sion… Con­tin­uer la lec­ture

Les petits cailloux du conte…

Philippe LEUCKX, Le traceur d’aube, aquarelles Car­o­line François-Rubi­no, Al Man­ar, coll. « Poésie », 2023, 102 p., 20 €, ISBN : 9782364263864

leuckx le traceur d'aubeLes édi­tions Al Man­ar, sous la direc­tion d’Alain Gorius, pub­lient non seule­ment des livres de très belle fac­ture, mais ils sont aus­si con­sacrés à l’espace méditer­ranéen : auteurs et autri­ces du Maghreb ou du Machrek et livres d’auteurs d’ailleurs ayant pour thé­ma­tique ou évo­quant des lieux de la Méditer­ranée et de son pour­tour. C’est le cas de ce dernier recueil de Philippe Leuckx, né d’un séjour à Rome et men­tion­nant aus­si la ville por­tu­aire de La Spezia : il n’y faut pour­tant pas voir un réc­it ou des poèmes de voy­age au sens pre­mier du terme. Le traceur d’aube, qui est aus­si un traque­ur d’ombre, est à la fois le voyageur et le poète, con­fon­dus tous deux dans la même recherche d’un espace intérieur. La ville, la cham­bre, les murs y sont les traces tan­gi­bles, par­fois opaques, par­fois éclairées grâce aux fenêtres ouvertes, aux per­spec­tives, à la lumière, aux souf­fles,  d’un monde où se des­sine une géo­gra­phie intime. Au-delà d’un paysage, d’une atmo­sphère con­crète, d’une scène de vie, d’une descrip­tion, le poète pour­suit une explo­ration de soi dans son rap­port à l’écriture et au monde. Il y désigne, dans une explo­ration à la fois phénoménologique et sym­bol­ique, les ques­tions les plus essen­tielles qui se posent à l’être humain. Con­tin­uer la lec­ture

Clair-obscur en mezza-voce

Un coup de cœur du Car­net

Eléonore DE DUVE, Dona­to, Cor­ti, 2023, 216 p., 21 €, ISBN : 9782714312952

de duve donatoDona­to a marché, arraché, caressé, goûté, ri, pleuré. Il s’est penché, cour­bé, est remon­té. Il a souri, pleuré, bu, dan­sé et racon­té peu. Il a quit­té la chaux de son vil­lage des Pouilles pour le Pays noir de Charleroi.

Avare de mots, mais riche de sou­venirs, il laisse à sa petite-fille moins que des pho­togra­phies en noir et blanc, des traces – à peine des esquiss­es – lacu­naires, sur lesquelles restent à met­tre couleurs, odeurs, saveurs. Des mots qui trahi­ront inévitable­ment la vérité : Con­tin­uer la lec­ture

Une semaine dans la vie d’un homme

Un coup de cœur du Car­net

Jean-Luc OUTERS, Mon nom ne vous dira rien, Impres­sions nou­velles, 2023, 208 p., 18 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–2‑39070–064‑7

outers mon nom ne vous dira rienJour­nal­iste sportif, Dominique se retrou­ve céli­bataire pour une semaine. Julie, son épouse, est en séjour pro­fes­sion­nel en Afghanistan et, dis­posant de temps, il reprend con­tact avec Philippe, un ami de longue date qu’il n’a plus vu depuis une éter­nité. Ce dernier l’informe de l’état de son épouse, Elsa, qui a con­trac­té une forme pré­coce de la mal­adie d’Alzheimer qui laisse son com­pagnon désem­paré. Out­re sa perte de mémoire des faits récents et son inca­pac­ité à recon­naître qui que ce soit, celle-ci prend régulière­ment la poudre d’escampette, sil­lonne Brux­elles puis ne retrou­ve plus son chemin. Elle s’exprime le plus sou­vent dans son ital­ien natal et lorsqu’elle est accostée par de per­son­nes qui pro­posent de la recon­duire chez elle, elle leur répond invari­able­ment : « Mon nom ne vous dira rien ». Exténué, Philippe a fait la con­nais­sance d’une jeune femme et il demande à son ami d’assurer une présence une nuit auprès d’El­sa. Con­tin­uer la lec­ture

Ressortir et compléter le puzzle

Un coup de cœur du Car­net

Vin­cent ENGEL, Vous qui entrez à Mon­techiar­ro, Asmod­ée Edern et Ker, 2023, 412 p., 25 € / ePub : 9,99 € / audi­o­livre : 20,90 €, ISBN : 978–2‑87586–355‑3

engel vous qui entrez a montechiarroTrois épo­ques : la fin du 19e siè­cle, le fas­cisme et la pandémie. L’Italie : Venise, Rome, Lipari et… la Toscane bien sûr mais, pas tant que ça finale­ment. Plus acteur que décor, le vil­lage de Mon­techiar­ro est en fil­igrane des dif­férents réc­its, sans for­cé­ment les abrit­er.

Il y a d’abord Rober­to, qui quitte son bourg toscan à con­trecœur. Son ainé envoie leur mère à l’hôpital à Venise et Rober­to ne peut rester loin de l’unique objet de son affec­tion. Au cœur de la Sérénis­sime, il décou­vre une autre forme d’amour, en même temps qu’un courage et une déter­mi­na­tion que per­son­ne ne lui con­nais­sait. Con­tin­uer la lec­ture

La forza del destino

Chris­tiana MOREAU, La nuit de la tar­entelle, Press­es de la Cité, 2023, 269 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782258204140

moreau la nuit de la tarentelleLe nou­veau roman de Chris­tiana More­au nous plonge dans un vil­lage des Pouilles où une bac­térie vir­u­lente attaque les oliviers, l’emblème du vil­lage de Salen­to. Ayant gran­di dans une pro­priété agri­cole désor­mais presque ruinée par l’abattage des arbres malades, Élisa annonce à son père qu’elle désire étudi­er le chant à l’institut de musique clas­sique de Milan afin de devenir can­ta­trice. Si l’on met de côté l’impossibilité pour ses par­ents de pay­er ses études, Élisa se voit oppos­er un refus formel à son désir : c’est qu’elle est la pre­mière de la famille à oser ten­ter un autre méti­er que celui d’agricultrice trans­mis de généra­tion en généra­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Les saltos arrière du récit

Jean-Michel BRAGARD, Loli­tal­ice, Pré­face de Jean-Marie Klinken­berg, Bozon2x, 2022, 159 p., 21 €, ISBN : 978–2‑93067–11‑4

bragard lolitaliceLoli­tal­ice, voilà Loli­tal­ice, apparue pour la pre­mière fois dans le roman de Jean-Michel Bra­gard, un roman-songe, dit-il, une fugue, sous-titre-t-il, et nous décou­vrons avec ravisse­ment les plus sin­gulières sœurs siamoi­ses de la lit­téra­ture. Loli­ta, provo­cante et fausse can­dide de Nabokov et Alice trans­gres­sive et aven­tureuse, de Car­roll, toutes deux représen­tant une fig­ure du féminin que l’auteur fête avec mal­ice dans ce beau livre récem­ment paru aux aven­tureuses et explo­ratri­ces Édi­tions du Bozon2X.

Jean-Michel Bra­gard se définit comme géo­logue de salon (il est géo­logue-ani­ma­teur à l’Institut roy­al des Sci­ences naturelles de Bel­gique), poète de ter­rain, flûtiste à 16h, pat­a­physi­cien et ami d’André Blavier. Il a déjà pub­lié des textes, poèmes,… entre autres aux Édi­tions du Dai­ly-Bul, dont un mag­nifique ouvrage en duo avec l’artiste Camille de Taeye. Con­tin­uer la lec­ture

Tant d’M

Un coup de cœur du Car­net

David MERVEILLE et ZIDROU, Amore. Amours à l’italienne, Del­court, 2021, 128 p., 20,10 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782413011224

zidrou merveille amorePour son entrée dans le monde de la bande dess­inée, l’au­teur et illus­tra­teur David Mer­veille s’est asso­cié à un scé­nar­iste aguer­ri, son com­plice de longue date Zidrou. Avec Amore, le tan­dem nous emmène en Ital­ie.

L’album est sous-titré Amours à l’italienne, au pluriel : ce ne sont pas moins de neuf vari­a­tions sur le même t’aime qui se déploient au fil des pages. Encadrées par un pro­logue et un épi­logue qui met­tent en scène un auteur de romans sen­ti­men­taux venu chercher (et trou­ver) l’inspiration à la ter­rasse d’un café, sept his­toires évo­quent les dif­férentes facettes de l’amour. Réciproque ou à sens unique, homo ou hétéro, secret ou pub­lic, passé, présent, douloureux, éter­nel, vio­lent, pas­sion­nel, véni­tien ou sicilien, il est tou­jours racon­té avec sub­til­ité. Con­tin­uer la lec­ture

Italie-Belgique : 1–1

Loren­zo CECCHI,Comme un tan­go, pré­face Patrick Delper­dan­ge, Tra­verse, 2021, 285 p., 20 €, ISBN : 978–2‑93078–339‑0  

cecchi comme un tangoLes auteurs belges fran­coph­o­nes issus des familles ital­i­ennes qui ont émi­gré en Bel­gique à la moitié du 20e siè­cle ont mar­qué notre pat­ri­moine lit­téraire d’une empreinte forte. Ils nous ont don­né des œuvres qui font désor­mais par­tie de notre bien com­mun et dont la valeur n’est plus à démon­tr­er. Loren­zo Cec­chi est au nom­bre de ceux-ci et le dix­ième ouvrage qu’il nous livre aujourd’hui, qui com­porte deux par­ties dis­tinctes,  y apporte une note spé­ci­fique. Con­tin­uer la lec­ture

Histoire d’une œuvre en deux époques et quatre actes

Chris­tiana MOREAU, La dame d’argile, Préludes, 2021, 315 p., 19 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑253–04050‑7

moreau la dame d'argileAu décès de sa non­na Angela, Sab­ri­na hérite de « La belle dame », un buste en argile qui se trans­met aux femmes de la famille de généra­tion en généra­tion. Restau­ra­trice d’art, elle com­prend instan­ta­né­ment que la valeur de la sculp­ture n’est pas unique­ment sen­ti­men­tale. Datée de la Renais­sance, éton­nam­ment signée d’un nom de femme, elle représente Simon­et­ta Vespuc­ci dite « La Sans Pareille », muse de plusieurs artistes phares du Quat­tro­cen­to tels que Bot­ti­cel­li. Con­tin­uer la lec­ture